De Kienké à Édéa, de Dibombari à Mbongo et Mbambou, la Socapalm a organisé en septembre 2026 une série de rencontres avec ses équipes et les communautés riveraines, avec au centre des échanges le foncier, les projets communautaires, l’emploi, les services sociaux, la sécurité et le suivi des engagements.
Depuis le 7 septembre 2026, les rencontres bipartites organisé par la Société Camerounaise de Palmeraies, ont permis de reprendre les dossiers en cours dans les plantations, À Ongue, les populations ont évoqué les demandes d’emploi et de stages, l’accès à l’eau et à l’électricité, le manque d’enseignants ainsi que des préoccupations liées à la rivière. Le chef du village, SM Nkone Etienne, a réaffirmé la volonté d’Ongue de maintenir de bonnes relations avec l’entreprise.
À Déhanè, le foncier a dominé les échanges, avec une demande de rétrocession d’un espace destiné notamment aux activités agricoles des jeunes, Le chef Mikangue Jean Marie a relevé une évolution des relations, passées selon lui « d’une période de méfiance à un dialogue plus ouvert », tout en maintenant la question de l’espace vital parmi les attentes du village. Cette démarche a trouvé un prolongement lors de la 27ᵉ plateforme tripartite tenue le 15 septembre à Kribi, avec les pouvoirs publics, la Socapalm, les chefs et les notables des communautés riveraines. Le foncier a constitué le principal point de discussion autour de la révision des limites de la concession.
Le représentant du cadastre a indiqué que le travail technique était achevé et qu’il restait la transmission du dossier à la préfecture. Des chefs ont toutefois contesté l’implantation de certaines bornes. L’administration a demandé que les réserves soient examinées avant toute validation. « Avant la signature du procès-verbal, toutes les parties devront se mettre d’accord », a rappelé le représentant du préfet. Les participants ont aussi examiné l’électrification à Bidou 2, les projets communautaires et la certification RSPO, avec des échanges sur les droits humains, l’emploi local et les consultations auprès des communautés. La sécurité et le vol des noix de palme ont également été évoqués.
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Pour le Directeur général de la Socapalm, Frédéric Augé, le dialogue avec les équipes et les communautés doit éclairer les décisions du siège : « Nous voulons bâtir une entreprise où les décisions prises au siège sont éclairées par les réalités du terrain. C’est précisément l’esprit de Socapalm 2.0 ». Cette orientation s’inscrit dans un projet qui vise un rendement moyen de quatre tonnes par hectare à l’horizon 2028. Le directeur général cite les pratiques culturales, la maîtrise des pertes, l’entretien des plantations, la planification des opérations, la formation, la stabilisation de la main d’œuvre et la gestion des compétences.
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Le projet concerne aussi le management. Frédéric Augé, dans une récente interview accordée à La Voix Du Koat, a indiqué que « les collaborateurs demandent de la clarté, de la reconnaissance, des moyens et une plus grande proximité de la direction ». Il défend une organisation fondée sur la circulation de l’information entre le siège et les plantations et sur la responsabilisation des équipes. Dans les villages, les rencontres servent à présenter l’état des engagements, expliquer les procédures de recrutement, suivre les projets communautaires et présenter les exigences de la certification RSPO, Le mécanisme indépendant de gestion des plaintes fait également partie des échanges.
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Le dispositif ne fait pas disparaître les revendications foncières, les demandes d’emploi ou les attentes liées aux projets locaux. Il crée un cadre de discussion entre l’entreprise, les communautés et l’administration, avec un suivi des décisions prises au cours des réunions. La prochaine étape porte sur l’exécution des engagements. Le directeur général annonçait, dans notre interview, pour chaque plantation des objectifs, une feuille de route et des indicateurs de suivi. La direction entend poursuivre le travail sur la sécurité, les compétences, le dialogue social et la durabilité.
À travers Socapalm 2.0, l’entreprise cherche ainsi à rapprocher la décision du terrain. La suite se mesurera dans les plantations, au rythme des réponses apportées aux dossiers examinés autour des tables de concertation.
Valgadine TONGA






