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Bipartites Socapalm : Kienké à l’épreuve du dialogue de terrain

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Du 21 au 25 septembre 2026, l’équipe Socapalm a sillonné les villages riverains de Kienké. Quinze villages, cinq jours, une méthode : écouter avant d’expliquer, transformer les attentes en réponses. Récit d’une diplomatie sociale de proximité.

Pendant cinq jours, Kienké a vécu au rythme du dialogue territorial. La Socapalm est allée au-devant des communautés. Ici, la bipartite ne s’est pas voulue comme une simple réunion, mais comme une présence où écoute et action ont meublé les rencontres. Quinze villages visités sur dix-neuf ; quatre étapes restent prévues les 1er et 2 octobre à Mbvumbélé, Mbeka’a, Bume et Mpungu Aviation. Dès lors, une question s’impose : comment transformer les préoccupations en résultats ?

Pour y répondre, avant même les discours, un questionnaire circule. Les habitants notent les activités de Socapalm et signalent ce qui peut affecter leurs droits. À Nlozok, la rencontre commence ainsi par l’écoute. De Mabenanga à Bvungangom, de Nlozok à Angale et Nko’Olong, chaque étape charrie son lot de sujets et fait émerger, au fil des échanges, les préoccupations propres à chaque communauté.

Lire aussi :Socapalm : du dialogue communautaire au suivi des engagements   

À Angale, par exemple, le chef s’étonne de l’absence du cadastre pour poser les bornes. Socapalm précise alors : la mission concerne les superficies plantées, pas les espaces non plantés. Dans le même temps, Emmanuel Gang rappelle que Kienké est née dans un contexte démographique différent. « Cinquante années plus tard, les enjeux liés à la croissance démographique et à l’occupation de l’espace ont évolué. » Face à cette évolution, l’entreprise a saisi les autorités pour clarifier limites et statuts. Plus loin, à Nlozok, les jeunes ne contestent pas l’accès aux opportunités ; ils interrogent plutôt leur durée. Les contrats temporaires de six à huit mois ne suffisent plus. Ils réclament des emplois directs et durables. Dans cette même dynamique, Nkondeng Justin, notable, parle d’un « sentiment de satisfaction ». Il cite l’environnement, le foncier, l’emploi et les projets communautaires.

Lire aussi : Bipartites Socapalm : le dialogue quitte les bureaux pour le terrain  

Le dialogue prend forme

Cette perception du partenariat se retrouve également dans les réalités du quotidien. À Nlozok, le régent Bikom Benjamin mesure ainsi le partenariat au jour le jour : « Depuis le partenariat avec la Socapalm, notre train de vie a changé. » Les chaises des deuils remplacent le bambou de Chine. Toutefois, le transport scolaire et la santé restent des attentes. À Angale, un appareil de défrichage illustre, de son côté, la traduction concrète des échanges : un travail de près de deux semaines se fait en quelques heures. Le stade et l’école ont été nettoyés.

À cette présence sur le terrain s’ajoute une autre nouveauté : Ulula, mécanisme numérique de gestion des plaintes déployé depuis mars par le groupe Socfin. Appel, WhatsApp, code QR : trois portes d’entrée permettent désormais de saisir le dispositif. « Une plateforme digitale qui élimine la paperasse », explique Ornela Tchianko. Français ou anglais, anonymat préservé. Travailleurs, sous-traitants, prestataires et communautés riveraines peuvent l’utiliser. Ainsi, pour Emmanuel Gang, ces espaces renforcent la confiance. Bipartite et tripartite se complètent : l’une rapproche le dialogue des villages, l’autre traite les questions structurelles. Les communautés exposent, l’entreprise explique et rend compte, tandis que les dossiers sont suivis. Le dialogue ne gomme pas les divergences ; il leur donne un cadre.

Au terme de cette séquence, à Kienké, la bipartite dessine une diplomatie sociale de proximité : écouter, confronter, expliquer, traiter, suivre. Car la confiance ne se proclame pas : elle se construit village après village, par la continuité des échanges et la réalité des réponses. À Kienké, le dialogue ne se mesure donc plus au nombre de réunions tenues, mais à la capacité de transformer une parole en réponse, une plainte en traitement, une attente en résultat. La bipartite ouvre ainsi une nouvelle séquence : écouter les villages, répondre aux préoccupations, rendre compte des engagements. Car, au bout du dialogue, il reste toujours l’essentiel : les actes.

Cheikh Malcolm EPANDA

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