ActualitéCultureMusiquePolitique

Charlotte Dipanda : entre ressenti et désaveu

0

En donnant naturellement son avis sur la situation politique de son pays, l’artiste s’est d’emblée exposée à une vague de critiques et d’attaques.

Le champ politique est un univers impitoyable. Charlotte Dipanda, la diva de la musique camerounaise, en fait l’expérience après  sa dernière sortie médiatique sur une chaine de télévision étrangère. Pour peu que l’artiste ait essayé d’émettre son avis sur la situation sociopolitique de son pays -en soutenant que le Cameroun a besoin de changement-, elle a droit à toutes sortes de jugements du public.

Charlotte Dipanda a soutien de ceux  qui aspirent au changement et au pouvoir d’une part. D’autres part, la déception et le courroux de ses fans qui affectionnent le système gouvernant en place. Certains soutiennent mordicus que l’artiste est à la solde de l’opposition. Quelques uns voient à travers cette sortie, la voix sous marine d’un amant tapis dans l’ombre. Une question persiste tout de même : pourquoi donner son opinion est devenu plus qu’une gageure au Cameroun ?

Les soutiens de Charlotte Dipanda estiment qu’elle est dans ses droits. Pour le camp d’en face, la sortie médiatique de Charlotte est plus qu’une dérive de l’engagement de l’artiste avec son public. Sur les réseaux sociaux, chacun y va de son commentaire : «Charlotte doit rester dans l’émotion. Son rôle est de transmettre les émotions et non aller dans les analyses et les jugements de valeurs au risque de heurter les sensibilités… Les artistes ne font pas ce qui leur plait mais ce qui plait à leur public. Et la reconnaissance d’un artiste passe par le plébiscite du public

Le fait est que la diva de la musique dont le talent rassemblait jusque là les Camerounais de tout bord a grillé une partie de son capital sympathie à l’endroit de son public. De quoi dire à plus d’un qu’il y a eu une grosse erreur de stratégie communicationnelle.

Lire aussi :Fausse note : Julien Pestre rompt avec Charlotte Dipanda

 «Posez-moi toutes les questions sur la musique. C’est ce que je sais faire le mieux. La politique n’est pas mon affaire», répondait toujours papa Manu Dibango aux journalistes.

Charlotte Dipanda qui fait partie aujourd’hui des soft powers avait-elle mesuré les conséquences de sa sortie médiatique ? Pas sûr. On se souvient de la frasque commise par l’artiste contre le peuple Burkinabè en 2018. Invitée comme “special guest” aux Kundé Awards une cérémonie panafricaine qui se tient au Burkina Faso, Charlotte Dipanda avait dans une interview accordée à un média burkinabé, avoué ne connaitre aucun artiste burkinabè. Plus qu’une injure, c’était un véritable coup de massue pour le Burkina. Au pays des hommes intègres, l’indignation avait dépassé les frontières. De quoi faire de la diva camerounaise, persona non grata  dans les médias de ce pays. A se demander si l’équipe de l’artiste veille sur ses sorties médiatiques.

Félix Épée

LA VOIX DU KOAT

Reprise des cours : les Syndicats des enseignants sont contre

Previous article

Douala 4ème : Patience Félicité Eboumbou célèbre les mères

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

More in Actualité