Une tontine dans laquelle on cotise le montant que l’on veut sans contrainte et où on ne perd jamais. C’est le message qui marque les esprits des visiteurs du stand de Kori Asset Management, ici au Salon International Promote à Yaoundé. Saviez-vous qu’il est possible d’assurer l’avenir de vos enfants en plaçant juste 10.000 Fcfa par mois ? Directeur Général de Kori Asset Management, Patrick Fomethe dissèque les raisons pour lesquelles le Fonds Commun de Placement Kori Sérénité fait courir en Afrique Centrale.
Qu’est-ce qui a motivé votre présence à cette 10ème édition du Salon International Promote ?
Cette participation à Promote pour KORI Asset Management rentre pleinement dans notre action citoyenne d’acteur du marché qui est conscient que l’éducation financière est le vrai levier de développement de ce secteur. Nous sommes ici pour sensibiliser la population camerounaise, les jeunes en particulier, sur leur pouvoir d’agir sur la croissance de notre sous-région en s’impliquant un peu plus, en essayant de connaître quel est notre métier et surtout de comprendre quelle est la puissance des intérêts composés de l’épargne et de la gestion collective.
Nous, en tant qu’Asset manager, on essaie tant qu’on peut, d’agrandir l’asset de collecte, la base des investisseurs, en éduquant la population, en leur expliquant qu’il y a aujourd’hui plusieurs choix d’investissement et de placement. Nous leur disons surtout qu’ils peuvent prendre eux-mêmes en main leur patrimoine financier et leur avenir financier. En mettant de côté de manière régulière des petits placements, au bout des années, ils deviennent une vraie force de décision financière et le vrai pouvoir finalement que chacun recherche.
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Au-delà de la sensibilisation, il y a aussi des produits phares que Kori Asset Management vient vendre à Promote. Quels sont-ils ?
Ça tombe un peu bien puisque notre produit phare aujourd’hui, c’est le Fonds Commun de Placement (FCP) « Kori Sérénité », qui pour l’instant, se porte plutôt bien avec un rendement de plus de 13% depuis sa création. Nous sommes très conscients que la gestion des Fonds communs de placement et la puissance de la gestion collective peuvent être un vrai levier de croissance pour notre marché. Imaginez-vous si sur les 60 millions de Cémaciens, juste 5 millions arrivaient à cotiser ne serait-ce que 10 000 Fcfa par mois. Ça ferait 50 milliards de Fcfa qu’on peut économiser comme ça et soutenir l’économie de la sous-région sans être dépendant du secteur bancaire et des bailleurs… On a un rôle et une responsabilité en tant qu’acteur de marché agréé, d’expliquer aux gens qu’ils ont non seulement cette opportunité de faire du placement, mais aussi ce devoir en tant que citoyens de participer au développement de notre sous-région.
Pour la maman qui ne comprend pas trop le français, investir, faire du placement lui apporte de quoi ?
Très bonne question. Je pense que la plupart des Camerounais font des tontines. Le marché financier a cette beauté qu’on a répliqué dans notre marché, des produits financiers qui sont plus ou moins similaires, mais qui sont encadrés. Un fonds commun de placement n’est rien d’autre qu’une tontine qui est encadrée, avec un régulateur qui s’assure que tous les placements des clients sont investis avec l’objectif qui a été établi au départ. Mais surtout, le Fonds commun de placement permet de bancariser une épargne aujourd’hui inconnue et qui finalement, avec cette traçabilité, va donner la possibilité à chacun des épargnants de pouvoir accéder au crédit bancaire, de pouvoir soutenir le financement des études leurs enfants sans finalement faire d’efforts. Imaginez-vous, si vous avez l’habitude de mettre 20 000 Fcfa de côté pour votre enfant qui a un an, à l’âge de 18 ans, ça fait énormément de fonds que vous pouvez mettre pour son éducation.
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Et beaucoup de gens n’ont pas cette information…
Effectivement. Votre responsabilité, c’est de dire aux Camerounais, à partir de 10 000 Fcfa, vous pouvez structurer le financement des études de vos enfants, vous pouvez structurer votre accès à la propriété sans vous mettre la corde au cou. Avec des épargnes parfois difficiles de plusieurs centaines de milliers, mais plutôt en ayant une habitude d’épargne irrégulière, de petits montants. Notre rôle, c’est de faire des placements pour que l’effort d’épargne soit récompensé par des intérêts qui sont très intéressants aujourd’hui.
Alors, on va finir avec la présentation de Kori Asset Management qu’on connaît déjà. Au 31 décembre 2025, quels sont les résultats ?
On a la chance d’avoir une équipe dynamique de jeunes qui comprennent ce qu’on essaye de faire, qui ont la même vision que le top management. Ce qui nous a permis d’avoir une croissance de plus de 40% depuis plusieurs années. Nous avons terminé en décembre 2025, avec un volume d’actifs de gestion de près de 27 milliards de Fcfa étant parti en 2023 à peu près 900 millions de Fcfa.
Nous sommes très contents parce qu’aujourd’hui, on comprend que le marché a de plus en plus confiance. Notre base clientèle s’élargit et elle se diversifie parce qu’aujourd’hui nous avons des banques comme clients, ainsi que des assureurs et des microfinances. Chose qui était impossible, il y a deux. Nous pensons que le marché devient de plus en plus mature et avec les efforts de la COSUMAF qui crédibilise notre action sur le terrain. Nous sommes également ici à Promote pour justement montrer que la COSUMAF est un acteur majeur de la régulation de ce marché. Notre travail sur le terrain devient plus aisé parce qu’on a justement tout cet écosystème qui est en phase avec notre activité.
Comment est-ce que vous faites par rapport aux défis actuels relatifs à la connectivité ?
C’est une très bonne question. Pour que vous compreniez, on se plaint du taux de bancarisation qui est très faible. Mais par contre, il y a plus de 50 millions de portemonnaies électroniques dans la zone CEMAC. Ça veut dire qu’au moins un habitant de la zone CEMAC a un porte-monnaie électronique. Ce qu’on fait, c’est d’aller justement vers ces personnes-là. Qui, grâce à leur téléphone, font des transactions financières, et de leur expliquer que grâce à ce même téléphone, ils peuvent faire des placements. Même si vous n’avez pas de connexion, si vous avez accès à un téléphone, vous pouvez faire des placements sur nos fonds. On a bien compris les problématiques qui sont parfois structurelles, parfois contextuelles, et on se dit qu’il faut adapter l’offre au contexte pour que finalement chacun se retrouve. C’est un peu comme ça qu’on essaie de gérer les défis de la pénétration de notre marché.
Entretien avec Valgadine TONGA






