Une correspondance du président de la Confédération syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC), adressée au Premier Ministre, relance la question de l’apurement des droits des ex-travailleurs de la Sitrafer, à la veille de la rentrée scolaire. Cette créance de 442,3 millions de FCFA dure depuis 2013.
Les anciens travailleurs de la Société internationale des travaux ferroviaires (Sitrafer sa.) relancent le gouvernement sur le paiement de leurs droits sociaux. Dans une correspondance datée du 20 août 2026, Célestin Bama Synguima, président du Bureau confédéral de la CSTC, appelle le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Chief Joseph Dion Ngute, à accélérer le règlement d’un dossier qui traîne depuis 2013.

La situation des ex-employés de Sitrafer reste préoccupante. Après la faillite de l’entreprise, plusieurs travailleurs se sont retrouvés sans emploi et, surtout, sans règlement définitif de leurs droits. Selon la correspondance signée du président de la plus grande confédération syndicale au Cameroun, les derniers paiements remontent à août 2016, malgré les différentes démarches engagées auprès des pouvoirs publics. Le dossier a connu toutefois une avancée administrative. Par arrêté préfectoral du 18 février 2025, une commission ad hoc a été mise en place dans le département du Wouri, sur recommandation du ministère des Finances, afin d’examiner la situation des anciens agents de Sitrafer.
Le 16 juillet 2025, cette commission a arrêté le montant cumulé des droits sociaux réclamés par les travailleurs à 442 323 825 FCFA. Un montant qui, à ce jour, n’a toujours pas été liquidé au profit des intéressés. La Cstc rappelle également que le 14 mai 2018, l’État avait autorisé, par décision N°18/1393 du ministère des Finances, « le déblocage de la somme de FCFA 137 661 963 (Cent Trente-sept millions six cent soixante un mille neuf cent soixante-trois) au profit du Payeur Général du Trésor, au titre du paiement des arriérés de salaires d’un groupe de 63 ex-employés de la Sitrafer S.A »
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Dans sa correspondance, la centrale syndicale revient sur les difficultés qui ont précédé la disparition de l’entreprise, notamment les retards de salaires et les mouvements de grève répétés. Elle évoque également la situation de 236 travailleurs maintenus dans l’entreprise dans l’espoir d’une reprise des activités, qui ne s’est finalement pas concrétisée. Pour les anciens employés, l’urgence est désormais sociale. À l’approche de la rentrée scolaire, la Cstc redoute que l’absence de règlement n’aggrave davantage la précarité des familles concernées.
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La Confédération syndicale appelle ainsi le gouvernement à renouer le dialogue et à apporter une réponse concrète aux revendications des ex-travailleurs. Elle met en garde contre les conséquences d’un enlisement du dossier, estimant que le silence et l’absence de concertation pourraient alimenter une nouvelle tension sociale. Après plus d’une décennie d’attente, les anciens employés de Sitrafer veulent désormais voir les conclusions de la commission ad hoc se traduire en actes.

Blanchard BIHEL






