Eaux minérales : Source Tangui à la reconquête de son marché

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L’enjeu pour la Société des eaux minérales du Cameroun est de reprendre le leadership dans le secteur de la commercialisation des eaux minérales.

L’enjeu pour la Société des eaux minérales du Cameroun est de reprendre le leadership dans le secteur de la commercialisation des eaux minérales.

Usine Semc.

 

Depuis quelques années, le secteur de la vente des eaux minérales est des plus concurrentiels. Source Tangui qui jouissait du monopôle depuis sa naissance en 1981 a vu ses parts de marché être grignotées par les concurrents. Les caisses encaissent  un coup. La tendance est un tantinet plus reluisante avec la marque Vitale. La Société des eaux minérales du Cameroun (Semc), estime ses ventes de 2017 à 40,84%, contre 51% en 2016.  Il est temps de rétablir la notoriété de Source Tangui. C’est au nom de cette volonté affirmée que la Semc a invité les distributeurs et médias électroniques, à une visite de son usine à Mbanga dans le Littoral. Face aux responsables de la Semc jeudi 26 juillet, les distributeurs qui représentent le gros des partenaires se sont lâchés. Chacun se servant de son expérience pour dire où le bât blesse mais surtout, comment rectifier le tir.

L’enjeu pour la Société des eaux minérales du Cameroun est de reprendre le leadership dans le secteur de la commercialisation des eaux minérales.

«Il s’agira désormais d’améliorer la présence, la visibilité, de nos marques. L’eau c’est le produit d’appel. Il faut gagner cette bataille», a scandé sur un ton de motivation, Francine Ngoudjo, Chef Segment eaux et sirops de la direction commerciale et marketing des Brasseries du Cameroun. C’est le même son de cloche chez les distributeurs grossistes qui soutiennent que les produits Semc sont meilleurs en termes de qualité. Ce n’est pas le Directeur d’usine Semc qui dira le contraire. Simon Nouadjou note qu’il a fallu un an d’études de reconnaissance pour commencer à exécuter le premier forage en 1983. Des études menées par le Bureau de recherches géologiques et minières, Brgm. C’est un organisme public français de référence dans le domaine des sciences de la Terre pour la gestion des ressources et des risques du sol et du sous-sol. «Nous sommes la seule société d’eau minérale camerounaise à être cotée à la Bourse de Douala, soit 30% du capital. Tangui et Vitale ont la même composition minérale, en dépit des années qui passent, preuve de la qualité de la source microbiologiquement saine, naturellement pure. La Semc est la seule structure en Afrique reconnue par le Boulanger du service hydrologique et climatologique. Très méticuleuse, l’armée américaine vient faire les vérifications de nos produits tous les six mois avant de s’approvisionner pour leurs équipes», énumère Simon Nouadjou. On sait aussi que l’Ordre national des médecins du Cameroun vient de nouer un partenariat avec la Semc. L’Onmc recommande d’ailleurs les eaux de la  Semc  pour la santé.

Un traitement d’ozonation

Au rang des particularités des eaux de la Semc, sa pureté. «Nous tirons l’eau du forage, à une profondeur de 165mètres, explique le directeur de l’usine. Nous l’amenons à travers des conduites inertes, en passant par des filtres sable et à charbon, uniquement pour éliminer des éventuelles odeurs qu’on pourrait avoir le long du circuit. On ne rajoute rien sur l’eau. C’est pour cette raison que nous sommes une eau minérale naturelle. Nous mettons l’eau en bouteille tel que nous la prélevons dans le forage.» Contrairement aux perceptions de l’opinion, l’entreprise relève que l’eau Vitale n’est pas venue concurrencer ou éteindre Tangui. «Source Tangui contient 217mililitres de Bicarbonate, ce qui rend l’eau lourde et pousse les gens à dire qu’elle est salée. Nous n’ajoutons rien à l’eau, elle est naturelle. Mais nous avons développé un second forage pour avoir de l’eau légère, Vitale. La teneur en bicarbonate est 120ml. Notre eau a des teneurs en fer et en manganèse relativement élevées, pour les problèmes de visuels, nous faisons un traitement d’ozonation qui consiste à la déferriser

L’enjeu pour la Société des eaux minérales du Cameroun est de reprendre le leadership dans le secteur de la commercialisation des eaux minérales.

Ce forage est la source de Source Tangui.

La mine d’or

Après chaque trois mois, la Société anonyme des Brasseries du Cameroun envoient des échantillons des eaux de la Semc subir des tests dans des laboratoires externes : le laboratoire central, le laboratoire Vichy en France et le Centre Pasteur. Nous avons effectué une descente dans les forages. On constate que  la Société des eaux minérales du Cameroun dispose de trois périmètres de protection : l’immédiat sur un rayon de 300m ; le rapproché qui fait sur le forage 6Ha, soit 60.000m; le forage deux fait 2Ha, l’équivalent de 40 lots de 500m2. «Toute cette sécurité c’est pour que s’il y a des contaminations, des personnes malveillantes, qu’elles ne puissent pas atteindre nos eaux. Le troisième est le périmètre éloigné. Il est sur un rayon de 29Km2.» Si la mine d’or liquide se trouve à des profondeurs, d’autres richesses préservent la surface. Manguiers, pruniers, mandariniers, cacaoyers…sont autant d’arbres fruitiers qui recouvrent la surface verte. D’aucuns n’ont pas hésité à cueillir les cabosses toutes mûres de cacao qui luisaient sur les branches.

Pour entretenir la biodiversité, l’entreprise a planté des arbres de différentes essences, notamment le bubinga, l’azobé pour «agrémenter le développement de l’écosystème qui tient à cœur de notre directeur général. Nous sommes en contact avec une Ong qui nous assiste pour trouver des partenaires qui vont faire sur le dernier périmètre de protection rapprochée, des ananas bio, la papaye bio et des poivres vraiment bio». L’opération est prévue pour septembre 2018.

Chaîne de fabrication…

L’enjeu pour la Société des eaux minérales du Cameroun est de reprendre le leadership dans le secteur de la commercialisation des eaux minérales.

Simon Nouadjou, Directeur usine Semc.

Tout commence par le laboratoire. Des contrôles sont faits avant le lancement de la production et en cours de l’opération. Une fois l’aval du labo obtenu, le processus proprement dit s’enclenche. La préforme est l’élément central. C’est un petit étui de 300ml qui devient une bouteille de 10l après soufflage. En fait, pour ramollir la préforme, «elle passe à travers un four qui a une température autour de 180° à 200°, ponctue Simon Nouadjou. Qui poursuit: On passe à la souffleuse, à des pressions de 28 à 30 barres. La bouteille obtenue, le process suit avec le remplissage, le bouchage, le contrôle de présence de bouchons et du niveau de remplissage. On passe ensuite à l’étiqueteuse, la dateuse, double dateuse, la fardeleuse où on fait des packs de six.» Le processus dure une heure, soit 16.000 bouteilles produites. Cette année, «on devrait arriver à produire 700.000 hectolitres. On n’a pas encore atteint notre production de croisière qui était de 816.000hl en 2015 mais si les ventes se développent, nous avons une bonne capacité pour faire, avec les installations actuelles, 1million3mille hl. L’année dernière nous avons plafonné à 554.000hl».

Valgadine TONGA, de retour de Mbanga

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