- Advertisement -spot_img
AccueilA La UneDéveloppement infrastructurel : l’Afrique centrale s’ouvre au mode Blending

Développement infrastructurel : l’Afrique centrale s’ouvre au mode Blending

- Advertisement -spot_img

La sous-région compte sur ce mode de financement pour booster sa croissance sans les secteurs de l’énergie, des transports et des Tic.

L’Afrique centrale connaît un taux très faible de développement infrastructurel. Selon la la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), sur une population de 191millions d’habitants, moins de 45% ont accès à l’énergie ; moins de 30% ont accès à internet, sans compter que c’est souvent de faible débit. Toujours au rang des infrastructures, juste 25% des routes sont bitumées.  Le Programme d’Appui à la Gouvernance des Infrastructures Régionales et Nationales en Afrique centrale (Pagirn) a été mis sur pied entre l’Union européenne et les pays de la sous-région, à travers ses institutions économiques, pour rectifier le tir.

Lire aussi :https://lavoixdukoat.com/financement-de-projets-en-afrique-centrale-le-consortium-cowi-ecorys-rend-sa-copie/

Une convention de financement à hauteur de 350millions d’Euro a été signée en 2005 entre l’Ue, la Cemac, et la Communauté économiques des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac). Le Pagirn est l’une des phases de cette convention de financement par blending.  Le consortium Cowi/Ecorys avait été commis auprès de la Cemac et la Ceeac comme mission technique pour les appuyer dans la maitrise d’ouvrage en matière de gouvernance des infrastructures régionales et nationales ; l’identification des projets matures éligibles au mode de financement blending, dans les secteurs de l’énergie, des Tic et des transports.

Lire aussi :https://lavoixdukoat.com/commission-cemac-ladoption-du-budget-ajournee/

Après deux années de travail dans les pays de l’Afrique centrale, le consortium restitue ce jeudi 20 janvier 2022 les résultats de sa mission d’assistance technique. L’atelier régional de restitution qui se tient jusqu’au 21 janvier à Douala, réuni les représentants des Etats bénéficiaires des activités du Pagirn, de l’Union européenne et de ses partenaires financiers, des Commissions de la Ceeac et de la Cemac. «Le blending permet de combiner les investissements publics avec le secteur privé. L’Union européenne ne peut pas tout financer. Il y aura toujours un gap. Il faut trouver les investissements. Le blending est une approche novatrice et nouvelle dans notre sous-région à laquelle nous adhérons. La situation des infrastructures dans notre sous-région n’est pas du tout reluisante, sinon on ne serait pas là», reconnaît le président de la Commission de la Cemac, Pr. Daniel Ona Ondo. Et d’ajouter : «Notre rôle en tant que Cemac c’est d’interconnecter toutes les capitales d’Afrique centrale avec des corridors qui sont bien déterminés. C’est les routes, les Tic, l’énergie qui développement l’économie de la sous-région.»

Lire aussi :https://lavoixdukoat.com/zone-cemac-fin-des-frais-de-roaming/

Au Cameroun par exemple, 20.711.643 de personnes détiennent un téléphone mobile. Parmi eux, 8,2millions sont abonnés à internet, soit 2,39% de taux de couverture seulement, selon l’Agence de régulation des télécommunications, Art. Ambassadeur de l’Union européenne à Bangui et représentant de l’Ue à la Cemac, Douglas Carpenter qui prend part aux travaux par visioconférence, confie que «le gap en financement pour achever les objectifs durables au développement ne peut pas être comblé seulement à travers les subventions des bailleurs traditionnels. Il est nécessaire que les bailleurs utilisent une partie de ces subventions pour stimuler les investissements privés. L’Union européenne veut se positionner comme le leader dans le financement des infrastructures en Afrique

Ligne chemin de fer Belabo-Ngaoundere

Lire aussi :Dr. Jean-Marie Biada : «Vous n’êtes pas concernés par cette taxation  de 0,2% pour envoi et retrait d’argent» 

Parmi les projets prioritaires : le renouvellement de la ligne de chemin de fer Belabo-Ngaoundéré (qui concerne le Cameroun et le Tchad) avec un budget estimé à 43milliards Fcfa ; le renouvellement de la ligne de chemin de fer Douala-Yaoundé (Cameroun-Tchad) avec un budget estimatif de 117milliards Fcfa ; le bitumage de la route Dolisie-Kibangou-Nyanga (Congo-Gabon) estimé à 94,3milliards Fcfa ; l’aménagement de la centrale hydroélectrique Ruzizi III et lignes associées (Rdc-Rwanda-Burundi) estimé à 596.330.000 Euro…

Valgadine TONGA

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Restez Connectés
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Coup De Cœur
- Advertisement -spot_img

LAISSEZ UNE REPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Similaires
- Advertisement -spot_img