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Cryptomonnaie en Afrique : la régulation à tout prix

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Des experts s’accordent à le dire, la cryptomonnaie sera incontournable, vaille que vaille. Pour éviter toute manœuvre de filouterie, les Etats africains doivent encadrer l’activité.

Ça passe ou ça casse, disent certains partisans de la cryptomonnaie en Afrique. Plus radicaux encore sont ceux qui soutiennent que la cryptomonnaie va s’imposer au continent et au monde dans quelques années. C’est l’avenir de la monnaie, l’unique opportunité actuelle pour l’Afrique de repenser la philosophie de son économie. Conscient de ce que «l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants», le président Centrafricain Faustin-Archange Touadéra a annoncé en mai 2022 le lancement de la cryptomonnaie Sango.

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Bien avant la RCA, l’Afrique de l’Ouest avait déjà fait le pas. Le Nigéria est le premier pays africain a lancé une monnaie numérique, le eNaira. Elle est réglementée par la Banque centrale du Nigeria, qui contrôle sa valeur. «Bien que l’eNaira, comme le Bitcoin, fonctionne sur un grand livre blockchain – ce qui signifie que toutes les transactions et tous les enregistrements de propriété sont stockés dans une base de données informatique décentralisée – seule la Banque centrale du Nigeria peut frapper, émettre, distribuer ou détruire l’eNaira», explique bbc-afrique dans un article publié en octobre 2021. Et de préciser que «les monnaies numériques qui fonctionnent sur une blockchain sont considérées comme très sûres en raison de la nature décentralisée du système. La technologie avancée de la blockchain rend difficile la falsification ou la duplication des registres de propriété numérique.»

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Pdg de Global Investment Trading et de Simb Group, Emile Parfait Simb est le premier Camerounais a créé une monnaie cotée en bourse, le Limocoin. Interrogé par La Voix Du Koat sur la question de la régulation, il conseille de suivre les modèles d’ailleurs et de mettre sur pied des textes parce que «créer un cadre règlementaire revient simplement à dire que désormais, au lieu de faire vos transactions en cachette, faites-les en suivant X ou Y norme et cela nous permettra de prélever aussi quelques taxes, mais également contrôler le flux des transactions qui y sont effectuées et c’est ce qu’a fait la RCA. Mais du moment où vous ne réglementez pas, vous ne pourrez rien contrôler et tout vous échappera

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En période de crise, explique Emile Parfait Simb, «les plus grands projets de cryptomonnaies comme l’Ethereum, le Ripple mais surtout le Bitcoin, sont de plus en plus plébiscités pour se protéger notamment de l’inflation. Sur ce point, l’exemple du Zimbabwe est parlant. Si l’Etat avait interdit le recours aux devises virtuelles en 2018 par l’intermédiaire de sa banque centrale, il a depuis revu sa position. Dans ce pays ou l’inflation règne depuis plus de 20 ans, les autorités cherchent à encadrer au mieux l’utilisation des cryptomonnaies.»

L’imprévisibilité des monnaies fiduciaires locales de l’Afrique est un autre problème. «En 2020, le Rand sud-africain est redevenu la monnaie la plus volatile du monde, ce qui a incité les consommateurs à rechercher la protection de leur argent. Au Zimbabwe où les niveaux d’hyperinflation sévissent, le Bitcoin est devenu si populaire que la demande dépasse considérablement l’offre. Les Africains convertissent leur épargne en Cryptomonnaie pour la préserver de l’hyperinflation», argumente notre source. «Le taux de pénétration très élevé du mobile en Afrique (80%), comparativement au taux de bancarisation, favorise sur notre continent l’attractivité des cryptomonnaies, en permettant la réduction des coûts de transfert d’argent, martèle E.P. Simb. Et d’ajouter : Au regard de ce qui précède, les cryptomonnaies seraient désormais incontournables, d’où la nécessité pour les pouvoirs publics de s’y intéresser. Et ils le feront» tôt ou Tard.

Valgadine TONGA

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