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Bipartites Socapalm : le dialogue quitte les bureaux pour le terrain

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Du 7 au 30 septembre 2026, la Socapalm mène une campagne de rencontres bipartites dans ses plantations d’Édéa, Dibombari, Mbongo, Mbambou et Kienké. L’objectif est de faire le point sur les engagements antérieurs, l’état des projets communautaires 2026 et les préoccupations des communautés riveraines. Entre attentes foncières, demandes d’emploi et interrogations sur les dotations, le dialogue territorial se mesure au réel.

 

D’Édéa à Dibombari l’équipe de la Socapalm est sur le terrain dans le cadre de sa campagne de rencontres bipartites avec les communautés. Du 7 au 30 septembre 2026, l’entreprise sillonne ses plantations d’Édéa, Dibombari, Mbongo, Mbambou et Kienké. Objectif : renouer le fil du dialogue de proximité avec les communautés riveraines. Au menu de chaque étape : les engagements antérieurs, l’état des projets communautaires 2026, les préoccupations locales.

Partout, la même séquence. Ouverture et relevé des présences. Lecture du compte rendu précédent. Examen des questions en suspens. Point sur les projets sociaux. Informations de la Socapalm. Échanges avec les populations. Clôture. À Édéa, la campagne a aussi été l’occasion de présenter Bart Buytaert, le nouveau Directeur de Plantation, aux communautés riveraines. Un visage nouveau pour un dialogue qui, lui, ne l’est pas.

Lire aussi : Frédéric Augé : « Nous voulons bâtir une entreprise où les décisions prises au siège sont éclairées par les réalités du terrain. C’est précisément l’esprit de Socapalm 2.0 »  

Le 7 septembre, la délégation pose ses valises à Ongue. Les discussions s’engagent sur la mise à disposition de chaises et de bâches, la pollution alléguée de la rivière par certaines pratiques de pêche, les demandes d’emploi et de stages, l’accès à l’eau et à l’électricité, le manque d’enseignants. Pour la Socapalm, « les recrutements obéissent à ses besoins, avec un principe de traitement identique des communautés », justifie un cadre. Le chef du village, lui, réaffirme « La volonté du village Ongue de maintenir de bonnes relations avec l’entreprise », a déclaré SM Nkone Etienne.

Le foncier en première ligne

Après Onguè, la caravane a mis le cap ce même jour, sur Déhanè. Ici, la question foncière et celle de l’espace vital dominent les débats. Malgré le durcissement des débats, Le chef Mikangue Jean-Marie constate une évolution. « Les relations sont passées d’une période de méfiance à un dialogue plus ouvert », dit-il, citant les bipartites, les tripartites et les commissions de suivi. Mais l’attente principale reste la rétrocession d’un espace vital, notamment pour permettre aux jeunes de renouer avec l’agriculture.

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Des tensions internes affleurent aussi : des jeunes, des femmes et des doyens reprochent au chef d’avoir « vendu les terres » à la Socapalm. Un malentendu immédiatement dissipé par les explications de l’équipe de la Socapalm. Ce qui a ramené la sérénité et l’assurance au sein de la population. En effet, le précédent compte rendu, daté du 2 juin 2026, avait acté une rétrocession et annoncé une descente des services du cadastre pour les délimitations. En parallèle, Koukouè, Déhanè et Apouh ont convenu de mutualiser leurs revenus pour financer des projets communautaires.

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Le 8 septembre, la délégation se déporte à Koukouè. Là, les échanges portent sur la prise en charge sanitaire dans les structures de la Socapalm, le niveau de la dotation destinée aux projets communautaires, l’accompagnement des initiatives locales. Plusieurs communautés estiment que l’enveloppe actuelle est inférieure à celle des années précédentes. La direction invite les jeunes à maintenir un contact régulier avec ses services. Le chef Mbahè Carnet Benjamin, lui, salue une collaboration « satisfaisante », qu’il situe à environ 75 %. Et lance : « Avec le paquet que l’entreprise met à la disposition de chasue village dans le cadre des projets communautaires, on peut faire une chose ».

Le Moungo prend le relais

Après la Sanaga-Maritime, la caravane file vers le Moungo. Le 9 septembre, Mbonjo I et II ouvrent le bal. Le 10 septembre, Bomono Ba Mbengue 1 et 2 aborde l’accès à l’eau, la formation des jeunes et les initiatives durables. Le 14 était au tour de Nkende et Souza d’accueillir l’équipe de la Socapalm. La tournée dans le Moungo s’est achevée le 15 septembre par le seul village de Bomono Gare. L’entreprise parle d’un espace d’écoute et de concertation.

Des journées d’Édéa et de Dibombari, plusieurs constantes se dégagent. Le foncier et l’espace vital restent sensibles, notamment à Déhanè. Les services sociaux de base reviennent dans les préoccupations. Les demandes d’emploi, de stages et d’appui aux microprojets sont récurrentes. Les populations attendent un suivi concret des engagements et s’interrogent sur le niveau des dotations. Le dialogue territorial se mesure ainsi au rapport entre les préoccupations exprimées, les réponses apportées et les engagements réalisés. La campagne se poursuit jusqu’au 30 septembre. Après Édéa et Dibombari, les bipartites se tiendront dans l’arrondissement de Dizanguè, notamment avec les populations riveraines des plantations de Mbongo et Mbambou. Le dialogue, lui, ne fait que commencer.

Cheikh Malcolm EPANDA

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