Face à la presse ce mercredi 8 juillet 2026 à Yaoundé, le Cercle de soutien à Son Excellence Paul Biya, Cerby, a réaffirmé son soutien à l’institution que représente le Chef de l’Etat, et a plaidé pour une transition démocratique.
Décret, faux décret, vrai faux décret, le Cameroun vit depuis ces dernières années au rythme des vérités et contrevérités au sommet de l’Etat. Les décrets et décisions censés venir du gouvernement, et contestés par le même gouvernement. Le dernier en date est le vrai faux décret du Chef de l’Etat, bloqué in-extrémis à la Crtv. Pour le Cercle de soutien à Son Excellence Paul Biya, Cerby, certaines forces humaines tapies dans l’ombre, veulent déstabiliser le Cameroun. La conférence de presse de ce mercredi 8 juillet 2026 à l’hôtel Franco à Yaoundé, dirigée par Jean Marie Anaba, portait sur les « droits et devoirs en République, un impératif citoyen ».
Coordonnateur et Président national du Cerby, Samuel Sévérin Ango -plus connu sous son nom de journaliste Sam Sévérin Ango-, était entouré des membres de son bureau exécutif. Dans son propos liminaire, Sam Sévérin Ango a indiqué qu’« il s’agit d’une démarche qui nous est propre. Le Chef de l’Etat ne nous a pas envoyé, ni aucun membre de son gouvernement. Nous avions déjà organisé une activité similaire dans le cadre de la dernière élection présidentielle. Nous avons d’ailleurs été heureux de la réélection du Chef de l’Etat. Nous réaffirmons notre attachement à l’Institution qu’est le Président Paul Biya, qui mérite le soutien de tous ». Le Cameroun tend à être une « République bananière » pour certains. Ce qui fait dire au Président national du Cerby que « ceux qui seront tentés de déstabiliser cet Etat vont nous trouver en face. Nous ne voulons pas d’une Rwandisation du Cameroun. Même s’il y a une transition à l’horizon, qu’elle se déroule de manière démocratique. Que ceux qui tiennent des discours de haine nous excusent. Nous voulons avoir un beau et vivable Cameroun. Dieu a donné beaucoup de choses à ce pays. Les batailles n’ont pas lieu d’être parce que nous sommes encore un pays en pleine construction ».
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Qu’est-ce qui peut constituer la force de frappe du Cerby ? « Nous ne sommes pas une milice, nous n’avons pas un trésor de guerre. Notre force réside en notre capacité à nous constituer comme un groupe solidaire de ressortissants Camerounais émanant de différentes communautés des dix régions du pays », précise son président national. Le Cerby trace la voie, en attendant que les leaders d’opinion et autres regagnent le train. Dans sa déclaration officielle censurant la conférence, le Cerby encourage et « exhorte les différentes Forces de sécurité et de Défense, à toujours maintenir les équilibres pour que prévale la démocratie et l’État de droit au Cameroun. Le Cameroun, un État Fort, locomotive en Afrique au Sud du Sahara, pays d’opportunités et terre d’hospitalité, est et doit rester un bien commun à défendre et à protéger ».
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Pour ceux qui trouvent le président Sam Sévérin instable politiquement, pour l’homme, ses nombreuses transhumances sont « une richesse. Déjà dans le monde des médias, on va de média en média comme les footballeurs. J’ai travaillé avec Cabral Libii, c’est moi qui l’incite à se lancer en politique quand j’étais encore à Equinoxe. J’ai travaillé avec Bello Bouba Maigari. Quand je travaille avec Akéré Muna en 2018, je pars parce qu’il n’avait pas respecté nos clauses de travail. Il faut avoir du caractère et je renverse la table quand ça ne va plus. Je mets ma force dans les équipes. J’ai désormais cessé d’être dans les équipes. Je suis maintenant dans mon équipe, Cerby, dans la société civile. Je suis avec Paul Biya maintenant et nous devons le soutenir. Ce ne sont pas tous ceux qui sont du RDPC du soutiennent le président. Je suis beaucoup combattu au sein même du RDPC mais je ne bougerai pas. Après Paul Biya c’est le déluge. Paul Biya est la fondation ».
« Nous voulons un pays qui favorise la redistribution des fruits de la croissance, qui lutte contre les injustices parce qu’il y a un petit groupe de personnes dans ce pays qui frustrent les Camerounais. Des gens qui mangent à table et qui ramassent même les miettes qui tombent pour les manger ou jeter, à défaut de les laisser à leur famille. Nous voulons un Cameroun débarrassé de tout nombrilisme, de tout tribalisme, de toute méchanceté. Nous soutenons cette initiative qui favorise ce vivre-ensemble qui nous tient tant à cœur. Cette conférence est la preuve que le Cameroun reste un pays fort et uni », a martelé la sénatrice camerounaise Françoise Puene, dite Mamy Nyanga.
Légalisé le 24 avril 2025, le Cercle de soutien à Son Excellence Paul Biya assure poursuivre son travail de veille républicaine.
Valgadine TONGA






