Au terme de son Congrès extraordinaire unitaire ayant regroupé l’ensemble des factions de la CSTC, ce samedi 13 juin 2026, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun, a mis un nouveau bureau confédéral sur pied avec à sa tête Bama Synguima Célestin.
Quand on parlera désormais du problème des travailleurs au Cameroun, Bama Synguima Célestin devra retrousser les manches. Depuis ce samedi 13 juin 2026, Bama Synguima Célestin a été choisi par ses pairs pour présider aux destinées de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC). Sa liste a été plébiscitée par tous les membres du Bureau Confédéral. Agé de 56 ans, Bama Synguima Célestin affiche un parcours des plus costauds dans le combat syndical. Il a été tour à tour, Délégué du personnel pendant huit mandats, secrétaire administratif pendant dix ans au Syndicat départemental des travailleurs agricoles de la Haute Sanaga, secrétaire à l’organisation à la Fédération nationale de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage pendant cinq ans, secrétaire général à la Fédération nationale des travailleurs de l’agriculture, pêche et élevage du Cameroun pendant dix ans, Secrétaire confédéral adjoint à la communication au Bureau confédéral de la CSTC pendant cinq ans, secrétaire confédéral à la CSTC pendant cinq ans, secrétaire général de la CSTC pendant cinq ans. Aujourd’hui, ses pairs ont posé leurs choix sur lui comme président confédéral.
Cet Animateur mondial pour les formations en droit du travail à ACTRAV-TURIN (en Italie), aura notamment autour de lui comme Secrétaire général, Nitcheu Walla Charles et comme Trésorier, Essomba Prosper Aimé. Le Syndicat national des Professionnels de l’Information et de la Communication (Spic) obtient les postes de secrétariat confédéral à la communication et secrétaire adjoint aux collectivités locales décentralisées.
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Cette élection au menu du Congrès, est intervenue au terme du Conseil Confédéral Extraordinaire. Abraham Baboulé, ancien Président Confédéral de la CSTC paie désormais le prix de plusieurs dérives décriées dans une déclaration signée par de nombreux syndicats le 28 Mai 2026. Les mandatures tumultueuses des différents bureaux confédéraux de la CSTC 2021-2026 viennent de connaitre son épilogue avec la mise sur pied d’un bureau confédéral consensuel. Au terme d’un Conseil Confédéral Extraordinaire, à l’unanimité les membres statutaires de la CSTC ont décidé de suspendre Baboulé Abraham de son poste de président confédéral. S’en suivra un Congrès extraordinaire unitaire qui va permettre de mettre un nouveau bureau confédéral sur pied.
Selon les informations recueillies au terme de tous les travaux de la Bourse du travail de Messa, les syndicalistes ont tu leurs égos et leurs différends, pour dénoncer des initiatives de l’ancien président, qui ont fragilisé la Confédération. Il s’agit entre autres des malversations financières, de la mauvaise gestion des ressources de la CSTC et l’exclusion unilatérale de certains syndicats de la Confédération.
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Pour marteler à tous les affiliés de la CSTC qu’une nouvelle ère s’ouvre, le nouveau Trésorier Confédéral, ancien dissident, Essomba Prosper Aimé a remercié « le Seigneur pour ce jour nouveau pour la CSTC, après tant d’années de désordre, de fractures, et les congressistes qui ont compris que lorsque ça ne va pas dans une maison, à un moment il faut marquer un temps d’arrêt et repartir sur un nouveau départ. Je représentais une fraction, et notre souci était de revoir la CSTC unie. Et c’est le cas aujourd’hui ».
Président du Conseil Confédéral Extraordinaire, le syndicaliste Alouna Mvehe Théophile ne cache pas la « satisfaction que nous avons pu réunir les deux tendances qui étaient opposées. Elles se sont retrouvées aujourd’hui en une instance unitaire et nous souhaitons que ce soit la continuité. La CSTC a besoin d’unité pour être forte, d’autant plus que c’est la première Centrale syndicale au Cameroun. »
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Le nouveau Président Confédéral Bama Synguima Célestin est sans voix. « Les mots me manquent parce que le poids de la tâche que vous venez de me donner, commence déjà à peser sur les épaules. Peser parce que les défis dans les prochains jours nous interpellent. J’ai chanté solidarité avec vous parce que Je viens de vous faire comprendre qu’une seule main ne peut pas attacher un papier. C’est en travaillant comme des fourmis que nous pouvons soulever l’éléphant. Je tiens à vous dire que le président confédéral, pour moi, c’est celui-là qui doit être à l’écoute même du plus petit syndicaliste, même du petit délégué du personnel. Ne croyez pas que j’ai la science infuse. Vous êtes là, pour que nous puissions faire de la CSTC ce qu’elle a été hier. Vous avez constaté qu’au conseil, on a ramené les vieux briscards. Nous devons tous les suivre. Chacun est un maillon essentiel de la chaîne pour que nous puissions avoir des résultats », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « Nous devons tous suivre ces vieux briscards. Je tiens à vous dire que merci de m’avoir choisi, mais sachez que nous devons travailler tous ensemble. Chacun est un maillon essentiel de la chaîne pour que nous puissions avoir des résultats. La CSTC, dès que nous sortons là maintenant, nous devons commencer à travailler. Nous devons commencer à travailler. Nous devons changer nos visages. Nous devons démontrer qu’effectivement les guerres sont finies. Parce qu’en conduite, on nous a appris que quand tu t’attardes trop sur le rétroviseur, tu vas percuter celui qui est Les travailleurs ont des problèmes. Les travailleurs Camerounais ont des problèmes. Que fait la CSTC ? Nous dormons. Nous devons donc travailler maintenant. Appelez-moi à n’importe quelle heure pour me donner un conseil. » Et de conclure, la main gauche sur le cœur et la main droite levée « je ne vous trahirai jamais, avec l’aide du Seigneur ».
Valgadine TONGA






