Prêts bancaires sans intérêt, profits et pertes partagés avec les clients…, la
Commercial Bank Cameroun (CBC) partage les innovations de la finance islamique aux nombreux visiteurs du Salon international Promote.
La technologie évolue, la finance aussi. Pour l’occasion, la Commercial Bank Cameroun a frappé un grand coup. La Finance islamique est la grande innovation que la CBC expose à la 10ème édition du Salon de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat (Promote). Directeur d’agence CBC Nlongkak et responsable du stand à Promote, Joseph Tchatchum, ouvre ses portes à quiconque frappe. Dans son stand, la CBC n’a pas seulement misé sur l’accueil des plus chaleureux. Le cœur de sa présence à Promote captive toutes les attentions. Comment une banque peut partager ses profits avec ses clients ? C’est pourtant l’un des principes de la finance islamique de la CBC.
Directeur adjoint de la Fenêtre Islamique à la CBC, Hamidou Aminou explique : « La CBC à Promote veut matérialiser notre côté innovation. Depuis 2024, CBC, est la toute première à avoir obtenu l’agrément de la COBAC à exercer dans l’activité de la finance islamique. La finance islamique reste un système financier comme la finance classique. La seule particularité, ce sont ses principes de fonctionnement. Elle se résume sur cinq principes. La finance islamique se résume sur cinq principes. Trois interdits et deux prescriptions. La Riba est interdit ».

La Riba c’est l’intérêt bancaire islamique. L’intérêt bancaire est interdit en finance islamique. Donc on prête sans intérêt. Deuxièmement, la spéculation est interdite en finance islamique. « C’est pourquoi la finance islamique a un problème avec les assurances. On estime que dans les assurances, il n’y a pas généralement l’équité, il n’y a pas l’équilibre. Tu peux souscrire à une police d’assurance et après un sinistre, tu n’arrives même pas à avoir les 5% », souligne Hamidou Aminou.
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Le troisième aspect c’est que cette finance proscrit tout investissement dans les activités qui sont considérées illicites selon le point de vue de l’islam : l’industrie de l’alcool, de la pornographie, les jeux de hasard, l’industrie porcine. « Maintenant pour les prescriptions dans la finance islamique. Il est prescrit de partager le profit et les pertes avec votre client. La notion des trois P en finance islamique. Donc on partage le profit et les pertes qu’on réalise avec nos clients. Le cinquième principe, tout financement islamique doit s’effectuer à travers un actif tangible. Nous impactons l’économie réelle », explique le Directeur adjoint de la Fenêtre Islamique de la CBC.
Croissance de la fenêtre islamique
La finance classique ne met pas l’accent sur tous ces principes moraux. Le plus c’est que « la finance islamique n’est pas la finance des musulmans. Dans d’autres juridictions, dans d’autres pays purement musulmans comme le Maroc, il est strictement interdit d’appeler cela finance islamique. On appelle ça finance éthique, finance alternative, finance participative. Ailleurs on appelle même place finance sociale », explique notre interlocuteur. En tout cas, la mayonnaise n’a pas tardé à prendre. L’encours crédit en termes de finances islamiques au niveau de CBC au 31 décembre 2025, était de 7 milliards de francs CFA. L’encours dépôt sur la même période était de 10 milliards Fcfa.
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« La croissance de la finance islamique est à deux chiffres, assure notre source. C’est-à-dire plus de 10%. C’est à deux chiffres et c’est la même chose dans notre environnement, camerounais. Aujourd’hui, si on peut quitter de 2000 clients à 5000 clients sur une année, et de 4 milliards Fcfa à 10 milliards Fcfa, vous allez comprendre qu’il y a une évolution nette, vraiment ». Tout est clair, la finance islamique c’est la finance de l’heure.
Valgadine TONGA






