Vin de palme : Sodiko ou les milles et un délice d’un nectar

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Parmi la foultitude de richesses culturelles que regorge cette bourgade située dans l’arrondissement de Douala IV, en pleine préparation des 60 ans du Festival Botina Jdc, le vin de palme reste le charme numéro 1. Embarqué dans un bus avec des « gardiens de la tradition » de Sodiko, chaque journaliste se cramponne à la manche du siège devant lui, pour ne pas se faire renverser par les violentes secousses. Des cris de douleurs et de joie s’entremêlent. Derrière son volant, le chauffeur se bat comme un beau diable pour contourner les nids-de-poule et les crevasses de la route. Malgré ce sentiment d’être sur des montagnes russes, la beauté du paysage vaut le détour. A Sodiko village, les arbres fruitiers comme le manguier se mêlent à la verdure abondante. On comprend mieux pourquoi l’air est pur et frais, très loin de ce que les cavités nasales absorbent à Douala. Perchés sur leurs nids accrochés aux branches des arbres, les oiseaux poussent des chants, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Le son des cloches qui retentissent annonce l’arrivée de la délégation
Parmi la foultitude de richesses culturelles que regorge cette bourgade située dans l’arrondissement de Douala IV, en pleine préparation des 60 ans du Festival Botina Jdc, le vin de palme reste le charme numéro 1.

5 kilomètres. C’est la distance qui sépare le lieu-dit Bonabéri Rail de Sodiko village. Il faut traverser Sodiko ville et Bonendalè, la terre qui a vu naître le mythique Kotto Bass de regretté mémoire, pour entamer la traversée du chemin. L’exercice est un véritable parcours du combattant. Le Réseau des journalistes culturels du Cameroun en a fait l’expérience, le samedi 2 novembre 2019. Embarqué dans un bus avec des « gardiens de la tradition » de Sodiko, chaque professionnel de la plume et du micro se cramponne à la manche du siège devant lui, pour ne pas se faire renverser par les violentes secousses. Des cris de douleurs et de joie s’entremêlent. Derrière son volant, le chauffeur se bat comme un beau diable pour contourner les nids-de-poule et les crevasses de la route. Malgré ce sentiment d’être sur des montagnes russes, la beauté du paysage vaut le détour.

A Sodiko village, les arbres fruitiers comme le manguier se mêlent à la verdure abondante. On comprend mieux pourquoi l’air est pur et frais, très loin de ce que les cavités nasales absorbent à Douala. Perchés sur leurs nids accrochés aux branches des arbres, les oiseaux poussent des chants, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Le son des cloches qui retentissent annonce l’arrivée de la délégation au lieu le plus important de Sodiko : la chefferie. Il a fallu une poignée de minutes pour que chacun comprenne le mérite de l’essence de l’appellation ‘‘Sodiko’’. Pour s’étancher la soif, un mini fût à vin a été bien aménagé pour les visiteurs. Loin du vin de bordeaux ou du moelleux blanc, ce vin de palme est un délice. Les plus réticents avant la première gorgée enchaînent les tournées.

Parmi la foultitude de richesses culturelles que regorge cette bourgade située dans l’arrondissement de Douala IV, en pleine préparation des 60 ans du Festival Botina Jdc, le vin de palme reste le charme numéro 1. Embarqué dans un bus avec des « gardiens de la tradition » de Sodiko, chaque journaliste se cramponne à la manche du siège devant lui, pour ne pas se faire renverser par les violentes secousses. Des cris de douleurs et de joie s’entremêlent. Derrière son volant, le chauffeur se bat comme un beau diable pour contourner les nids-de-poule et les crevasses de la route. Malgré ce sentiment d’être sur des montagnes russes, la beauté du paysage vaut le détour. A Sodiko village, les arbres fruitiers comme le manguier se mêlent à la verdure abondante. On comprend mieux pourquoi l’air est pur et frais, très loin de ce que les cavités nasales absorbent à Douala. Perchés sur leurs nids accrochés aux branches des arbres, les oiseaux poussent des chants, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Le son des cloches qui retentissent annonce l’arrivée de la délégation

A la source du vin de palme de Sodiko.

D’où vient cette note d’excellence ? s’interrogent les journalistes. «Sodiko veut littéralement dire là où nous avons trouvé le vin de palme», explique le 1er notable Epee Bedouke. «Vous l’avez vraiment trouvé. Ce vin n’a pas son pareil», lancent des journalistes. Les mouches ne sont pas insensibles au nectar qui entretient la curiosité des uns et des autres. Elles ont voltigé jusqu’à la bassine posée sous le fût.

Boisson 100 % bio

«Notre vin de palme est naturel, on n’y rajoute rien. Le vin de palme a généralement trois étapes. Quand on vient de commencer à saigner le palmier, le vin est un peu plus alcoolisé, fort et moins sucré. Au fur et à mesure que le palmier vieilli, le vin est de plus en plus sucré. Vers la fin de son cycle, il est un peu comme du miel et chez nous, c’est naturel. Nous ne rajoutons rien du tout», se félicite un riverain, expert du vin de palme. Et de poursuivre avec fierté : «Vous savez qu’ailleurs, pour se faire du beurre, certains ajoutent du sucre, de l’eau ou des produits chimiques dans leur vin. Chez nous, le vin n’a aucun additif. L’autre particularité chez nous c’est que nous abattons le palmier pour recueillir du vin, pourtant ailleurs, le vin est recueillir sur un palmier encore debout. Le goût devient différent.» Le vin de Sodiko sera à n’en point douter l’une des plus grandes attractions des noces de diamant du Festival Botina Jdc. Cette soixantième édition se tient du 21 au 28 mars 2020 à Sodiko.

Parmi la foultitude de richesses culturelles que regorge cette bourgade située dans l’arrondissement de Douala IV, en pleine préparation des 60 ans du Festival Botina Jdc, le vin de palme reste le charme numéro 1. Embarqué dans un bus avec des « gardiens de la tradition » de Sodiko, chaque journaliste se cramponne à la manche du siège devant lui, pour ne pas se faire renverser par les violentes secousses. Des cris de douleurs et de joie s’entremêlent. Derrière son volant, le chauffeur se bat comme un beau diable pour contourner les nids-de-poule et les crevasses de la route. Malgré ce sentiment d’être sur des montagnes russes, la beauté du paysage vaut le détour. A Sodiko village, les arbres fruitiers comme le manguier se mêlent à la verdure abondante. On comprend mieux pourquoi l’air est pur et frais, très loin de ce que les cavités nasales absorbent à Douala. Perchés sur leurs nids accrochés aux branches des arbres, les oiseaux poussent des chants, comme pour nous souhaiter la bienvenue. Le son des cloches qui retentissent annonce l’arrivée de la délégation

Sa Majesté Hiko Oli XVI.

Comme l’indique son nom, Botina Jdc (Journée des communautés) est ouvert à tous. «Vous aurez les activités faites par d’autres communautés de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Nord, du Centre… avec qui nous cohabitons d’ailleurs. Ici à Sodiko, nous ne parlons pas de peuples allogènes, mais de communautés nouvelles parce que nous sommes tous des Camerounais. Tout le monde devrait assister à se festival», précise le Chef de Sodiko, Sa Majesté Hiko Oli XVI de son vrai nom Essombey Ndambwe Ness. Le Festival Botina Jdc est un grand moment culturel pour Sodiko, le plus ancien royaume de Douala. La récente édition avait connu la présence d’autorités traditionnelles des différentes régions du Cameroun, et des personnalités de pays africains. Depuis son intronisation en 2004, Sa Majesté Hiko Oli XVI milite et implémente une diplomatie traditionnelle dans chacune de ses actions. Dans son cercle proche, on retrouve notamment des fils Sodiko, les Camerounais originaires de l’Ouest, du Centre. Des conventions de partenariat culturel unissent d’ailleurs Sodiko à plusieurs chefferies du pays.

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Secrets culinaires

A côté de son vin de palme particulier, Botina Jdc sera l’aubaine rêvé de découvrir les secrets culinaires des mets traditionnels camerounais, le site sacré du village où sont effectués les rites de purification, la première vraie école publique bilingue de Sodiko (elle sera rétrocédée à l’Etat ce 4 novembre 2019), la culture des plantes transmises de père en fils, la belle architecture des constructions… Les visiteurs auront ainsi l’occasion d’en savoir plus sur les quatre grandes familles ou clans de Sodiko. Bona-njaki est le premier clan, car c’est de lui que vient chaque Chef. C’est le clan de la lignée royale. Les Bona-esoka, Bona-disome, Bona-ndoumbe sont les trois autres clans qui vivent en parfaite harmonie. Sodiko est à n’en point douter une destination à visiter, et à s’y installer pour les plus veinards.

Valgadine TONGA, de retour de Sodiko

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