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Paul Ella : «L’objectif des Panafrican Awards n’est pas de mettre les uns et les autres en concurrence»

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A trois mois de la deuxième édition des Panafrican Awards (qui se tient du 10 au 15 décembre 2022), le Président du Comité d’Organisation Paul Ella, dresse le bilan de l’acte 1 ; et annonce les couleurs de la deuxième édition initiée par le Mouvement African Revival.

 

LVDK : En quoi consistent les Panafrican Awards ?

Les Panafrican Awards consistent en une célébration de l’Afrique et de ses dignes filles et fils qui œuvrent sans relâche au rayonnement du continent. C’est un événement de périodicité annuelle qui récompense les actions les plus pertinentes dans le sens de la dignité des peuples Africains et Afro-descendants. Ils concernent alors les descendants de la terre mère de l’humanité, où qu’ils soient et quelle que soit la durée de leur éloignement de la terre africaine. L’esprit des Panafrican Awards c’est de rendre à l’Afrique et aux peuples Noirs, leurs lettres de noblesse. Il s’agit de contribuer à l’autodétermination des peuples Noirs, trop longtemps bafoués dans leur dignité. Il est question de célébrer nos propres héroïnes et héros et non plus de nous laisser imposer les valeurs et héros des autres qui pour l’essentiel ont été nos bourreaux. Les Panafrican Awards prônent donc l’Afrique par elle-même, qui doit arrêter de se lire dans le regard des autres, et de se soumettre aux critères de valorisation que d’autres ont pensé pour nous et surtout contre nous.

LVDK : Comment sont choisis les lauréats ?

Ils sont présélectionnés par les internautes et le public en général, sur la base de critères définis par le Comité d’Organisation des Panafrican Awards, selon la pertinence des apports des potentiels primés, et ce dans tous les secteurs d’activités et quelle que soit la localisation géographique des candidats. Une deuxième étape consiste alors à faire un tri par critère de pertinence des actions menées d’un point de vue de l’impact sur le rayonnement de l’Afrique et le retour en dignité des peuples Noirs. Une liste restreinte est alors établie par le Comité d’Organisation et les potentiels primés sont contactés et informés du choix porté sur eux par le Comité d’Organisation. Cette démarche est une première, car pour l’édition précédente, nous avions procédé par la formule des nominations et des votes, avec 50% pour le public et 50% pour le Jury. Nous avons dû nous raviser et changer de méthode du fait de certaines frustrations légitimes, étant donné que l’objectif des Panafrican Awards n’est pas de mettre les uns et les autres en concurrence, mais de célébrer tous ceux qui œuvrent dans l’intérêt de la dignité des Africains et Afro-descendants. Les prix ne sont qu’un prétexte pour célébrer l’Afrique et ses illustres représentants, et la mise en compétition ne correspond pas à l’esprit des Panafrican Awards qui se veulent rassembleur et fédérateur plus que tout autre chose.

Lire aussi :Panafrican Awards : pour une Afrique libre 

LVDK : Pouvez-vous nous dresser le bilan de l’acte 1 ?

Pour un coup d’essai, la première édition des Panafrican Awards a été un coup de maître. La satisfaction à l’issue de cette première expérience est donc plus que légitime. Mais comme dans toute première expérience il y a nécessairement des points qui demandent à être améliorés, et pour le faire, nous avons gardé une oreille très attentive aux critiques constructives qui permettront nécessairement de réajuster le tir et donc d’améliorer les choses à différents points de vue. Plus haut, nous avons déjà évoqué le changement au niveau de l’attribution des prix, mais nous avons également envisagé plusieurs réajustements sur la base de l’expérience édifiante de la première édition. Le point positif le plus pertinent de la précédente édition est qu’elle s’est non seulement tenue, et donc a constitué le lancement effectif de l’événement, mais a également  été un franc succès, ce qui a permis une certaine visibilité de l’événement à travers le monde. Ce qui constitue une référence de crédibilité pour les prochaines éditions.

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LVDK : Quel est le fil conducteur de cette deuxième édition ?

La deuxième édition des Panafrican Awards s’articulera comme toutes les éditions, autour du retour en dignité des peuples Noirs. Ceci passe nécessairement par la souveraineté et l’autodétermination, elles-mêmes tributaires de la restauration de la vérité historique trop longtemps falsifiée au profit des prédateurs impérialistes, et la réappropriation de notre authenticité culturelle, ce qui conduira à l’indépendance économique et à la souveraineté politique. L’événement des Panafrican Awards 2022 qui se tiendra du 10 au 16 décembre, se déclinera en deux principales articulations, à savoir : une semaine panafricaine du 10 au 15 décembre à la Maison du Parti de Bonanjo, avec expositions de produits et services 100% africains, des conférences et ateliers et des animations. Et le clou de l’événement, la grande soirée de remise de prix, le 16 décembre à l’hôtel La Falaise de Bonanjo, où on attend près de 1500 personnalités et invités venus des quatre coins de la planète. Il faut rappeler que l’année dernière, alors qu’il ne s’agissait que de la première édition, nous avions déjà une salle comble avec plus de 1000 invités.

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LVDK : Cette deuxième édition se veut un remake ?

L’année précédente, Les Panafrican Awards se limitaient à la soirée de remise des prix, tandis que cette année, nous avons introduit une foire d’expositions, avec conférences, ateliers et animations.  Il y aura d’ailleurs un concert à l’issue de cette foire d’exposition, avec des artistes bien connus d’ici et d’ailleurs. Avec ses 250 stands d’expositions et ses plus de 40.000 visiteurs attendus, la semaine panafricaine constitue une grosse opportunité de rencontres, d’échanges d’expériences, de ventes et de détente pour les exposants et les visiteurs.

Paul Ella : «L’objectif des Panafrican Awards n’est pas de mettre les uns et les autres en concurrence»

LVDK : Peut-on avoir une idée des personnalités qui feront le déplacement pour Douala ?

L’année dernière déjà, nous avions une belle brochette de personnalités venues de partout, telles que Kémi Séba du Bénin, l’humoriste Lenny M’bunga de RDC, Juliette Sméralda de Martinique, le mannequin et influenceuse Thérésa Bouam’s du Congo, Kalala Omotunde de Guadeloupe, Pr Jean-Emmanuel Pondi, Pr Charles Binam Bikoï, l’Honorable Cabral Libii, le Président du NMP Banda Kani, Mbombog Mbog Bassong, Mgr Kléda et bien d’autres. Cette année, vous pouvez être certains que non seulement l’essentiel des personnalités déjà présentes l’année dernière le seront encore cette année, mais un grand nombre de personnalités nouvelles seront de la partie. Sans toutes les dévoiler, je vous annonce déjà le basketteur Luc Mbah à Moute de la NBA, le jazzman Jay Lou Ava, le cinéaste Bassek Bâ Kobhio, la femme politique Nathalie Yamb, le saxophoniste international Alain Oyono, l’artiste écrivaine Were Were Liking, l’égyptologue Pierre Louis Etilé, l’activiste Mwazulu Diyabanza, le rappeur Krotal, Ruben Binam et le Kemit 7 Collective, et bien d’autres que vous découvrirez au fil des préparatifs et certains que vous ne découvrirez qu’à la soirée du 16 décembre, pour des raisons de discrétion requise.

LVDK : Quelles sont les attentes de cette deuxième édition ?

Une meilleure visibilité de l’événement, mais surtout, une meilleure perception des objectifs qui, au-delà delà de l’aspect festif, visent une véritable prise de conscience des enjeux pour des actions concrètes et de fédération des peuples Africains et Afro-descendants pour une véritable réappropriation historique et culturelle synonyme de souveraineté et donc de de dignité.

LVDK : Quelle est la valeur ajoutée des Panafrican Awards dans le combat panafricain ?

Comme dans un corps humain, chaque partie a une fonction précise. Comme dans un orchestre, chaque instrument joue son rôle et chaque musicien joue sa partition. Le tout, bien coordonné produit un résultat bénéfique à tout le corps et à tout l’orchestre. J’estime que le Mouvement African Revival qui prône la Renaissance Africaine et dont les activités dans ce sens se déclinent entre autres via les Panafrican Awards, ne viennent que, par le travail de fédération des initiatives, compétences et combats panafricains, apporter sa contribution à l’édifice du rétablissement des peuples Noirs dans leur dignité. Nous sommes les précurseurs de l’humanité, et c’est à nous de montrer le chemin au reste du monde, pas l’inverse. L’Afrique n’a aucune leçon à recevoir de personne, elle qui est dépositaire de toutes les connaissances originelles. Les Panafrican Awards contribuent alors à éveiller les consciences, à fédérer les actions des quatre coins du monde, et à faire entendre la voix des combattants panafricanistes comme une seule et même voix, pour rendre plus efficace l’impact de notre combat.

Lire aussi :Banda Kani : «Créer les conditions de l’unité au sein du combat panafricaniste» 

LVDK : Que dites-vous à ces Africains qui soutiennent que le panafricanisme est une vue de l’esprit ?

Je leur dis qu’ils ont urgemment besoin d’être délivrés de la pensée coloniale et qu’ils apprennent humblement à arrêter de regarder l’Afrique sous le prisme déformant de leurs bourreaux et commencent enfin à penser par eux-mêmes.

Entretien avec Valgadine TONGA

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Je suis une panafricana innée par mon entourage, par mon éducation et par ma famille 👪. Je continue à mener mon combat en SOLO.
    Ce qui me déçois et dérange, vraiment, est de constater que certaines personnes qui se disent PANAFRICAINES ignorent L’HISTOIRE des hommes de l’Afrique dîte Latine pour les uns et Lusofalantes pour les autres qui ont menés un COMBAT sans égal, ” la GUÉRILLA” pour se libérer du colonialisme. Nous autres PAN-africains de ces ex colonies portugaises, nous sommes carrément oubliés par les autres communautés FRANCOphones, ANGLOphones…qui s’organisent entre elles en nous laissant de côté.
    Comment faire avancer un combat, comment se faire entendre et se faire respecter quand une famille n’est pas unie?
    African to unite.

    K.BRAL

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