Business : La Fiac 2018 bat son plein à Douala

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500 participants nationaux et internationaux ont investi le Complexe Camtel de Bépanda à Douala, où se vit la Foire internationale  des affaires et du commerce de Douala, Fiac. L’ouverture officielle a eu lieu le lundi 26 mars 2018.

Ça y est ! La Foire internationale des affaires et du commerce de Douala, Fiac, est lancée. Même si les affaires ont commencé à tourner  le 24 mars au Complexe Camtel de Bépanda à Douala, l’ouverture solennelle a été faite ce lundi 26 mars 2018. «La promotion du made in Cameroon et du consommer camerounais», est le leitmotiv de ce rendez-vous, comme le martèle le ministre du Commerce, Mincommerce. Dans son discours de circonstance, Luc Magloire Mbarga Atangana, -représentant du 1er Ministre- souligne l’opportunité de la Fiac pour les entrepreneurs, dans une économie de marché continentale désormais ouverte. «Après tant de décennies de vaste hésitation, d’atermoiements et de tergiversations, 44 Etats sur 55 ont signé à Kigali, sans coup férir, l’Acte constitutif de la zone de libre-échange continentale africaine. C’est la création d’un marché unique, ouvert, sans frontière, sans entrave douanière, d’un marché d’1milliard 200millions de consommateurs. D’où le slogan ‘‘Produire pour l’Afrique et consommer africain’’. Une aubaine à saisir pour nos investisseurs Camerounais. Ils doivent s’approprier  ce slogan de la Fiac, qui est justement de produire pour l’Afrique en consommant camerounais d’abord, et africain ensuite.»

500 participants nationaux et internationaux ont investi le Complexe Camtel de Bépanda, où se vit la Foire internationale des affaires et du commerce, Fiac

Fiac 2018. C’est parti!

«Les meilleures potentialités économiques»

Nouvelles technologies, start-up, artisanat, industrie agroalimentaire, textile, import-export, télécommunication…médecine traditionnelle ne sont  qu’une brochette de secteurs présents sur  le site. 500 structures nationales et internationales ont arraché leur ticket de participation à la Fiac 2018. Président de la Fondation internationale Inter-Progress (mandatée par le gouvernement pour organiser la Fiac), Pierre Zumbach dénombre 100 PME camerounaises, 50 PME artisanes en provenance du Grand Nord Cameroun.  La Fiac c’est des rencontres, des affaires, des découvertes, des débats…mais aussi «des animations conviviales dont un grand café de 600 places avec podium pour les prestations artistiques ; des manèges et des jeux pour des enfants des visiteurs», relève Pierre Zumbach. Le président d’Inter-Progress appelle à la mobilisation du public pour le succès de la foire. «Les meilleures potentialités économiques ne sont rien sans la mobilisation d’acteurs motivés, ‘‘des agissants’’ qui transforment en succès, les potentialités identifiées. Que les habitants de Douala, de la région du Littoral et au-delà, stimulés par l’excellent soutien des médias, se déplacent pour venir à cette première édition de Fiac et par là, soutenir leur évènement économique au cœur de la ville pour le mieux vivre de chacun.»

Petite précision, la Fiac n’est pas une pale copie de Promote.  «La Fiac se démarque du salon Promote de part  sa vocation essentiellement foraine, la foire, et en ce qu’elle vise l’émergence d’un secteur productif fort, se positionnant comme un accélérateur des nouveaux outils promotionnels. Il s’agit en grande vitrine d’une opportunité inestimable de mise en exergue des produits made in Cameroon. La Fiac est tout,  sauf une réplique de Promote», avait rappelé le Mincommerce à une conférence de presse antérieure. La Fiac se déroulera après chaque deux ans, soit les années paires. Ce sera en alternance avec Promote qui aura lieu les années impaires. Comme la Fiac, Promote est organisée par la Fondation Inter-Progress. La Fiac ferme ses portes le 8 avril.

Valgadine TONGA

 

Réaction :

Emmanuel De Tailly (DG des Sabc) : «L’agro-industrie comme choix de l’océan bleu du Cameroun»

Dans son discours, le Directeur général de la Société anonyme des brasseries du Cameroun, grand partenaire de la Fiac, a insisté sur la place de l’agro-industrie au Cameroun. Ci-dessous, un extrait de son intervention.

L’histoire contemporaine nous a tout d’abord appris que les pays développés sont tous passés, à quelques exceptions près, à une phase de développement industriel. L’histoire récente nous apprend que la mondialisation rend les économies extrêmement fragiles, et que seuls les Etats avec une vision claire et développementalistes, sont ceux qui résistent le mieux à l’assaut d’une concurrence désormais planétaire qui engendre une poursuite effrénée de compétitivité. Enfin, l’histoire immédiate et actuelle du continent africain soumis à la fluctuation des cours de matières premières, nous enseigne que les économies diversifiées et avec une dominante agroalimentaire, s’en sortent mieux que les autres. Ethiopie, Côte d’Ivoire, Rwanda et en quelque sorte le Cameroun, sont les exemples de réussite de résilience sur un continent où les taux de croissance ont été divisés par deux. Produire ce que nous consommons, et consommer ce que nous produisons semble être la formule de ces pays qui s’en sortent mieux que d’autres. Je crois que cette formule est chère au président de la République.

500 participants nationaux et internationaux ont investi le Complexe Camtel de Bépanda, où se vit la Foire internationale des affaires et du commerce, Fiac

Emmanuel De Tailly.

 Dans ce contexte, il s’avère que dans nos métiers, nos filières, nous sommes tous à la recherche de ce que nous nommons désormais, la stratégie de «l’océan bleu». Cette stratégie a pour objectif ultime de permettre aux entreprises de sortir de «l’océan rouge», lieu où tout le monde s’affronte de façon acharnée et impitoyable sur les produits. Se distinguer, trouver la voix de l’excellence, proposer des services uniques, exceptionnels, être une référence, voilà désormais la stratégie que nous souhaitons tous poursuivre et qui consiste, en définitive, à passer de l’océan rouge à l’océan bleu. Il s’agit donc de trouver l’océan bleu du Cameroun. Puis-je, Monsieur le ministre, vous proposer de faire le choix de l’agro-industrie comme choix de l’océan bleu du Cameroun ? Pourquoi ce choix me diriez-vous ? Parce que, en premier lieu, la terre est le symbole de ce qui unie tous les jours le Cameroun et sa population. En second lieu, le Cameroun possède une expertise agro-industrielle incroyable. Banane-plantain, manioc, riz, thé, café, coton, huile de palme, maïs, sucre sont des filières qui ne demandent qu’à se développer. Parce que nous sommes également un certains nombre à croire que la réduction de la pauvreté passe par le développement du secteur primaire et du secteur secondaire, dans une stratégie solidaire, d’amont en aval, entre les paysans et l’industrie…Le Groupe Sabc est une agro-industrie, qui depuis 70 ans est l’un des fleurons alimentaires du Cameroun et surement de l’Afrique Centrale. En partenariat avec  six milles paysans  au travers de Maïscam et de Sosucam qui produisent localement 10.000 tonnes de maïs et 30.000tonnes de sucre pour être valorisées dans nos produits. Nous pourvoyons 7000 emplois  directs, 100.000 emplois indirects, 3000 sous-traitants.

Décryptée par V.T.

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