JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE 2026
DECLARATION DU SYNDICAT DES PROFESSIONNELS DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (SPIC)
La liberté d’expression et celle de la presse sont de plus en plus menacées dans le Monde et le Cameroun n’a pas réussi à se départir de cette mouvance néfaste pour la protection de la liberté d’informer.
Le constat est effarant depuis quelques années. Chaque jour qui passe, plusieurs dénonciations venant des journalistes et professionnels de la Communication font état d’agressions physiques, d’intimidations de tout ordre, de menaces de toute sortes, parfois d’interpellations abusives sans motifs solides en plein exercice de la profession et de tout autre abus enregistrés jusqu’à présent.
Des situations qui ne permettent pas d’envisager un avenir serein pour notre noble profession si IMPORTANTE dans le développement du Monde et des Nations quelle se voit tellement menacé d’extinction ou de crédibilité.
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A l’observation, le SPIC, constate depuis un certain temps des contenus et productions journalistiques qui ressemblent à de la communication que de tendre vers de l’information utile pour changer de gouvernance positive en faveur du développement. Pourquoi nos Camarades ont-ils peur ? de perdre des avantages ?
Entre Mars 2025 et Avril 2026, le SPIC a enregistré et mené des actions pour : 24 interventions dans les commissariats et brigade de gendarmerie dans diverses localités du pays, concernant des professionnels des médias, 9 affaires ont été diligentées à l’Inspection du travail, 8 affaires sont actuellement suivies devant les tribunaux pour des cas, soit de diffamation par voie de presse ou de conflit professionnel ; sans compter les nombreuses entraves observées après des décisions du Conseil National de la Communication. Cette situation de menace constante de la Liberté de la Presse au Cameroun est loin de refléter le recul de seulement 3 places du Cameroun au classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) car la situation est GRAVE.
Au moment où le Cameroun entame une nouvelle mandature présidentielle, la majorité des professionnels de la presse reste conscient, dans leur for intérieur, que le droit à l’information est menacé, marqué par une répression légale et physique croissante. C’est pourquoi le SPIC saisit à l’occasion de la célébration de la 33e édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse pour interpeller le Gouvernement.

A ce titre, nous exhortons notre Gouvernement à :
- Garantir la liberté d’informer sans influence ;
- Faciliter l’accès à l’information et la protection des sources;
- Constituer les Organes de dialogue, de régulation et financement de manière paritaire en y introduisant les Organisations Professionnelles dans le respect du Tripartisme en conformité avec la Convention 144 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT);
- Revoir les méthodes de gouvernance appliquées aux Professionnels de la Communication ;
- Stopper les interpellations abusives des Journalistes et Professionnels de la Communication pour des motifs fantaisistes et pouvoiristes ;
- De garantir la liberté syndicale dans toutes les entreprises de presse qui reste une violation constante des Conventions 87 et 98 ratifiées par le Cameroun ;
- Engager une réforme urgente face à la crise du papier qui menace la presse écrite et la nécessité d’adapter les modèles économiques pour la Presse numérique qui sagrandit de jour en jour ;
- Instaurer une transparence égalitaire dans loctroi de lAide à la presse
- Octroyer une Subvention à la presse privée à la hauteur de la qualité des médias sans discrimination. La liste étant non-exhaustive.

Chers Professionnels des Médias, la célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse est « Façonner un monde de paix ».
Participons à instaurer la PAIX dans notre Travail quotidien.
Bonne Célébration à Tous et à Toutes.
Yaoundé le 03 Mai 2026






