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Socapalm : une Minute HSE pour dire non au travail des enfants et au travail forcé

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À travers une Minute HSE consacrée aux droits de l’Homme, la Direction générale de la Socapalm a réuni ses collaborateurs autour d’un même impératif : ancrer la tolérance zéro contre le travail des enfants et le travail forcé. Au-delà du rappel des textes, l’entreprise entend faire de la conformité juridique, de la vigilance collective et de la sensibilisation continue, les piliers de sa gouvernance responsable.

Dans la salle de réunion de la Direction générale de la Socapalm, le silence laisse rapidement place à un message sans équivoque. Sur l’écran s’affiche une injonction claire : « Non au travail des enfants, au travail forcé. » Plus qu’un simple support de sensibilisation, cette Minute HSE du 24 juillet 2026 ouvre un temps d’échanges consacré à l’un des enjeux majeurs de la responsabilité sociétale de l’entreprise : la protection des droits humains.

Animée par l’équipe Juridique & Contentieux, la session dépasse le cadre du rappel réglementaire pour inscrire la conformité au cœur des pratiques quotidiennes. Au fil des interventions, les collaborateurs sont invités à s’approprier les fondements juridiques relatifs au travail des enfants et au travail forcé, dans une démarche où information, vigilance et responsabilité collective convergent vers un même objectif : faire des droits humains un principe opérationnel qui guide durablement l’action de l’entreprise.

La norme au service du discernement

L’objectif allait bien au-delà d’un simple rappel réglementaire. Il s’agissait d’apporter aux collaborateurs les repères juridiques nécessaires pour identifier ces pratiques, comprendre leurs implications et devenir eux-mêmes des relais de sensibilisation. « Sensibiliser le personnel en relevant tous les aspects juridiques », afin que chacun puisse « expliquer ces notions avec les outils juridiques nécessaires », résume Hans Bicko, Assistant juridique et contentieux.

S’appuyant sur les conventions internationales et le Code du travail camerounais, l’intervenant a rappelé qu’un enfant est « une personne de moins de 18 ans » et que toute activité compromettant « son développement physique, intellectuel et moral » relève du travail des enfants. Si la législation fixe l’âge minimal d’accès à l’emploi à 14 ans, elle l’encadre par des conditions strictes relatives à la sécurité, à la santé, aux capacités de l’enfant et à la poursuite de sa scolarité. « Si ces conditions ne sont pas respectées, on tombe sous le coup du travail des enfants », a-t-il souligné.

Dans le contexte spécifique de la Socapalm, cette exigence revêt une portée opérationnelle. L’utilisation d’outils tranchants, de produits phytosanitaires ou encore les travaux de manutention lourde rendent les activités incompatibles avec l’emploi de mineurs. « Le travail des enfants est prohibé » au sein de l’entreprise, a insisté Hans Bicko, qualifiant cette politique de « réalité normative, une réalité dans la pratique et même dans les usages. »

Tolérance zéro et vigilance partagée

La seconde partie de la rencontre était consacrée au travail forcé. L’équipe juridique en a précisé les critères constitutifs : l’absence d’un consentement libre et l’exécution d’une tâche « sous la menace d’une pénalité ». Les participants ont également été sensibilisés aux distinctions entre le travail forcé et les obligations normales résultant d’un contrat de travail régulièrement conclu, ainsi qu’aux exceptions prévues par la loi, telles que le service militaire, les travaux d’intérêt général ou les situations de force majeure.

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Au-delà du contenu juridique, cette Minute HSE s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention. La campagne interne diffusée par l’entreprise réaffirme une politique de tolérance zéro envers le travail des enfants et le travail forcé, applicable aussi bien aux collaborateurs qu’aux sous-traitants. Le message, illustré par des séances de sensibilisation et des supports pédagogiques, fait de chaque salarié un acteur de vigilance appelé à signaler toute situation à risque.

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La communication institutionnelle a également mis à l’honneur trois collaborateurs du service Juridique & Contentieux — Hans, Anne et Honoré — salués pour la qualité de leur intervention. Ce choix traduit une volonté de valoriser les compétences internes et d’incarner les engagements de l’entreprise à travers celles et ceux qui les portent au quotidien.

Organisées chaque vendredi autour de thématiques liées à l’hygiène, à la sécurité, à l’environnement et à la conformité, les Minutes HSE participent ainsi au renforcement d’une culture de prévention et d’éthique. En faisant de la sensibilisation un outil permanent de maîtrise des risques sociaux, la Socapalm inscrit la protection des droits humains au cœur de son fonctionnement et de sa stratégie de développement durable.

Cheikh Malcolm EPANDA

 

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