A La UneA Vous

Crises sécuritaires et extrémisme violent au Cameroun : rien de spontané

0
Crises sécuritaires et extrémisme violent au Cameroun : rien de spontané

En son temps, c’est-à-dire en 2016, il y a de cela 5 ans, un narratif délibérément simpliste et essentiellement mystificateur avait voulu faire passer l’insurrection armée survenue dans les régions administratives du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour une réaction spontanée de populations désabusées, réaction portée par une jeunesse elle aussi désillusionnée.

Lire aussi :Tribune libre/ 11 septembre 2001 : triste souvenir terroriste 

Tribune libre/ 11 septembre 2001 : triste souvenir terroriste

Colonel Atonfack Guemo.

Ce qui ne se disait alors pas, c’est qu’une insurrection armée a toujours résulté d’une préparation longue et minutieuse, les armes et les munitions utilisées à cet effet ne faisant pas d’apparitions miraculeuses entre les mains des insurgés.

Lire aussi :A Bamenda : Beti Assomo annonce le réajustement de la stratégie militaire 

En réalité des forces tapies dans l’ombre en attente d’un élément déclencheur, s’étaient servies des légitimes revendications corporatistes comme d’un prétexte pour mettre en marche une infernale mécanique programmée longtemps à l’avance.  De même aujourd’hui, la conclusion d’alliances apparemment contre nature n’a rien d’une improvisation. Le fait écoule d’une démarche soigneusement planifiée assortie d’une répartition des rôles et des secteurs d’activité entre deux extrémismes, l’un se réclamant d’un antédiluvien fondamentaliste religieux, l’autre d’une lugubre obédience émancipationniste.

L’antagonisme entre ces deux séparatismes n’est que de façade, les trajectoires de tous deux convergeant aussi bien sur des ambitions telles que le démantèlement de notre territoire national, que sur l’instauration d’une zone de pénombre sapientale au sein de l’intergénérationnelle camerounaise.

Lire aussi :Tribune libre/ Cameroun : acteur majeur de la paix régionale 

Qu’il soit avéré que les mouvances terroristes du Septentrion et de l’Ouest camerounais répondent du même donneur d’ordres ne serait dès-lors qu’une demi-surprise, tout comme l’aura été l’usage d’engins explosifs improvisés dans l’Extrême-Nord, tout comme l’est la récente irruption d’armes antichars dans le Nord-Ouest.

L’éventualité d’un pareil développement aura du reste été évaporée lors des dernières concertations en date, entre les responsables nigérians et camerounais en charge de la lutte contre le terrorisme. Les mesures prises à l’occasion desdites assises ont permis de renforcer celles prises antérieurement, et qui ont jusqu’ici limité la prolifération des engins explosifs improvisés dans les zones en proie à l’insécurité.

Par ailleurs, la coopération de plus en plus croissante entre les populations et leurs forces de défense et de sécurité parvient à desserrer l’étau de la psychose.

Autrement dit, loin de provoquer un renversement de la situation sur le terrain, situation irréversiblement en faveur des forces républicaines populaires et sécuritaires, le changement récemment observé dans les modes opératoires des forces obscurantistes s’apparente plus à une opération de communication.

Au détour d’incestueuses collusions et allégeances, il s’agit pour les groupuscules terroristes de se redonner un semblant de contenance, dans le vain espoir d’ainsi retarder l’inexorable échéance de leur extinction.

Car c’est au seul peuple du Cameroun qu’il reviendra de dire «Game Over».

Capitaine de Vaisseau

ATONFACK GUEMO

Chef de Division Communication – MINDEF

 

LA VOIX DU KOAT

Rev Dieudonné Massi Gams : «Ce qui ne t’appartient pas, n’y touche pas»

Previous article

Cameroun en deuil : le Sultan Mbombo Njoya à jamais !

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in A La Une