Comment le Cameroun peut-il accélérer sa croissance tout en maîtrisant sa dette publique ? Voilà ainsi décliné le fil conducteur de notre interview avec l’économiste Camerounais Dr Placide Ayissi Etoh, Cadre supérieur au Fonds Monétaire International. A l’issue de la mission du FMI, du 17 au 30 septembre 2026 au Cameroun, l’expert analyse les questions relatives aux finances publiques, à la fiscalité, à la politique économique, ainsi que les conclusions des récentes missions du FMI au Cameroun, notamment les consultations de l’Article IV de 2026 et la mission d’évaluation post financement. L’homme a le profil idéal pour l’entretien. Le Docteur Placide Ayissi Etoh, initiateur du programme ‘’Sauver le Cameroun’’, a effectué une partie importante de sa formation à Sciences Po Paris, et est donc diplômé de l’Institut d’Etudes Politique de Paris Section Service Publique. Il a ensuite poursuivi un 3eme cycle avec un DEA et un doctorat en économie de Sciences Po Paris, puis un Ph.D. In Economics de Georgetown University aux États-Unis. Sur le plan professionnel, il a notamment travaillé aux États-Unis, à Deloitte comme cadre économiste et après, directeur de la modélisation économétrique à Fannie Mae. Il a également exercé comme conseiller économique auprès du Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde.
LVDK : Le FMI considère que le Cameroun présente un risque élevé de surendettement, même si la dette publique reste soutenable à moyen terme. Comment expliquer ce paradoxe entre un niveau de dette jugé modéré et des risques de trésorerie qui demeurent importants ?
Il n’y a pas véritablement de paradoxe. En finances publiques, la soutenabilité de la dette et la liquidité budgétaire sont deux notions différentes. Une dette peut rester soutenable à moyen terme tout en créant de fortes tensions de trésorerie à court terme. Le Cameroun avait une dette du secteur public d’environ 15 416 milliards de FCFA au 31 mars 2026, soit près de 44,3 % du PIB. Ce ratio, pris isolément, ne paraît pas nécessairement excessif. Mais il faut regarder la structure de la dette : échéances, taux d’intérêt, dette extérieure et intérieure, besoins de refinancement et surtout capacité de l’État à mobiliser régulièrement des recettes. C’est ici que se situe la vulnérabilité. Lorsque les recettes publiques sont insuffisantes et que les échéances arrivent rapidement, l’État peut être solvable à moyen terme mais manquer de liquidités aujourd’hui. Les arriérés, estimés à au moins 4 % du PIB à fin 2025, illustrent cette tension.
La priorité devrait donc être de passer d’une logique de financement du déficit à une véritable gestion active de la dette et de la trésorerie : élargir l’assiette fiscale, réduire les dépenses inefficaces, améliorer la prévision budgétaire et privilégier les investissements ayant un rendement économique élevé.
LVDK : Le Cameroun a recours ces dernières années à des emprunts commerciaux pour financer ses besoins budgétaires et certains investissements. Ce choix est-il soutenable et quelles alternatives le pays devrait-il privilégier pour financer son développement sans accroître les vulnérabilités ?
Les emprunts commerciaux ne sont pas nécessairement mauvais. Le problème est leur utilisation, leur coût et leur capacité à générer des revenus futurs. En économie publique, un emprunt est beaucoup plus défendable lorsqu’il finance un investissement productif dont le rendement économique et social dépasse son coût. Le danger apparaît lorsque l’État emprunte pour financer des dépenses courantes ou pour refinancer continuellement des déficits. Avec des taux d’intérêt relativement élevés, le service de la dette absorbe alors une part croissante des ressources budgétaires et réduit l’espace disponible pour l’éducation, la santé, les infrastructures et l’investissement.

Je privilégierais donc quatre alternatives. Premièrement, mobiliser davantage les recettes intérieures, notamment en réduisant les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale. Deuxièmement, améliorer la gestion des entreprises publiques et des investissements publics afin d’augmenter leur rendement. Troisièmement, développer les partenariats public-privé, avec une analyse rigoureuse des risques budgétaires. Quatrièmement, renforcer la mobilisation de l’épargne nationale et orienter davantage le système bancaire vers le financement de l’investissement productif. Enfin, la théorie monétaire nous rappelle qu’une création monétaire excessive ne constitue pas une solution durable : selon la théorie quantitative de la monnaie, si la masse monétaire augmente beaucoup plus rapidement que la production réelle, les pressions inflationnistes peuvent s’accentuer. Le véritable objectif doit donc être de financer davantage de croissance sans simplement accumuler davantage de dette.
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LVDK : Le FMI prévoit une croissance de 3,3 % en 2026, puis un niveau supérieur à 4 % à partir de 2028. Selon vous, quels sont aujourd’hui les principaux freins qui empêchent l’économie camerounaise d’atteindre une croissance plus forte et plus créatrice d’emplois ?
Le chiffre de 3,3 % de PIB en 2026 va probablement être revue à la baisse car les perspectives sont un peu moins favorables, avec un ralentissement attendu de l’activité, notamment en raison de la baisse de la production d’hydrocarbures et des difficultés persistantes dans le secteur de l’électricité, dans tous les cas, il reste insuffisant pour transformer profondément l’économie camerounaise. Le FMI identifie notamment les déficits d’infrastructures, la faiblesse de l’intermédiation financière, les difficultés de gouvernance des entreprises publiques et les obstacles réglementaires.
À mon sens, le premier frein est la faible productivité. Une économie ne crée durablement des emplois que lorsqu’elle augmente sa production par travailleur. Or nous avons encore des coûts élevés d’électricité, de transport et de financement. Le crédit au secteur privé reste relativement faible : il ne représente qu’environ 17,8 % du PIB en 2026 (6 382 milliards de FCFA), selon les projections du FMI, alors qu’il atteignait 26,4 % du PIB en 1990. Parallèlement, les banques privilégient fortement les financements de court terme : environ 90 % des crédits sont à court terme. Elles consacrent également une part importante de leurs actifs aux titres publics, qui représentaient environ 32 % de leurs actifs en juin 2025. Cette forte exposition à l’État réduit leur capacité à financer durablement les entreprises privées, notamment les PME et les investissements productifs.
Le deuxième frein est la qualité de l’investissement public. Investir davantage ne suffit pas : il faut investir mieux. Un projet mal planifié ou livré avec retard produit peu de rendement économique et augmente la dette sans augmenter suffisamment le PIB. Enfin, il faut accélérer la transformation structurelle : de l’agriculture a l’agro-industrie, des minerais à la transformation locale, des matières premières aux produits à plus forte valeur ajoutée. Le FMI projette une croissance de 4,2 % en 2028 et de 4,6 % à l’horizon 2031, notamment grâce à l’énergie et aux mines. Mais l’objectif doit être une croissance plus inclusive, productive et créatrice d’emplois, pas simplement une croissance statistique.
LVDK : Le FMI recommande une augmentation des recettes non pétrolières et une amélioration de la fiscalité. Comment élargir l’assiette fiscale sans pénaliser les entreprises et les ménages qui suffoquent déjà ?
Il faut d’abord faire une distinction fondamentale entre augmenter les taux d’imposition et élargir l’assiette fiscale. Augmenter les taux d’imposition c’est faire payer davantage ceux qui sont déjà dans le système fiscal. Par exemple, faire passer l’impôt sur les sociétés de 30 % à 32 %. Élargir l’assiette fiscale c’est faire en sorte que davantage de personnes, entreprises et activités économiques contribuent à l’impôt, notamment en réduisant l’informalité, les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale, sans nécessairement augmenter les taux. En bref, augmenter les taux, c’est demander plus à ceux qui paient déjà ; élargir l’assiette, c’est faire en sorte que davantage d’acteurs paient leur juste part.
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Je suis favorable à la deuxième approche. Une bonne fiscalité doit respecter le principe de capacité contributive : celui qui a davantage de capacité économique contribue davantage, tandis que les ménages vulnérables et les petites entreprises doivent être protégés. Le Cameroun doit donc rechercher davantage de recettes dans l’élargissement de la base, la réduction de l’informalité fiscale, la lutte contre la fraude et l’amélioration du recouvrement, plutôt que dans une multiplication des taxes. Il faut également revoir les exonérations fiscales. Une exonération peut être justifiée lorsqu’elle produit un investissement, un emploi ou une externalité positive mesurable. Mais lorsqu’elle ne produit aucun bénéfice économique identifiable, elle devient une perte de recettes publiques. Le FMI estime que les recettes non pétrolières devraient progressivement augmenter, notamment grâce à la stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme.
Je défends également la digitalisation de l’administration fiscale : meilleure traçabilité des transactions, interconnexion des bases de données et réduction du contact direct entre contribuable et administration. Cela réduit les coûts de conformité et les possibilités de corruption. L’objectif n’est donc pas de taxer davantage ceux qui paient déjà, mais de faire en sorte que davantage d’acteurs contribuent équitablement. C’est à la fois une question d’efficacité économique et de justice fiscale.
LVDK : Les infrastructures, notamment dans l’énergie, les routes et la logistique, sont régulièrement présentées comme un levier de croissance. Le problème du Cameroun est-il un manque de financement ou une question de préparation et d’exécution des projets publics ?
Je dirais que les deux problèmes existent, mais que la qualité de la préparation et de l’exécution est devenue déterminante. Le Cameroun a besoin de financements supplémentaires, mais mobiliser davantage d’argent ne suffit pas si les projets sont mal préparés ou exécutés avec retard. Le rapport 2026 du FMI est particulièrement révélateur : le stock des engagements contractés mais non décaissés représentait environ 15 % du PIB en 2025, soit près de 5 170 milliards de FCFA. Cela signifie qu’une masse considérable de financements existe déjà mais reste insuffisamment mobilisée, notamment en raison de procédures complexes, d’une maturation insuffisante des projets et de difficultés d’exécution.
En théorie économique, l’infrastructure augmente le stock de capital public, réduit les coûts de production et accroît la productivité du capital privé. Mais une route inachevée ou une ligne électrique non opérationnelle ne produit pratiquement aucune externalité positive. Il faut donc améliorer les études de faisabilité, la sélection des projets selon leur taux de rendement économique et social, les marchés publics, le suivi et la coordination entre administrations. Ma logique est simple : avant de chercher toujours plus d’argent, utilisons mieux et plus rapidement les financements déjà disponibles. Le FMI recommande d’ailleurs de privilégier les financements concessionnels tout en renforçant la gestion de l’investissement public.
LVDK : Le FMI insiste sur la nécessité de renforcer la gouvernance, de réduire les dépenses hors budget, le train de vie de l’État et d’améliorer la gestion des finances publiques. Dans quelle mesure ces réformes institutionnelles peuvent-elles avoir un impact direct sur la croissance et l’attractivité économique du Cameroun ?
Ces réformes peuvent avoir un impact économique très concret. La bonne gouvernance n’est pas seulement une exigence morale : c’est un facteur de productivité, de confiance et donc d’investissement. En finances publiques, chaque franc dépensé inefficacement a un coût d’opportunité : c’est un franc qui ne finance ni route, ni école, ni énergie, ni santé. Les dépenses hors budget réduisent également la transparence et rendent plus difficile la maîtrise des engagements de l’État. Le FMI souligne encore en 2026 des insuffisances dans le contrôle des engagements, la gestion de trésorerie et la déclaration des dépenses extrabudgétaires.
Il existe aussi un effet sur le secteur privé. Lorsque l’État accumule des arriérés envers ses fournisseurs, il détériore leur trésorerie ; lorsqu’il emprunte excessivement sur le marché intérieur, il peut provoquer un effet d’éviction, en absorbant une partie des ressources que les banques pourraient prêter aux entreprises. Enfin, l’investisseur recherche trois choses : prévisibilité des règles, sécurité juridique et transparence. Des institutions plus efficaces réduisent le risque et donc le coût du capital. Il faut donc rationaliser le train de vie de l’État, généraliser la transparence budgétaire, renforcer les contrôles et accélérer le Compte unique du Trésor. La bonne gouvernance doit être comprise comme une véritable politique économique de croissance et de confiance.
LVDK : Si vous deviez définir trois priorités économiques pour le Cameroun au cours des cinq prochaines années afin de concilier croissance, maîtrise de la dette et amélioration des conditions de vie des populations, quelles seraient-elles ?
Je retiendrais trois priorités interdépendantes. Première priorité : produire davantage et transformer davantage. Le Cameroun doit accélérer la transformation de son agriculture, développer l’agro-industrie, transformer localement le bois et les minerais et renforcer l’énergie, les transports et la logistique. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter le PIB, mais d’augmenter la productivité et l’emploi. Le FMI identifie justement les infrastructures et la faiblesse du secteur financier parmi les principaux obstacles structurels à la croissance.
Deuxième priorité : restaurer l’espace budgétaire. Il faut accroître les recettes intérieures sans étouffer l’activité, améliorer le recouvrement, réduire les dépenses inefficaces et mieux gérer la dette. Le FMI souligne que, malgré un ratio dette/PIB relativement modéré, le service de la dette réduit l’espace disponible pour les dépenses prioritaires. Troisième priorité : investir dans le capital humain et la protection sociale. Une croissance durable exige une population mieux formée, en meilleure santé et davantage protégée contre les chocs. Ma philosophie serait donc : une économie plus productive, un État financièrement plus discipliné et une croissance dont les bénéfices atteignent effectivement les ménages. La maîtrise de la dette ne doit pas signifier l’austérité aveugle ; elle doit signifier que chaque franc public produit le maximum de valeur économique et sociale.
LVDK : Le FMI et les autorités camerounaises évoquent souvent la nécessité de mieux cibler les subventions aux carburants et de préserver les dépenses sociales. Comment trouver l’équilibre entre discipline budgétaire et protection du pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables ?
Il faut d’abord comprendre que toute subvention a un coût d’opportunité. Lorsque l’État consacre une ressource importante à maintenir artificiellement un prix bas pour tout le monde, cette même ressource ne peut pas être utilisée simultanément pour l’éducation, la santé, les infrastructures ou des transferts ciblés. Le FMI recommande précisément de poursuivre la réforme des subventions aux carburants tout en mettant en place une assistance ciblée aux ménages vulnérables. Je privilégierais donc une transition progressive vers un mécanisme de prix plus transparent, avec un filet social ciblé : transferts monétaires aux ménages vulnérables, soutien temporaire au transport collectif et dispositifs spécifiques pour certaines activités essentielles. L’objectif est de remplacer une subvention générale, dont bénéficient également les ménages aisés, par une protection beaucoup plus précise.
Il faut également renforcer la concurrence et la transparence dans la chaîne d’approvisionnement afin que toute baisse de la subvention ne soit pas automatiquement transformée en hausse excessive des prix. C’est une question classique de finances publiques : il faut maximiser l’impact social de chaque franc dépensé. La discipline budgétaire et la protection sociale ne sont donc pas nécessairement contradictoires. Une meilleure allocation des ressources peut permettre de réduire une dépense coûteuse tout en protégeant davantage ceux qui en ont réellement besoin. Enfin, la réforme doit être progressive et prévisible. Dans une économie où le pouvoir d’achat est déjà contraint, un ajustement brutal peut avoir des effets inflationnistes et sociaux importants. Le FMI note d’ailleurs que le régime actuel de subvention contribue à contenir l’inflation à court terme.
LVDK : Comprenez-vous pourquoi certaines opinions africaines soutiennent qu’aucune économie ne s’est développée sous le FMI ?
Je comprends cette perception, parce que dans plusieurs pays africains, les programmes du FMI ont souvent été associés à des périodes difficiles : réduction des déficits, maîtrise de l’inflation, réformes budgétaires, restructuration des entreprises publiques et parfois réduction de certaines dépenses. Il peut donc y avoir une confusion entre stabilisation macroéconomique et développement économique. Mais dire qu’aucune économie ne s’est développée avec l’appui du FMI serait historiquement excessif. Le FMI n’a pas pour mission première de construire les routes, les usines ou les écoles ; sa fonction est surtout de restaurer les équilibres macroéconomiques et financiers permettant à une économie de fonctionner.
L’histoire européenne est instructive. La France a bénéficié de plusieurs programmes du FMI, notamment en 1956, 1958 et 1969. Le Royaume-Uni a également eu recours au FMI à plusieurs reprises dans les années 1960 et 1970, notamment avec un programme de 1,2 milliard de dollars en 1956 lors de la crise de Suez. Cela ne signifie évidemment pas que le FMI « a développé » la France ou le Royaume-Uni : leur développement reposait surtout sur leur capital humain, leurs institutions, leur industrialisation, leur investissement et leurs politiques nationales. Mais cela démontre qu’un recours au FMI n’empêche pas mécaniquement le développement. La vraie question pour l’Afrique est donc plutôt celle-ci : comment utiliser la stabilisation apportée par le FMI pour créer ensuite de l’investissement productif, de l’industrialisation, de l’emploi et une croissance durable ? C’est là que la responsabilité des politiques nationales et de la bonne gouvernance devient déterminante.
LVDK : Vous avez lancé le projet Sauver Cameroun. De quoi s’agit-il ? Et comment peut-il sauver le Cameroun ?
Sauver Cameroun est avant tout un projet de reconstruction de la confiance entre les citoyens, les institutions et l’économie. Le nom peut être fort, mais notre démarche est volontairement modérée, rassembleuse et républicaine. Notre vision est celle d’un Cameroun prospère pour tous, fondé sur l’unité, la confiance et la prospérité. Nous voulons remettre au centre trois principes : l’État de droit, la justice et l’efficacité économique. Concrètement, nous voulons travailler sur plusieurs transformations : modernisation des statistiques nationales, réforme foncière, transformation agricole et industrielle, amélioration de l’éducation, développement des infrastructures, meilleure gouvernance des finances publiques et renforcement de la décentralisation.
La décentralisation est particulièrement importante. En économie publique, le principe de subsidiarité veut que certaines décisions soient prises au niveau de l’entité gouvernementale, centrale ou locale, la plus proche des citoyens lorsque celui-ci peut fournir le service plus efficacement. Il ne s’agit donc pas simplement de transférer des compétences, mais aussi des ressources, des responsabilités et des mécanismes de reddition des comptes. Sauver Cameroun ne prétend pas qu’une personne peut « sauver » seule un pays. Un pays se sauve par ses institutions, ses citoyens et la qualité de ses politiques publiques. Notre ambition est de contribuer à construire ce cadre. Ma formation à Sciences Po Paris et à Georgetown, mon expérience d’économiste et mon parcours auprès du FMI m’ont appris une chose essentielle : les problèmes du Cameroun sont complexes, mais ils ne sont pas insolubles si nous combinons compétence, institutions solides, données fiables et volonté collective.
Entretien avec Valgadine TONGA






