Electrification de village, installation des forages…construction À travers son bulletin interne publié au début du mois de mai 2026, la Socapalm met en lumière un premier trimestre marqué par le renforcement de ses investissements sociaux et la consolidation du dialogue avec les communautés riveraines de Kienké et d’Édéa. Une dynamique qui traduit la volonté de l’entreprise de faire de la RSE un levier durable de paix sociale et de développement partagé.
À la suite de la parution, en ce début de mai 2026, du bulletin mensuel interne de la Socapalm et du rapport de synthèse de sa Direction du Développement Durable, un constat s’impose avec la force de l’évidence : l’agro-industrie a fait de sa responsabilité sociétale, le socle d’une cohabitation apaisée avec ses communautés riveraines. Notre analyse plonge au cœur d’un trimestre où chaque équipement remis a scellé un fragment de destin commun.
Loin des logiques de communication institutionnelle descendante, les données du premier trimestre 2026, couvrant la période de janvier à mars mais intégrant les réalisations de fin d’exercice 2025, dessinent la cartographie d’une entreprise en pleine mutation citoyenne. Dans un paysage entrepreneurial camerounais souvent marqué par des relations distendues entre les grands exploitants et les territoires qui les abritent, la Socapalm se positionne, chiffres à l’appui et dialogues à l’unisson, comme un acteur de la preuve.
Une cartographie de confiance
L’analyse croisée du rapport de synthèse et des remontées du terrain révèle une mécanique de précision. Douze communautés distinctes, réparties entre les bassins de Kienké et d’Édéa, ont vu leurs doléances se muer en dotations tangibles. On ne parle plus ici de promesses, mais de pirogues motorisées de huit mètres fendant les eaux de Mbvumbélé, de transformateurs électriques libérant l’énergie créatrice de la jeunesse d’Ongué, ou encore de forages d’eau réduisant la pénibilité séculaire des femmes de Koukouè. L’âme profonde de cette démarche ne réside pas seulement dans l’objet offert, mais dans l’intention documentée qui le porte.
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Le 17 mars 2026, cette dynamique de proximité s’est également matérialisée à Nko’Olong, dans l’arrondissement de Nyété, où la cour de l’école publique du village s’est transformée en espace de dialogue communautaire et de restitution sociale. Sous les regards des autorités administratives, des chefferies traditionnelles et des populations riveraines, la Socapalm a procédé à la remise de 128 chaises et de six bâches communautaires au profit des villages de Bidou III, Nkolembonda, Nko’Olong, Nlozok, Angalé et Andjeck. Derrière cette dotation collective se dessinait une architecture plus profonde : celle d’un protocole d’accord formalisant un comité de suivi composé de cinq représentants villageois et de deux représentants de l’entreprise, chargé d’accompagner les futurs micro-projets locaux.

Dans cette localité du département de l’Océan, l’atmosphère de la cérémonie traduisait déjà une évolution qualitative des rapports entre l’entreprise et les communautés. Les habitants affluaient par petits groupes, les chefs traditionnels échangeaient avec les responsables administratifs, tandis que les signatures officielles consacraient un dialogue désormais encadré par des mécanismes institutionnels. « C’est un sentiment de fierté de voir la bonne collaboration entre l’agro-industrie et les villages riverains », soulignait alors Roméo Ma’a, représentant du sous-préfet de Nyété, saluant le rôle d’accompagnement et d’arbitrage joué par l’administration territoriale.
La parole des communautés riveraines révélait, elle aussi, cette mutation progressive du climat social. Prenant la parole au nom des villages bénéficiaires, Sa Majesté Ovono Thomas saluait « le rôle très citoyen » joué par l’entreprise ainsi que « le système de communication mis en place » entre les différentes parties prenantes. Plus qu’une remise de matériel, la cérémonie de Nko’Olong venait ainsi consacrer une nouvelle étape dans la structuration du dialogue bipartite entre l’entreprise et les communautés riveraines.
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À Mbvumbélé, la remise de deux pirogues, d’un tricycle et de débroussailleuses ne constitue pas un simple acte philanthropique. C’est l’injection ciblée de plus-value dans une économie locale lacustre, où le transport scolaire et la pêche deviennent générateurs de revenus. Là-bas, le chef Bekouo Henry a saisi une main tendue, transformant une relation historiquement distante en un partenariat visible. C’est une dignité retrouvée lorsque le tricycle devient un « engin qui produit » pour financer l’école communautaire, autonomisant le village au-delà de la dotation initiale.
Électricité et eau, nouveaux leviers de la dignité sociale
L’installation d’un transformateur de 25 KV à Ongué est l’archétype de cette RSE qui se veut levier de transformation économique. Désormais, les métiers de la soudure et de l’artisanat électrique sortent de l’utopie pour entrer dans le champ des possibles concrets pour une jeunesse en quête d’insertion. Ce n’est pas un simple pylône qui a été inauguré, c’est une brèche ouverte dans le mur du chômage. La dimension spirituelle de ce geste s’incarne dans la lumière qui éloigne la fatalité.
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Parallèlement, à Koukouè, le troisième forage d’eau potable redessine la géographie sociale du village. L’investissement dépasse l’infrastructure hydraulique, et la mise en place d’un comité de gestion et d’une caisse de maintenance communautaire révèle une stratégie d’appropriation collective. La Socapalm n’y installe pas une pompe, elle y sème les germes d’une gouvernance locale responsable. L’esprit profond de cette action, c’est la restitution du temps et de la santé aux femmes, une restauration silencieuse de la dignité par la fin des longues marches vers des points d’eau insalubres.
Pacte social scellé par le dialogue
L’étude du climat social, telle qu’elle émane des cérémonies de remise, démontre une mutation sémantique majeure. Nous sommes passés d’une logique compensatoire à une « franche collaboration et une relation de fraternité », pour reprendre les mots de la cheffe de Dombé. L’analyse des discours des parties prenantes est éloquente : le représentant du sous-préfet de Nyété ne supervise plus une obligation, il exprime sa « fierté » de voir une collaboration aussi citoyenne.
Cette paix sociale n’est pas un acquis passif, mais une construction dynamique où l’administration joue un rôle d’arbitrage et de validation, où les chefs traditionnels comme Sa Majesté Sangouala Saint-Simon de Bilolo peuvent affirmer publiquement que « désormais, chaque année, nous bénéficions de projets communautaires ». L’âme profonde de cette relation réside dans l’institutionnalisation d’un dialogue structuré. La signature de protocoles d’accord tripartites et la création d’un comité de suivi composé de cinq villageois et de deux représentants de l’entreprise, ne sont pas des détails techniques : ils sont la colonne vertébrale d’une coresponsabilité qui dépasse les individualités.
La cérémonie de Nko’Olong est venue renforcer cette dynamique de co-construction. Sous le soleil des localités balnéaires de Nyété, la remise symbolique des chaises et des bâches a révélé un climat où la reconnaissance et les attentes sociales coexistent désormais dans un cadre institutionnel stabilisé. Derrière chaque chaise remise se lisait autant la satisfaction d’un besoin immédiat que la persistance d’aspirations plus profondes autour de l’emploi, du développement local et de l’insertion des jeunes riverains dans les structures de l’entreprise.
Dialogue territorial et durabilité sociale
C’est donc la maturité d’un dialogue où la sécurisation des plantations devient l’affaire d’une collaboration impliquant la jeunesse locale, et non un motif de fracture. L’entreprise joue ici son rôle de « père de famille », une notion qui, au-delà du paternalisme apparent, instaure une condition de durabilité implicite : les biens remis sont un patrimoine commun à gérer, comme le rappelait avec lucidité le chef de Bikondo en soulignant que la réparation des motos serait désormais à la charge des bénéficiaires.

Dans le concert des entreprises agro-industrielles du Cameroun, la Socapalm de ce premier trimestre 2026 n’apparaît plus seulement comme un exploitant de palmeraies, mais comme une entreprise citoyenne ancrée dans l’humain. Sa stratégie de RSE, mesurée par des indicateurs physiques tangibles, notamment 6 engins de transport remis, 2 infrastructures sociales majeures inaugurées, 134 unités de matériel collectif distribuées, la distingue dans un environnement où le lien social est souvent la variable d’ajustement des budgets.
En liant explicitement ces investissements à la production d’une huile durable conforme aux exigences RSPO, la direction du Développement Durable fait de l’acceptabilité sociale un actif stratégique. Chaque forage, chaque moto cross adaptée aux pistes rurales enclavées de Dombé, Bilolo et Bikondo, chaque lot de chaises ou chaque bâche communautaire remis à Nyété, constitue un calcul d’intérêt mutuel qui solidifie l’ancrage territorial de l’entreprise.
Bilan chiffré, pacte social consolidé
En définitive, le premier trimestre 2026 de la Socapalm raconte l’histoire d’une transition silencieuse mais profonde. Celle où une agro-industrie, en se mettant à l’écoute des villages de la Kienké et d’Édéa, a choisi de mesurer sa performance non seulement au tonnage de régimes récoltés, mais à la solidité du pacte qui la lie aux hommes et aux femmes vivant à l’ombre de ses palmiers.
La paix sociale n’y est plus un vœu pieux, mais une réalité méthodiquement construite. Le bilan consolidé de ce premier trimestre 2026 en atteste avec la force des chiffres : 12 communautés réparties entre les bassins de Kienké et d’Édéa ont été bénéficiaires, pour un total de 6 engins de transport remis, 2 infrastructures sociales majeures inaugurées, un 3ᵉ forage d’eau potable mis en service à Koukouè, et 134 unités de matériel collectif distribuées aux populations. Des pirogues motorisées de Mbvumbélé aux 128 chaises et 6 bâches de Nko’Olong, du transformateur électrique d’Ongué aux motos cross de Dombé, Bilolo et Bikondo, chaque équipement est venu matérialiser un fragment de destin commun. La main tendue par les villages a été saisie, et ce geste scelle aujourd’hui, dans l’épaisseur du dialogue et la matérialité des preuves, une promesse de prospérité partagée.
Cheikh Malcolm EPANDA






