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Burkina Faso/Apollinaire Compaoré : Monsieur rigueur financière

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L’entreprenariat n’a plus de secret pour ce milliardaire burkinabè, aux entreprises multiples.

Volta Moto est la première entreprise créée par Apollinaire Timpiga Compaoré. Elle voit le jour en mai 1978, alors que l’homme tire seulement vers ses 25 ans. Volta Moto fait dans la vente des deux roux. Quand en 1984 le nom du pays passe de Haute Volta à Burkina Faso, la dénomination de l’entreprise change par conséquent, et devient Burkina Moto.

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Cet éternel insatiable des affaires ne va pas se contenter d’une seule entreprise. Il en crée dix, sur fonds propres. En 2002, il établit le groupe Planor Afrique. Ce conglomérat regroupe des entreprises spécialisées dans les télécoms, les banques, les assurances, la distribution de produits pétroliers, l’hôtellerie, le transport de marchandises, la location de wagons-citernes à Sitarail, la distribution de produits de grande consommation comme les cigarettes, l’importation et la réexportation des cigarettes, la distribution de cyclomoteurs, des pneus, des batteries, des biens d’équipements et enfin les services et l’entretien de véhicules. Des sociétés établies dans une quinzaine de pays au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.

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Avec ces entreprises, ce sont des emplois qui sont générés, le chômage qui est abattu, du beurre pour la chaîne et un compte bancaire fourni pour le milliardaire burkinabè. Son sens poussé du management et de la discipline lui donne de placer un directeur à la tête de chacune de ses entreprises.

Rien ne le prédisposait à un tel avenir. A l’âge de 15 ans, à la quête de l’eldorado en ville, il a fui la misère de son village qui n’offrait aucune opportunité de travail. «Je suis arrivé à Ouagadougou sans argent en poche mais avec une certaine ambition d’entreprendre une activité qui puisse me permettre non seulement de me prendre en charge mais aussi d’être utile à ma communauté, racontait le mania des affaires dans une interview accordée au site sidwaya.info. Mon aventure a commencé comme garçon de ménage (domestique). Puis je suis passé de domestique à vendeur de billets de loterie. Comme domestique, en 1968, je touchais 1500 FCFA par mois et comme revendeur de billets de loterie, je touchais une commission de 5 FCFA par ticket vendu. En 1970, je devenais un partenaire direct de la loterie nationale avec la possibilité de gagner plus d’argent en employant des revendeurs. Ce nouveau rôle m’a permis d’économiser 750 000 FCFA en début 1973 et de poursuivre mes ambitions en revendant des mobylettes. Ainsi, une mobylette achetée à crédit par un fonctionnaire à 53 000 FCFA pouvait être revendue avec un bénéfice de 5 000 FCFA. Cette nouvelle activité m’a permis de réunir un million FCFA en avril 1973 et d’envisager l’avenir avec espoir

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A près de 70 piges, ce manager au visage doux est d’une rigueur implacable dans les affaires. «Un animateur d’équipe, un dirigeant, un responsable, il travaille dur, il ne s’accorde pas d’erreur, il sait faire fructifier l’argent, il sait l’économiser, il a bon flair, il sait l’investir au bon endroit et au bon moment. Il poursuit sa stratégie : veiller, repérer, sentir et agir…», lit-on sur son compte Linkedin. Sa rigueur et les valeurs qu’il incarne l’ont conduit à la tête du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) en 2018, après le décès de Birahima Nacoulma.

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Mais comment fait-il pour diriger tous ses groupes et ses filiales à l’international : «C’est une question d’organisation. Il faut s’organiser pour accorder le temps qu’il faut à chaque domaine de responsabilité afin de pouvoir veiller à ce que les choses se passent comme il se doit. A ce niveau, vous avez besoin de faire valoir toutes vos qualités dans le management. C’est-à-dire votre intelligence, vos talents, vos connaissances et votre expérience. Le dernier élément important dont il faut disposer pour gérer efficacement toutes ces activités c’est le bon entourage. Cela commence par le cadre familial jusqu’aux collaborateurs dans le milieu professionnel. Quand vous avez des personnes investies qui partagent la même vision que vous, il est facile de confier la gestion et le suivi de certaines tâches.» Tout est dit.

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Apollinaire T. Compaoré a été élevé par les autorités burkinabaises au rang de Grand Officier de l’Ordre de l’Etalon. Il a également reçu dans son pays, en Afrique et à l’international, plusieurs distinctions pour son dynamisme et sa vision dans l’entrepreneuriat.

Valgadine TONGA

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