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CSAC-Socapalm : les travailleurs au centre des échanges sur le travail décent

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Venus de Mbambou, Mbongo, Édéa et Kienké, des ouvriers de la Socapalm ont participé, le 7 octobre 2026 à Kribi, à la Journée mondiale du travail décent organisée par la CSAC. Les débats ont porté sur les droits des salariés, le dialogue social et l’amélioration des conditions de travail.

 

À l’occasion de la Journée mondiale du travail décent, célébrée le 7 octobre, la CSAC a réuni à Kribi les acteurs du monde professionnel autour des droits des salariés, du dialogue social et de l’amélioration des conditions de travail. Des enjeux au cœur desquels Joseph Mikou, président confédéral de la CSAC, a placé la nécessité de traduire les engagements en réalités concrètes. « Le travail décent n’est pas un slogan, le travail décent n’est pas une publicité, mais c’est une réalité », affirme le Président confédéral de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC), pour qui, les engagements doivent se traduire dans les pratiques professionnelles.

Trois exposés ont abordé les enjeux du travail décent, de l’insertion professionnelle et de la protection des salariés. Brice Ngolzok a notamment souligné le lien entre travail décent et développement, appelant à évaluer les engagements du Cameroun et leurs effets sur les travailleurs. « Le travail décent est au cœur du développement même, est au cœur de l’émergence », a-t-il affirmé, invitant à faire de cette journée un moment d’action et de mobilisation.

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Ndassa Njoya, représentant du Fonds national de l’emploi (FNE), a présenté les mécanismes d’insertion professionnelle, le suivi après recrutement et l’accompagnement à l’auto-emploi. Joseph Mikou a, pour sa part, insisté sur l’application du Code du travail, la protection sociale et la responsabilité des acteurs. « Les acteurs du monde du travail doivent chacun, en ce qui le concerne, jouer son rôle », a-t-il rappelé. La représentation des femmes a également marqué les débats. Clémentine Zintsem, présidente du comité des femmes de la CSAC, a plaidé pour leur participation effective aux négociations collectives, afin que la maternité, les responsabilités familiales et l’égalité de traitement soient mieux prises en compte.

Socapalm en première ligne

La présence des ouvriers de plusieurs sites souligne la participation des travailleurs de la Socapalm à cette réflexion collective. Sollicitée par la CSAC pour accompagner l’initiative, l’entreprise voit ainsi ses salariés prendre part aux échanges sur les droits professionnels et le dialogue social. Au-delà de cette mobilisation, le travail décent interroge la capacité des entreprises, des syndicats et des pouvoirs publics à transformer les engagements en garanties concrètes. De la protection sociale à la sécurité au travail, en passant par l’égalité professionnelle et la participation des femmes aux décisions, le défi consiste à inscrire le dialogue social dans la durée.

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Pour la Socapalm comme pour les autres acteurs du monde professionnel, l’enjeu est désormais de faire de ces exigences des critères observables de progrès, évalués à l’aune des droits respectés, des conditions de travail améliorées et de la place réellement accordée aux travailleurs dans les décisions qui les concernent.

Cheikh Malcolm EPANDA

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