- Advertisement -spot_img
AccueilA La UneTransport routier au Cameroun : les organisations socio-professionnelles annoncent une grève généralisée dès...

Transport routier au Cameroun : les organisations socio-professionnelles annoncent une grève généralisée dès le 28 septembre

- Advertisement -spot_img

Dans leur mémorandum du « ras-le-bol » adressé au Premier Ministre ce 8 septembre 2026, la Plateforme des Organisations socio-professionnelles des Chauffeurs des Transports routiers du Cameroun exige notamment la suspension définitive de Yango au Cameroun, le bouchage des nids de poule sur les axes chaque 6 mois, la création des aires de repos sécurisés, la réactualisation des panneaux de signalisation sur nos axes routiers.

Sit-in devant le ministère du Commerce, le ministère des Transports, le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, le ministère des Travaux Publics, la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) et le Premier Ministère. C’est ce que promet la Plateforme des Organisations socio-professionnelles des Chauffeurs des Transports routiers du Cameroun. Si leurs doléances ne sont pas prises en compte, cette plateforme qui regroupe les syndicats du secteur des transports, entamera dès le 28 septembre 2026 une grève générale, pacifique. Dans la correspondance que la plateforme a baptisée ‘‘ mémorandum de ras-le-bol’’, et adressée le 8 septembre courant au Premier Ministre Chef du Gouvernement Dr. Joseph Dion Ngute, on note que l’ire des chauffeurs naît du doigt accusateur porté sur eux à chaque accident de la circulation.  Les syndicats soutiennent qu’en sus d’être le parfait « bouc-émissaire », ils sont « clochardisés » et réduits en « esclavage en complicité avec le gouvernement, le Bureau de Gestion du Fret terrestre du Cameroun (BGFT) et nos employeurs ».

Pour en finir avec les hécatombes sur les routes camerounaises, « nous sollicitons la volonté gouvernementale et demandons la signature urgente des Décrets d’extension des conventions collectives des transports par route », lit-on dans la correspondance. A travers ces décrets, la Plateforme demande la programmation du bouchage de tous les trous sur les axes tous les 6 mois par le financement du fonds routier et de l’agent du péage routier ; l’implication de la plateforme des syndicats des chauffeurs dans les services des cantonages aux abords de nos routes tous les trimestres ; l’implication de la plateforme des chauffeurs dans les équipes de la prévention de sécurité routière ; la réactualisation des panneaux de signalisation sur nos axes routiers ; la plaque d’immatriculation CEMAC obligatoire à toutes les motos ; le soutien financier du recyclage des chauffeurs par la CSPH, entre autres.

Lire aussi : Carburant à la pompe au Cameroun : il n’y aura pas augmentation des prix  

Les syndicats veulent que « tous les chauffeurs soient dotés obligatoirement de la sécurité sociale ; tous les bus et les camions emploient deux chauffeurs (car la fatigue tue) ;  la création des lieux de repos sécurisés des chauffeurs dans les agences de voyages ; l’accompagnement des chauffeurs par les employeurs dans leurs soins de santé ; la révision générale et obligatoire de tous les bus et camions dans une période de 6 mois ; le recyclage des chauffeurs tous les deux (2) ans aux frais de l’entreprise.  Nous demandons l’augmentation des salaires des chauffeurs interurbain et routier de 30%, le paiement des salaires des chauffeurs sur bulletin de paye ; la prise en compte des primes de rendement et de kilométrage, la baisse des prix des lubrifiants… ». Toutes ces exigences, précisent-ils, font partie des recommandations de l’ONU pour lutter contre les accidents de la route.

Haro sur Yango !

L’autre cauchemar des chauffeurs au Cameroun, devenu tout un combat, c’est Yango. La plateforme exige sans toute autre forme de procès, la « suspension définitive de la plateforme numérique Yango exerçant dans le transport urbain par taxi de ville pour le refus de respecter la règlementation ». Yango est accusée de faire du transport urbain clandestin, de la concurrence déloyale, fuite des capitaux. Le ministère des Transports avait servi une énième mise en demeure à Yango pour se mettre à jour.  La multinationale avait jusqu’au 15 juillet pour se conformer à la réglementation camerounaise, mais rien n’a été fait.

Lire aussi : Accusation d’esclavagisme aux ADC/TaxiGo : le ministre du Travail appelle à l’arbitrage du ministre Ernest Ngalle Bibehe  

« Mardi 4 aout 2026, nous avons assisté à une réunion qu’avaient organisée les dirigeants de Yango pour nous expliquer ce que c’est que Yango et son rôle. Yango nous a dit qu’ils utilisent plus de 6000 chauffeurs et qu’ils transportent plus de 15 000 clients par jour. Ils nous ont aussi expliqué qu’ils n’ont rien à voir avec les chauffeurs ni avec les employeurs parce qu’ils n’ont pas de véhicules. Leur mission, c’est de faciliter les relations entre les clients et le chauffeur. Et pour cette facilitation, leur commission s’élève à 24%. Vous vous rendez compte ? Yango est une multinationale qui écrase tout autre citoyen camerounais qui veut faire dans ce type de transport. Yango fixe les prix des transports, contrairement à la réglementation camerounaise où seul le ministère du Commerce est habilité à le faire. Tous les véhicules Yango n’ont pas de papiers, juste les papiers de véhicule tourisme, pourtant ils font du transport en commun », nous confie Patrice Samen, Président de la Fédération nationale des Syndicats des Conducteurs professionnels du Cameroun (FNSCPC).

Lire aussi :Transport : les Aéroports Du Cameroun accusés de moderniser l’esclavage avec Alo Technologies   

Lire aussi : CSTC : Bama Synguima Célestin est le nouveau président confédéral  

Ce syndicaliste, par ailleurs Vice-président de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC, la centrale la plus représentative au Cameroun qui avait signé au travers de son ancienne Vice-Présidente Antoinette Ekoan la déclaration de grève de février 2008 qui avait secoué le pays) poursuit sur un ton colérique : « Quand une multinationale entre dans un pays, c’est pour améliorer les conditions de vie de ce pays, pas pour l’appauvrir et l’enfoncer. La multinationale Uber est installée en Afrique de l’Est. Uber vient avec des centaines de véhicules. Il emploie et habille les chauffeurs. Les chauffeurs sont bien payés, ils ont la sécurité sociale et tous les autres avantages. Les chauffeurs sont mis à l’aise et payent en retour les impôts. Uber respecte la réglementation du pays d’accueil. Yango quant à lui ne nous apporte absolument rien et ne respecte aucun texte. Il ne dispose d’aucun véhicule, ne donne ni frais de connexion ni d’appels aux chauffeurs. Yango refuse toute action sociale. Yango est incapable de financer la formation et le recyclage de tous les chauffeurs dans le pays pour la lutte contre les accidents de la route. Il se contente d’encaisser l’argent qu’il envoie directement dans son compte à Dubaï. C’est la fuite des capitaux. C’est un banditisme organisé. C’est de Dubaï que les partenaires camerounais perçoivent leurs commissions. Pour être agréé comme partenaire, c’est Dubaï qui vous agrée. J’ai un agrément comme partenaire, je l’ai fait avec Dubaï en dollars, je sais de quoi je parle. Yango a été chassé du Togo parce qu’il est dans une logique d’exploitation. Il est hors de question qu’un opérateur vienne au Cameroun s’amuser avec les prix du transport, au cas contraire, que le gouvernement baisse les prix du carburant. » Si le plaidoyer n’est pas entendu, les présidents des syndicats réunis au sein de la plateforme rassurent de la tenue de ce sit-in devant toutes les administrations citées.

𝗧𝗿𝗮𝗻𝘀𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗿𝗼𝘂𝘁𝗶𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝗖𝗮𝗺𝗲𝗿𝗼𝘂𝗻 : 𝗹𝗲𝘀 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗼-𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗴𝗿è𝘃𝗲 𝗴é𝗻é𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀é𝗲 𝗱è𝘀 𝗰𝗲 𝟮𝟴 𝘀𝗲𝗽𝘁𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 
Dans leur mémorandum du « ras-le-bol » adressé au Premier Ministre ce 8 septembre 2026, la Plateforme des Organisations socio-professionnelles des #chauffeurs des Transports routiers du Cameroun exige notamment la suspension définitive de #Yango au Cameroun, le bouchage des nids de poule sur les axes chaque 6 mois, la création des aires de repos sécurisés, la réactualisation des panneaux de signalisation sur nos axes routiers...(Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire la suite) #LaVoixDuKoat #Cameroun #grève #TransportRoutier #CSTC   
https://lavoixdukoat.com/transport-routier-au-cameroun-les-organisations-socio-professionnelles-annoncent-une-greve-generalisee-des-le-28-septembre

Valgadine TONGA

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Restez Connectés
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Coup De Cœur
- Advertisement -spot_img

LAISSEZ UNE REPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Similaires
- Advertisement -spot_img