Forum des PDG Afrique 2026. Six chefs d’État. 2 800 chefs d’entreprise africains. Deux jours à Kigali. (Africa Ceo Forum 2026)
Ma première participation m’a marqué différemment de ce à quoi je m’attendais. Je reviens avec une conviction qui ne m’avait pas traversé l’esprit en chemin.

J’ai écouté Son Excellence le Président Paul Kagame du Rwanda, Son Excellence Bola Ahmed Tinubu du Nigeria, Son Excellence le Général Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, le Dr Sidi Ould Tah, neuvième Président de la Banque africaine de développement, ainsi que M. Jean-Louis Billon, Président de la SIFCA et ancien ministre du Commerce de la Côte d’Ivoire. Parmi beaucoup d’autres.
Au-delà de leurs interventions, trois choses m’ont marqué. Ils ne demandent plus rien. Aucun ne prit la parole en tant que pétitionnaire. Ni à l’aide internationale, ni aux institutions multilatérales, ni aux puissances étrangères. Le président Kagame l’a formulé dans une formule : « Nous devons être capables de dire non. » Ce changement de posture est ce qui a marqué la pièce.
Ils ne se présentent pas comme des victimes. Aucun ne s’est exprimé en tant que victime.
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Le président Kagame a évoqué des « empreintes africaines » dans la crise actuelle. M. Billon a reconnu l’écart entre la promesse de la décennie et son résultat. Le président Oligui Nguema nous a rappelé que la fragmentation africaine est un choix politique. Cette lucidité sans se plaindre est ce qui leur donne leur autorité.
Ils nomment des actes, pas des ambitions. Le Dr Sidi Ould Tah a nommé une architecture précise (NAFA). Le président Tinubu a proposé une plateforme de matières premières avec deux pays nommés. Le président Oligui Nguema a exposé six éléments du modèle européen sous forme de matrice. Aucun ne parlait d’une vision 2050. Tous ont parlé d’actes mesurables dans l’espace de douze à vingt-quatre mois.
Ce qui se passe à Kigali n’est pas un changement de discours. C’est un changement de posture. Le groupe Nbiko jouera son rôle.
Parmi les trois ruptures observées — ne plus poser de questions, ne plus se positionner comme victimes, désigner des actes — laquelle semble la plus difficile à incarner pour un dirigeant africain aujourd’hui ?
Par Steven NBIENOU KOUADJO
PDG NBIKO GROUP






