Sensibilisation en milieu scolaire, vaccination contre le HPV, dépistage et mobilisation sportive…, la Socapalm a déployé du 26 au 30 octobre 2026, plusieurs initiatives de prévention des cancers féminins dans ses plantations de Kienké, Mbongo et Édéa et Mbambou.
À l’approche du terme d’Octobre Rose, les plantations de la Socapalm ont connu une semaine particulièrement dense, du 26 au 30 octobre. De Kienké à Édéa, en passant par Mbongo, la mobilisation s’est intensifiée autour d’un même impératif : sensibiliser, prévenir et encourager le dépistage des cancers féminins. Entre interventions en milieu scolaire, vaccination contre le HPV et marches sportives, la campagne a quitté le terrain des discours pour se traduire en actions concrètes au plus près des communautés.
Lundi 26 octobre, l’École publique Socapalm V1 A et B à Kienké a accueilli l’équipe médicale de la Socapalm. Objectif, une séance de vaccination des enfants dont l’âge varie entre 9 et 14 ans, pour qui, les parents ont donné quitus. M. Noko Willy, infirmier au centre de santé de Kienké, a expliqué aux élèves les risques liés au HPV et l’importance de la vaccination. « Notre objectif est de protéger les enfants âgés de 9 à 14 ans », rappelle-t-il, soulignant que la prévention concerne filles et garçons. Au total, 33 enfants dont les parents avaient donné leur accord ont été vaccinés. Aucun événement indésirable post-vaccinal n’avait été signalé au moment du bilan. Pour Mme Djuita Honorine, directrice de l’école, l’enjeu est majeur : « Il faut protéger nos enfants, parce qu’ils représentent l’avenir de la nation. »
Sensibilisation et dépistage à Mbongo
Au centre médical d’entreprise de Mbongo, le Dr Patricia Epopa, médecin du travail et chef du centre, retrace les actions engagées dès le début du mois. Le 12 octobre, des équipes sont intervenues dans les écoles pour sensibiliser les élèves et mobiliser des volontaires pour la vaccination. Selon son bilan, 50 enfants de 9 à 14 ans ont reçu le vaccin contre le HPV. Le vendredi 23 octobre, environ 90 femmes ont été dépistées pour les cancers du sein et du col de l’utérus, avec l’appui de gynécologues venus de Douala. « À la suite des sensibilisations, nous avons pu faire le dépistage […] d’environ 90 femmes », précise le médecin.
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Le mercredi 28 octobre, une nouvelle sensibilisation s’est tenue en présence du directeur de plantation, M. Carlos Ferreira. Lequel a prodigué des conseils et invité les femmes à prendre au sérieux les conseils médicaux. Les échanges ont ensuite laissé place à la marche rose : du centre médical à Aviation, puis au stade du V5 et retour, soit cinq kilomètres. Pour le Dr Epopa, cette mobilisation assure aussi la transition vers Novembre Bleu : « Cette activité-là fait la transition. » Un dépistage avec un spécialiste était annoncé pour le 5 novembre.
Six kilomètres
Le même jour, cette fois du côté d’Edéa, le Dr Miassé Liliane, médecin du travail, a animé à la case de passage une séance sur les cancers du sein et du col de l’utérus, en présence du directeur de plantation. Près d’une cinquantaine de marcheuses ont ensuite parcouru six kilomètres aller-retour entre le centre médical et le secteur V3. Des étirements sur l’esplanade, puis un verre d’eau partagé, ont conclu l’activité. Selon les données communiquées, 33 enfants ont été vaccinés à Kienké, 50 à Mbongo et environ 90 femmes dépistées sur ce dernier site. Les deux opérations de vaccination totalisent ainsi 83 enfants. À Édéa, près de 50 marcheuses ont pris part à la mobilisation.
Ces chiffres traduisent la diversité des actions : informer les familles, protéger dès l’enfance, encourager le dépistage et mobiliser les communautés. Mais le bilan ne s’arrête pas au nombre de participants. Le suivi des femmes dépistées, les résultats des examens et la continuité de la sensibilisation restent essentiels. Ici, la prévention prend tout son sens lorsqu’elle se prolonge par le dépistage et un suivi médical adapté. Pour mesurer les effets, il faudra documenter les orientations médicales et vérifier que les personnes concernées accèdent aux soins recommandés.
Cheikh Malcolm EPANDA





