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Conflit foncier à Douala : le journaliste Léandre Nzié, victime d’intimidation

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Le phénomène de prédation foncière au Cameroun continue de susciter de vives inquiétudes, particulièrement dans les grandes villes où de nombreuses familles aux revenus modestes, sont régulièrement victimes d’accaparements de terrains, souvent sur fond de procédures contestées et d’abus d’autorité.

À Douala, le journaliste Léandre Nzié est engagé depuis le 7 mai 2026 dans une bataille judiciaire devant le tribunal de Ndokoti. Au cœur du litige : un espace acquis par son père il y a plusieurs décennies et demeuré dans le patrimoine familial après l’aménagement du domicile principal. Selon la famille, Dame Djoumissi a récemment revendiqué la propriété de cette parcelle et entrepris des démarches visant à y engager des travaux. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations pour Léandre Nzié et ses proches, lesquels réclament des clarifications sur l’origine et la régularité des documents fonciers présentés.

Mais au-delà du litige foncier, c’est surtout le traitement réservé au journaliste qui alimente la controverse. Notamment, les méthodes employées par les autorités judiciaires et sécuritaires traduisent une volonté d’intimidation et de pression à l’encontre du professionnel des médias.

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Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) dénonce notamment le placement en garde à vue du journaliste dans des conditions jugées « expéditives ». Le syndicat dénonce également le fait que Léandre Nzié n’avait pas été régulièrement convoqué dans le cadre de l’enquête par la compagnie de gendarmerie de Ndogbong.  Le SPIC pointe du doigt le fait qu’un mandat d’amener ait été délivré sans audition préalable des parties, sans confrontation et sans descente sur le terrain pour constater et se faire une idée réelle de l’espace litigieux. Grâce au plaidoyer du SPIC, Léandre Nzié a recouvré la liberté en fin de journée du 7 mai 2026 après avoir été retenu toute la journée et payé une caution.

Le journaliste camerounais Léandre Nzié en liberté, entouré des membres du SPIC

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Dans la capitale économique camerounaise, les conflits fonciers opposant des familles modestes à des personnes disposant d’importants moyens financiers deviennent récurrents. Les familles sans moyens financiers ne pouvant conduire le processus d’établissement de titre foncier, qui est très coûteux et tracassier, ce qui fait de ces familles des cibles vulnérables pour des prédateurs. Cette situation nourrit un climat de méfiance autour de la gestion du foncier dans la ville de Douala.

Si le titre foncier demeure légalement le document qui consacre la propriété immobilière, il y a lieu d’appeler néanmoins à davantage de prudence dans l’appréciation de son authenticité. Le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyébé Ayissi, a lui-même reconnu à plusieurs reprises l’existence d’un nombre important de faux titres fonciers au Cameroun.

Dans le cas opposant la famille Nzié à Dame Djoumissi, le bon sens exige que des vérifications approfondies soient menées, notamment auprès du conservatoire foncier du département du Wouri, afin d’établir avec précision l’historique et la validité des documents de propriété brandis par Dame Djoumissi.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse et des droits des citoyens, cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend foncier. Elle pose également la question de la protection des journalistes, du respect des procédures judiciaires et de la nécessité de lutter efficacement contre les dérives liées au foncier au Cameroun.

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