Le vendredi 23 octobre 2026, l’entreprise Socapalm a apporté un appui matériel à la communauté du village Ongue, dans la Sanaga Maritime. Une dotation souhaitée par la communauté, qui vise à faciliter les rassemblements villageois, à soutenir les initiatives locales et à renforcer les relations entre l’entreprise et les populations riveraines.
C’est sous un ciel clément que l’école publique d’Ongue a servi de cadre à une cérémonie pas comme les autres. Ce vendredi 23 octobre 2026, deux tentes flambant neuves de 100 places chacune et 100 chaises en plastique ont été officiellement remises à la communauté villageoise d’Ongue, village situé dans l’arrondissement d’Édéa 1er. Un ouf de soulagement pour les habitants, qui devaient jusqu’ici parcourir des kilomètres pour dénicher le moindre siège lors des grandes occasions.
A Ongue, organiser une cérémonie, une réunion communautaire ou des obsèques relevait du parcours du combattant. Location à l’extérieur, déplacements coûteux, délais imprévisibles… La donne change. Désormais, la communauté dispose de son propre parc d’équipements. Mieux : la dotation ne compte pas rester lettre morte. Les tentes et chaises seront louées, générant des revenus qui financeront, à terme, d’autres projets collectifs. Un cercle vertueux en somme, où le don initial devient moteur d’autonomisation. Derrière ce geste, il y a une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) bien rodée. Répondre aux besoins exprimés par les populations riveraines, soutenir des initiatives utiles à leur quotidien, faire vivre le dialogue avec les communautés. Pour la Socapalm, l’enjeu est clair : traduire les engagements sociaux en actions concrètes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la méthode semble porter ses fruits.
Du besoin exprimé au projet réalisé
La genèse de cette cérémonie remonte aux derniers échanges entre l’entreprise et les représentants des villages. En mai dernier, une réunion tripartite a permis de recenser les besoins prioritaires des communautés. Tang Charles, Correspondant environnement et développement durable (CEDD) à la Socapalm Édéa, explique la mécanique : « Les réunions bipartites, organisées dans le cadre des exigences de la certification RSPO, servent notamment à recueillir les préoccupations des populations et à préparer les échanges avec l’administration », dit-il.
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Le dispositif prévoit une dotation annuelle de 2 millions de FCFA pour chacun des quatre villages concernés. Chaque communauté choisit son projet et met en place un comité de gestion. À Ongue, le choix s’est porté sur du matériel locatif, avec une ambition assumée : réinvestir les recettes pour agrandir progressivement le parc. L’enthousiasme est palpable dans les rangs des bénéficiaires. Bingabole Jérémie, secrétaire général de la chefferie, ne cache pas sa satisfaction : « Ce matériel pourrait nous permettre non seulement d’avoir des revenus, mais peut-être d’acheter encore trois, cinq ou six bâches. » L’objectif est limpide : faire fructifier le don initial pour que chaque location alimente un fonds destiné à de nouveaux équipements. Une logique de développement endogène qui séduit.
Le dialogue, colonne vertébrale du projet
Fini les kilomètres avalés pour trouver une tente. « Aujourd’hui, la Socapalm nous a raccourci le chemin. Tout est sur place », se réjouit Nzamouhe Daniel, vice-président de la communauté villageoise. Un raccourci qui change la vie : les manifestations locales gagnent en autonomie, les organisateurs en sérénité. Et le chef du village, Nkone Étienne, d’emboîter le pas : « Ce projet est une occasion de renforcer les ressources disponibles pour le développement local. » Il souligne au passage l’importance des échanges réguliers avec l’entreprise pour maintenir de bonnes relations et trouver des solutions aux préoccupations de la communauté.
Même son de cloche du côté de la notabilité. Tonye Jacques Félix, notable et membre du comité de gestion, insiste sur l’utilité de ces espaces de dialogue : « Chacun peut y exprimer ses attentes et écouter celles des autres. » Une philosophie de l’écoute mutuelle qui, visiblement, porte ses fruits. Car au-delà du matériel, c’est bien une relation de confiance qui se tisse entre l’entreprise et les populations riveraines.
Faire durer les effets du don
Reste désormais à faire bon usage du matériel. Sa conservation, la transparence dans la gestion et l’utilisation des recettes seront déterminantes pour assurer la continuité du projet. Jean Laurent Dissouke, président du tribunal coutumier et membre du comité de gestion, veut y voir un patrimoine à transmettre : « Il faut le préserver pour les générations futures. » Un défi de gestion, donc, mais aussi une promesse d’avenir.
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Pour la Socapalm, cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de ses activités RSE, donne une traduction concrète à ses engagements sociaux. Pour Ongue, elle répond à un besoin pratique tout en ouvrant une perspective de revenus complémentaires. La réussite, elle, se mesurera dans la durée : capacité du comité à bien gérer les équipements, à réinvestir les recettes et à faire profiter durablement l’ensemble de la communauté de cette dotation. Un pari sur l’avenir qui, s’il est tenu, pourrait bien essaimer dans d’autres villages de la zone.
Cheikh Malcolm EPANDA





