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Éducation ouvrière : la CSTC renforce les capacités des membres du Synaboacc

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Sur le chantier des 10 000 logements sociaux d’Ekoko, dans le département de la Mefou et Afamba, la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) a organisé une session de formation à l’intention des membres du Syndicat national des bâtisseurs d’ouvrages et activités connexes du Cameroun (Synaboacc). Les enseignements ont porté sur les missions du syndicat, la défense des droits des travailleurs et la conscience professionnelle.

La Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) a organisé, samedi 31 octobre 2026, une session de formation à l’intention des membres du Syndicat national des bâtisseurs d’ouvrages et activités connexes du Cameroun (Synaboacc), sur le chantier des 10 000 logements sociaux d’Ekoko, dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre. Cette rencontre a porté sur le rôle du syndicat dans l’entreprise, l’éducation ouvrière, la défense des droits des travailleurs, ainsi que la conscience professionnelle et l’éthique au travail. Elle intervient dans un contexte marqué par la préparation des prochaines élections des délégués du personnel.

Cette session était le premier contact avec une formation syndicale, depuis leur adhésion. C’est notamment le cas de Ngambi, échafaudeur sur le chantier de Pizzarotti, qui exprime le besoin de mieux comprendre les missions de son organisation et les droits attachés à son statut de syndiqué. « Nous subissons beaucoup de pressions et cette formation va nous permettre de mieux nous édifier sur le rôle du syndicat, notamment notre syndicat le Synaboacc. Je veux savoir ce qu’est un syndicat, ce que je gagne en étant membre, et savoir comment défendre mes droits et ceux de mes collègues », expliquait-t-il à l’entame des échanges.

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Cette attente traduit les besoins d’information des ouvriers sur les mécanismes de représentation et de défense de leurs intérêts dans l’entreprise. Pour la CSTC, l’enjeu a consisté à donner aux travailleurs, les connaissances nécessaires pour comprendre le fonctionnement de l’organisation syndicale et participer à la vie de leur syndicat. Le président régional du Synaboacc pour le Centre, Eric Tsimi, inscrit cette démarche dans la dynamique d’affiliation du syndicat à la CSTC. Il évoque notamment les actions de la confédération dans les revendications relatives aux conditions de travail et à la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig). « Le Smig a été réévalué, grâce notamment à la CSTC. Dans la plupart des combats syndicaux au Cameroun, la CSTC est au-devant de la scène. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes affiliés à la CSTC. Elle milite pour un syndicalisme proche des ouvriers, et non un syndicalisme bureaucrate », souligne-t-il.

Sur le chantier des 10 000 logements sociaux d’Ekoko, dans le département de la Mefou et Afamba, la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) a organisé une session de formation à l’intention des membres du Syndicat national des bâtisseurs d’ouvrages et activités connexes du Cameroun (Synaboacc). Les enseignements ont porté sur les missions du syndicat, la défense des droits des travailleurs et la conscience professionnelle.
Président confédéral de la CSTC, Célestin Bama Synguima.

Au-delà de la connaissance des droits et des missions du syndicat, la formation aborde également les responsabilités des travailleurs dans l’entreprise, car l’appartenance à un syndicat ne dispense pas les travailleurs de leurs obligations professionnelles. « Adhérer à un syndicat ne nous donne pas le droit de faire du n’importe quoi », insiste-t-il. La conscience professionnelle constitue un autre axe central des enseignements dispensés par le président confédéral de la CSTC, Célestin Bama Synguima. Dans son intervention, il présente cette notion comme un repère dans l’exercice quotidien du métier. « La conscience professionnelle est cette voix intérieure qui demande au travailleur s’il a rempli son travail de manière correcte, avec exactitude. Ça pousse le travailleur à préserver son travail, être régulier au travail, l’obéissance au chef et non la peur du chef », explique-t-il.

Pour le responsable confédéral, la relation entre le travailleur et sa hiérarchie doit reposer sur le respect des règles et non sur la crainte. Il attire notamment l’attention sur les conséquences de la peur de son supérieur hiérarchique dans l’environnement professionnel. « La peur de son supérieur peut empêcher un ouvrier de signaler une situation à risque et compromettre sa sécurité ainsi que le fonctionnement de l’entreprise ». Il invite ainsi les travailleurs à aimer leur métier, à faire preuve de régularité et à développer leur esprit d’initiative. La conscience professionnelle participe également, à « la progression individuelle du salarié ». Célestin Synguima Bama replace cette formation dans le cadre des missions d’éducation et de sensibilisation de la CSTC. Il relève le décalage entre l’adhésion syndicale et la connaissance effective des missions de l’organisation. « Beaucoup se reconnaissent être dans un syndicat et ne savent pas à quoi sert l’outil syndicat. Il fallait donc venir ici, remettre tout le monde au même niveau, leur demander de s’approprier de l’entreprise. D’où le thème conscience professionnelle et éthique », indique-t-il.

Sur le chantier des 10 000 logements sociaux d’Ekoko, dans le département de la Mefou et Afamba, la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (CSTC) a organisé une session de formation à l’intention des membres du Syndicat national des bâtisseurs d’ouvrages et activités connexes du Cameroun (Synaboacc). Les enseignements ont porté sur les missions du syndicat, la défense des droits des travailleurs et la conscience professionnelle.

Le président confédéral insiste sur le lien entre l’emploi, la responsabilité individuelle et l’engagement syndical. Pour lui, « le syndicat n’est pas un outil de destruction. C’est plutôt un outil qui apporte des solutions à moyen, à long et à court terme dans l’entreprise. Leur permettre d’être beaucoup plus productifs et espérer attendre la distribution du fruit de la croissance », précise-t-il. Au terme de la session, Ebo Luc Arnauld exprime sa satisfaction et retient notamment que « nous devons être des exemples pour le fonctionnement non seulement du syndicat qui va apporter la lumière au niveau de toute l’entreprise, et aussi dans la société en général. Nous devons être solidaires et ne pas avoir un esprit de division ». Le responsable régional Eric Tsimi n’a pas dissimulé son désir de voir cette formation se poursuivre sur le deuxième site de construction des logements sociaux à Nkolmeyos, avant la tenue de l’assemblée générale du Synaboacc, en décembre 2026.

Valgadine TONGA

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