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Violences sexistes et sexuelles : l’art au service du combat

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Le programme Womendia met en commun des artistes camerounais de différents secteurs. Autour d’une pièce théâtrale, ils brisent le silence sur les violences subies par les femmes.   

Toute une pièce de théâtre. Plus qu’une comédie musicale. Plus qu’une mise en scène. Les spectacles du vendredi 28 octobre, du samedi 30 octobre à Douala, et du 8 novembre à Yaoundé aux Instituts français, seront plus que des shows. Sur les planches, il y aura des chanteurs, des musiciens, des danseurs, des comédiens, des plasticiens… D’aucuns donneront de leur voix, d’autres des mouvements esthétiquement fluides et beaux, sur des sons d’instruments. Tout ce cocktail pour une pièce de 50 minutes qui se veut émotive.

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Womendia, c’est l’abréviation de Women do it all. Un programme qui lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Le programme qui a débuté depuis mars 2022, est lancé par l’association Patrie Art, vieille de 11 ans. Le spectacle montrera aussi comment l’homme est celui qui soutient la femme. «Womendia c’est un projet sociétal, humain. Ce n’est pas un conflit de genre, il ne s’agit pas de dire que les femmes sont plus fortes que les hommes. Notre message, c’est de dire qu’ensemble nous sommes plus forts. Nous ne souhaitons pas que tout s’arrête au spectacle, mais qu’ensemble, nous puissions mener le combat. Womendia est là pour sensibiliser toutes les parties prenantes, les hommes comme les femmes. Il y a eu des descentes sur le terrain pour sensibiliser la population, les associations et les entreprises à Douala et à Yaoundé. On attaquera les universités plus tard. Nous devons approfondir la lutte. Womendia c’est des débats aussi», a expliqué devant la presse, Floria Houng, gestionnaire du projet et artiste musicienne. La conférence de presse à l’Institut français de Douala, le mardi 18 octobre 2022, a permis à Patrie Art d’éplucher le programme.

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Coordonnateur du projet, Ludovic Ngahenou, relève que : «Les artistes se sont mis ensemble, pas pour plaire au public. On voit plus des gens parler qu’agir devant les violences dans notre société. On compatit devant ces violences quand on en parle dans les médias, mais on ne mène pas d’action réelle. Nous artistes avions décidé à notre manière de briser la glace. Inciter les femmes à prendre les devants, à se libérer quand elles subissent. Et aujourd’hui, nous avons les femmes qui nous contactent pour se confier.  Notre mission n’est pas de lancer la sensibilisation parce que nous avons eu un financement. Non. Le combat que nous avons commencé depuis le mois de mars, va devenir un travail de vie. Dépeindre la société est aujourd’hui pour nous un projet de vie.» Et de poursuivre : «Nous avons eu par exemple la visite d’une responsable d’établissement, qui s’est confessée à nous en pleurs, pendant une quarantaine de minutes. Elle nous a confié qu’elle n’avait jamais osé parler de son problème. Puis elle nous a demandé de l’aider

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Dépeindre les violences sexistes et sexuelles autour de la musique, de la danse, de la peinture…demandera une écriture scénographique claire et sans hiatus, comme l’a indiqué le Directeur artistique du projet, Rodriguez Tankoua. Qui est également revenu sur les différentes étapes qui ont précédé le travail de création. «On a eu un casting où des comédiens, chanteurs, musiciens, et danseurs ont été sélectionnés. Ils ont par la suite été formés, avec l’équipe de production sur les questions du genre, question pour tout le monde d’épouser le concept et de parler le même langage. Il y a eu deux semaines de préparation physique, puis quatre semaines de création artistique autour du sexisme, des violences faites aux femmes, des femmes entreprenantes. Les phases de transformation, de structuration et de composition ont permis d’élaborer les premières chorégraphies. Les différentes composantes sont imbriquées, pour que le spectacle ne soit pas haché et pour que le message passe mieux

Valgadine TONGA

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