Dans les plantations, les huileries et les villages riverains, la stratégie de développement durable de Socfinaf prend une dimension concrète. Présent dans huit pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, le groupe Socfinaf dont fait partie la Socapalm, est riche de 25.853 collaborateurs et d’un chiffre d’affaires net de 642 millions d’euros en 2025. Le groupe déploie les standards internationaux qui trouvent au Cameroun, à travers la Socapalm, une traduction opérationnelle fondée sur la certification, la gouvernance environnementale et l’accompagnement des producteurs locaux.
Le développement durable n’est plus une démarche périphérique. Chez Socfinaf, il structure désormais les modes de production, la préservation des ressources naturelles, les relations avec les communautés, l’appui aux producteurs et le pilotage des performances. Fort de ses filières huile de palme et caoutchouc naturel, réparties dans huit pays, le Groupe comptait, fin 2025, 25 853 employés pour un chiffre d’affaires net de 642 millions d’euros.
Préparée volontairement selon les principes de la directive européenne CSRD, des normes ESRS et de la taxonomie européenne, la Déclaration de durabilité intègre les activités du Groupe ainsi que, lorsque cela est pertinent, l’ensemble de sa chaîne de valeur. La Socapalm figure parmi les filiales jugées significatives dans ce dispositif. Cette évolution marque un changement d’échelle : les engagements environnementaux et sociaux sont désormais suivis avec le même niveau d’exigence que l’information financière, à travers des politiques, des indicateurs, des mécanismes de contrôle et une supervision formalisée.
Gouverner par les priorités
Cette stratégie repose sur une gouvernance clairement structurée. Le Conseil d’administration définit les orientations, valide les politiques et veille à la mobilisation des ressources nécessaires. Les émissions de carbone, les certifications, la conduite responsable des affaires, la productivité agricole ainsi que les actions menées dans les filiales font l’objet d’un suivi régulier. Au niveau opérationnel, le Département Développement durable collecte, vérifie et consolide les données transmises par les équipes locales, tandis que l’audit interne peut intégrer les enjeux de durabilité dans ses contrôles.
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Pour hiérarchiser ses priorités, Socfinaf applique le principe de la double matérialité. Cette méthode évalue simultanément les impacts des activités sur les personnes, les communautés et l’environnement, ainsi que les conséquences que les enjeux environnementaux et sociaux peuvent avoir sur la performance, les coûts, la réputation ou la continuité des activités. Sur les 92 sous-thématiques prévues par les normes européennes, 76 ont été retenues comme pertinentes, couvrant notamment le changement climatique, la protection des écosystèmes, la gestion des ressources, la santé et la sécurité, les relations avec les communautés, la traçabilité, l’éthique et la transparence.
Des standards au terrain
La stratégie s’appuie sur plusieurs référentiels internationaux. Pour la filière huile de palme, la certification RSPO demeure la référence centrale. Elle encadre le respect de la législation, la transparence, les droits des travailleurs et des communautés, l’inclusion des petits producteurs, la productivité responsable et la protection des écosystèmes. Les sites certifiés sont soumis à des audits indépendants associant contrôles documentaires, inspections de terrain et consultations des parties prenantes. Depuis 2017, la Politique de gestion responsable, développée avec Earthworm Foundation et inspirée des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, complète ce dispositif. En décembre 2025, le Groupe affichait une traçabilité de niveau 1 de 100 % pour les matières premières issues des filières palmier à huile et hévéa, tandis que les produits de ses plantations répondaient aux exigences du règlement européen contre la déforestation.
Au Cameroun, cette architecture prend corps à travers la Socapalm. Les six sites recensés dans la Déclaration de durabilité 2025 sont couverts par la certification RSPO, intégrée aux 176 603 hectares certifiés du Groupe. La filiale est également certifiée ISO 14001, norme internationale relative au management environnemental. Ensemble, ces deux référentiels encadrent les pratiques agricoles, les opérations industrielles, les conditions de travail, la traçabilité, les relations avec les communautés et la maîtrise des impacts environnementaux, faisant passer les engagements du stade des intentions à celui de procédures vérifiables.
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La stratégie territoriale s’étend également aux producteurs indépendants qui alimentent les huileries. Le programme de formation lancé en 2021 et poursuivi en 2025 accompagne travailleurs et petits planteurs dans l’amélioration des pratiques agricoles, des conditions de travail, du respect des exigences réglementaires et des droits humains. Il est complété par un appui logistique portant sur le transport des régimes de fruits frais et l’entretien des routes d’approvisionnement, renouvelé et évalué chaque année. Ce dispositif contribue à sécuriser les approvisionnements tout en renforçant les capacités des producteurs et l’économie locale.
L’empreinte durable des territoires
La Déclaration de durabilité reconnaît par ailleurs les communautés comme des parties prenantes essentielles. Elle prévoit le respect des droits fonciers légaux, coutumiers et communautaires, le recours au consentement libre, préalable et éclairé pour les nouveaux développements, la réalisation d’études d’impact environnemental et social ainsi que des mécanismes de réclamation. Le développement rural se traduit également par des investissements dans les routes, l’eau, la santé, l’éducation, l’électricité et les télécommunications.
Au terme de cette Déclaration 2025, une certitude s’impose : le développement durable ne se décrète pas, il se construit dans le temps, avec humilité, rigueur et constance. Les défis méthodologiques, les données encore à consolider et les marges de progression reconnues témoignent d’une démarche qui privilégie la sincérité des faits à l’illusion des résultats. Sur ce chemin, la Socapalm incarne, à l’échelle des territoires camerounais, cette volonté de faire converger les engagements internationaux et les réalités du terrain. Car la véritable durabilité ne réside pas seulement dans les normes ou les certifications, mais dans la capacité d’une entreprise à inscrire, jour après jour, chacun de ses actes dans le respect des hommes, de la terre et des générations à venir.
Cheikh Malcolm EPANDA






