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Socapalm-Mbambou : opération transparence et leçon de biodiversité

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À l’approche de la Journée internationale du Travail et de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, la Socapalm a convié quelques professionnels des médias à une immersion au sein de sa plantation de Mbambou. Entre exigences de la certification RSPO, protection des zones à Haute Valeur de Conservation et pédagogie de terrain, l’entreprise inscrit son action dans une démarche de transparence, de responsabilité environnementale et de dialogue avec l’opinion publique.

Sous les palmiers de Mbambou, le média-tour organisé par la Socapalm a pris les allures d’une démonstration par le terrain. Loin d’un exercice de communication ordinaire, cette rencontre avec les journalistes a permis de replacer le débat sur la durabilité là où il prend tout son sens : au contact des sols, des bas-fonds, des zones ripariennes et des espaces à Haute Valeur de Conservation.

En ouvrant sa plantation aux professionnels de la presse, la Socapalm a fait le choix d’un dialogue fondé sur l’observation, l’explication et l’accès direct aux réalités environnementales. Cette démarche prend une signification particulière à la veille du 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. Car une presse libre, responsable et utile au public a besoin d’accéder aux faits, de voir les réalités de terrain et de disposer d’éléments fiables pour informer avec justesse.

Zones protégées

La séquence a débuté par un échange technique avec les responsables de la plantation, notamment le Directeur de plantation, le CSAC (Chef Service Administratif et Comptable) et le CDA (Chef de Département Agricole). Ces échanges ont permis de rappeler que la certification Roundtable on Sustainable Palm Oil, connue sous le sigle RSPO, ne relève pas du simple affichage institutionnel. Elle repose sur des exigences concrètes: conservation des espaces sensibles, traçabilité, responsabilité sociale, protection des ressources hydriques et respect d’un cadre de production durable.

Conduits sur le terrain par Achille Ngwe, les journalistes ont ensuite été amenés au plus près des zones HVC, ces zones à Haute Valeur de Conservation que la norme soustrait à l’exploitation pour préserver les équilibres écologiques. Ici, la durabilité ne se résume pas à un discours. Elle se vérifie dans les limites respectées, les espaces laissés en protection, les dispositifs de surveillance et les efforts de reboisement.

Lire aussi : Socapalm Edéa : entre préservation de la biodiversité et réconciliation sociale  

Dans la zone CA/25 P5, la visite s’est transformée en véritable classe à ciel ouvert. Entre raffias, sols humides et dépressions naturelles, les journalistes ont pu mesurer la différence entre une zone plate et un bas-fond. Ces milieux, parfois perçus comme des espaces disponibles, jouent pourtant un rôle essentiel dans la régulation de l’eau, la recharge des nappes, la protection des sols et le maintien d’habitats favorables à la biodiversité. Le message porté sur le terrain est simple et puissant: un bas-fond n’est pas un vide à conquérir, mais un système vivant à préserver. Le protéger, ce n’est pas perdre de l’espace; c’est préserver les équilibres qui permettent au territoire de rester fertile, résilient et durable.

La RSPO, boussole environnementale

À travers les explications de Teck Albert, Correspondant environnemental, les participants ont mieux compris la portée pratique de la démarche RSPO. Protection des zones ripariennes, surveillance des HVC, reboisement, maintien des corridors écologiques et encadrement du replanting constituent autant d’engagements concrets qui structurent la gestion environnementale de la plantation.

La Socapalm a également tenu à clarifier un point essential, le replanting n’est pas une extension incontrôlée. Il s’agit du renouvellement du verger existant dans un cadre technique maîtrisé, en cohérence avec la protection des milieux sensibles et les engagements liés à la certification. Cette précision contribue à mieux comprendre la différence entre une production encadrée par des normes et des pratiques non planifiées susceptibles de fragiliser les écosystèmes.

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La visite de la zone B9-93 a mis en lumière une réalité majeure : la protection de la biodiversité ne peut reposer sur un seul acteur. Les zones humides et les bas-fonds peuvent être exposés à diverses pressions humaines, notamment les occupations non encadrées, les défrichements, la dégradation des raffias et la perturbation des couverts végétaux.

Plutôt que d’en faire un sujet de confrontation, la Socapalm a choisi d’en faire un sujet d’interpellation collective. Entreprise, communautés riveraines, autorités administratives, leaders locaux, médias et opinion publique ont tous un rôle à jouer dans la sauvegarde des espaces écologiquement sensibles. Les HVC ne sont pas des réserves abstraites : ce sont des remparts naturels contre l’érosion, l’assèchement des sols, la perte de la biodiversité et la fragilisation des ressources en eau.

3 Mai, une invitation à informer avec rigueur

À quelques jours de la Journée mondiale de la liberté de la presse, cette initiative trouve une résonance particulière. Le 3 mai rappelle, selon l’UNESCO et les Nations Unies, l’importance de la liberté de la presse, du respect de l’éthique professionnelle et du rôle des médias dans l’information du public. En donnant accès au terrain, aux responsables techniques et aux réalités environnementales de Mbambou, la Socapalm contribue à créer les conditions d’un journalisme mieux informé, plus contextualisé et plus pédagogique.

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Car la liberté de la presse n’est pas seulement la liberté de publier. Elle est aussi la capacité d’enquêter, de vérifier, de comprendre et d’expliquer. Dans un domaine aussi sensible que la durabilité agro-industrielle, l’accès au terrain demeure indispensable pour dépasser les perceptions rapides, éclairer les faits et nourrir un débat public plus équilibré.

Lire aussi :Responsabilité Sociétale : Socapalm inaugure des infrastructures énergétiques et hydrauliques à Édéa    

Mbambou, une leçon de terrain sur la durabilité

Au terme du parcours, une conviction s’impose: produire durablement, c’est accepter de rendre visibles ses pratiques, d’expliquer ses contraintes, de montrer ses engagements et de reconnaître que la préservation du vivant exige une mobilisation partagée. À Mbambou, la Socapalm a voulu démontrer que la certification RSPO n’est pas un slogan, mais une discipline de terrain. En associant les journalistes à cette immersion, l’entreprise donne une portée citoyenne à son engagement environnemental. Elle rappelle que la biodiversité n’est pas seulement l’affaire des spécialistes, mais un patrimoine commun qui engage les producteurs, les communautés, les pouvoirs publics et les médias.

À l’approche du 3 mai, ce média-tour prend ainsi valeur de symbole: lorsque l’entreprise ouvre ses portes et que la presse accède au terrain, le public gagne en information, la durabilité gagne en lisibilité et la responsabilité collective gagne en force. À Mbambou, Socapalm n’a pas seulement montré une plantation; elle a proposé une manière plus transparente, plus pédagogique et plus responsable de parler du développement durable.

Cheikh Malcolm EPANDA

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