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Fournitures scolaires : l’emploi de temps surcharge le cartable des écoliers camerounais

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En absence de programme fixe, les enfants sont contraints de transporter sur leurs frêles épaules, l’entièreté de leurs manuels. Les parents montent au créneau.

Le train de la rentrée scolaire 2022-2023 a quitté la gare le 5 septembre 2022 au Cameroun. Les écoliers ont renoué avec leurs cartables de plus en plus lourds pour leurs faibles épaules. Au grand dam des parents. «Nous sommes venus rencontrer le directeur de l’école pour lui exprimer nos préoccupations. Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a pas d’emplois de temps. Les sacs de nos enfants sont très  lourds, parce qu’il n’y a pas d’emploi de temps. Les enfants sont contraints de transporter toutes les fournitures chaque matin. Mon fils est au cours élémentaire première année. Il  a au moins une vingtaine de cahiers et des livres dans son sac. C’est très lourd pour les enfants de leurs âges», fulmine un groupe de parents venu exprimer leurs mécontentements, ce mardi 13 septembre 2022, au directeur de l’établissement La Cadenelle, dans l’arrondissement de Douala 5ème. Cette situation est le propre de plusieurs écoles à travers le pays.

Un emploi de temps fixe soulagerait les cartables des écoliers. «Ce trop-plein de fournitures embrouillent même les enfants. Au moment de sortir un cahier ou un livre, ils doivent d’abord sortir toutes les fournitures afin d’en prendre un seul. Et c’est comme ça qu’ils les déchirent », arguent les parents.

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Face à ce poids qui pèse sur les écoliers, les parents se voient contraints d’accompagner leurs enfants afin de les soulager de ces fardeaux. «Au lieu d’aller au travail,  je suis obligée d’accompagner l’enfant afin de le soulager de sa charge. La conséquence pour moi c’est que je suis en retard à mon lieu de service. Et je vous assure qu’une fois le cartable de l’enfant à mon dos, je ressens la charge. Imaginez ce qu’il en est de l’enfant», déplore Constance. «Les enfants vont transporter toutes leurs fournitures parce qu’ils font le français, les mathématiques, l’histoire, les sciences, l’informatique presque tous les jours. Même si on fait des emplois du temps, les enfants vont toujours transporter toutes leurs fournitures», s’est défendu le directeur de l’établissement. Une  situation qui n’est pas sans conséquence sur la santé des apprenants. «Ces lourdes charges risquent de déformer leur dos et leur causer des maladies neurologiques. Mon fils se plaignait l’autre jour des douleurs au niveau des nerfs du cou», témoigne un autre parent.

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L’on croyait pourtant ce problème résolu, avec l’avènement du livre unique. Que non ! Les enseignants demandent toujours un peu plus de fournitures. «Le premier jour des classes, ma fille du cours élémentaire deuxième année est rentrée me dire que le maître réclamait encore sept cahiers de 200 pages. Ce qui va faire quatorze cahiers. L’année dernière, ils ont réclamé autant de cahiers qui n’ont finalement pas été utilisés. A peine dix feuillets dans des cahiers de 300 pages ont été utilisés», déplore cet autre parent. La rentrée n’a pas fini de créer son lot de stress.

Blanchard BIHEL 

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