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AccueilAfrique CentraleCode minier communautaire : la Cemac cogite sur un avant-projet

Code minier communautaire : la Cemac cogite sur un avant-projet

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La capitale économique camerounaise Douala a abrité, du 20 au 25 avril 2026, une réunion de concertation régionale consacrée à l’examen de l’avant-projet du code minier communautaire de la Cemac. Ces assises, qui ont réuni experts, décideurs publics, représentants du secteur privé et acteurs de la société civile, s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de l’intégration économique sous-régionale.

Durant cinq jours, les participants ont travaillé à l’élaboration d’un cadre juridique harmonisé, destiné à encadrer l’exploitation des ressources minières dans les États membres. L’objectif principal était de doter la sous-région d’un référentiel commun capable de favoriser une gestion plus équitable, transparente et durable du secteur minier.

Selon Fulmence Likassi Bokamba, Commissaire à la Cemac, l’adoption d’un code minier communautaire présente de nombreux avantages. « Un code minier communautaire permet aux États membres d’avoir un même référentiel, c’est le premier avantage. Ensuite, il constitue une protection pour la sous-région. Ce domaine faisant l’objet de grandes convoitises, il est essentiel que les populations bénéficient de retombées similaires, malgré les spécificités propres à chaque État », a-t-il souligné.

L’atelier a réuni le comité ad hoc élargi au comité permanent des mines et de l’industrie, avec pour mission d’examiner en profondeur le texte en préparation. Les travaux visaient également à garantir que ce projet reflète les réalités de terrain et les aspirations des États membres, en faisant des ressources minières un véritable levier de développement économique et social. Une attention particulière a été accordée à la question des retombées locales de l’exploitation minière. En effet, dans plusieurs zones de la sous-région, l’activité minière est souvent associée à une précarité persistante des populations locales, malgré la richesse des ressources exploitées.

Pour répondre à cette problématique, le projet de code introduit le concept de « contenu local ». Comme l’explique Odilon Obami, président du comité ad hoc, « les entreprises minières devront désormais tenir compte des impacts environnementaux et sociaux de leurs activités. Elles seront tenues de signer un cahier de charges avec les communautés locales afin de définir les droits et obligations de chaque partie ». Ce dispositif englobe notamment l’emploi local, le transfert de compétences, la sous-traitance, la protection de l’environnement et la promotion sociale.

Lire aussi :Cemac’s Capital Markets Awards 2026 : la sous-région veut accélérer  sa révolution financière   

Lire aussi :cCommission Cemac : de la lumière à l’obscurité  

Les travaux ont également été enrichis par des contributions variées émanant des administrations nationales, des entreprises publiques et privées, des parlementaires ainsi que des organisations de la société civile. Cette approche participative visait à confronter le projet initial aux réalités et attentes des différents acteurs du secteur.

À l’issue des échanges, des avancées significatives ont été enregistrées, même si le texte reste perfectible. Le comité ad hoc a assuré qu’il demeure ouvert à d’éventuelles contributions supplémentaires, dans le souci d’aboutir à un document consensuel. L’étape suivante consistera en un processus technique préalable à la validation ministérielle. L’ambition affichée est claire : parvenir à un code minier communautaire capable de fédérer l’ensemble des États membres et de renforcer la gouvernance du secteur extractif en Afrique centrale.

FLESS

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