La chefferie de Mbimbe a connu une ambiance inhabituelle le vendredi, 18 septembre 2026. Notables, chefs de village, élites, représentants de la Socapalm et autorités administratives se sont retrouvés autour d’une même table. Conduite par le préfet de la Sanaga-Maritime, Cyrille Yvan Abondo, la rencontre a été l’occasion de mesurer le chemin parcouru depuis les précédentes assises et de confronter les préoccupations exprimées aux réponses apportées et aux engagements à poursuivre.
La chefferie de Mbimbe a accueilli une rencontre de haute facture le vendredi, 28 septembre dernier. Entre administration, communautés et Socapalm, le rendez-vous de la tripartite a tenu toute sa promesse. Autour du préfet de la Sanaga-Maritime, Cyrille Yvan Abondo, chefs notables, élites et une forte délégation de l’entreprise Socapalm conduite par son Directeur général Frédéric Augé, ont repris les dossiers des précédentes assises. La tripartite devait mesurer le chemin parcouru et fixer les prochaines échéances.
Dès l’ouverture, le préfet rappelle la vocation de la plateforme : restaurer la confiance, maintenir le dialogue et rechercher des solutions. « Restaurer la confiance, maintenir le dialogue et rechercher des solutions constituent les fondements de la démarche », souligne-t-il. Les recommandations antérieures servent de point d’appui. Elles forment, selon lui, « l’ossature » du suivi des engagements.
Le foncier au premier plan
Le foncier occupe une place centrale. La restitution des travaux cadastraux de mai 2025 à Mbambou, sur instructions du MINDCAF, rappelle l’importance du dossier. Sont également examinés les intrusions, les zones à haute valeur de conservation, les pressoirs clandestins, les questions HSE et la certification RSPO.
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À la clôture, le préfet appelle à « promouvoir le dialogue permanent et la confiance » ainsi qu’à « promouvoir le vivre-ensemble au sein de la communauté ». Des mesures sont demandées contre les activités clandestines. La finalisation des projets d’adduction d’eau et d’électricité en cours est également évoquée. Les chefs de village devront restituer les travaux aux populations « au plus tard un mois après ». Les rapporteurs disposent de quinze jours pour produire le rapport. Ces délais donnent aux recommandations une portée opérationnelle.
La voix des communautés
Dans les communautés, l’appréciation est favorable, mais vigilante. Mousse Boniface, premier notable de Mbimbe, estime que les tripartites « aident à résoudre certains problèmes ». Il insiste sur l’exécution : « Quand le préfet donne les recommandations, on doit les suivre et on doit les mettre en pratique. » Dikouba Joseph, Président des élites de la communauté, retient un dialogue « franc ». « Nous les riverains, avons dit ce que nous avions à dire et la Socapalm a donné aussi ses réponses », affirme-t-il. Un avis qui trahit la suite des relations entre les parties : « Tout n’est pas rose, mais nous sommes appelés à marcher et travailler ensemble », rappelle Mousse Boniface, renvoyant l’appréciation à la suite des engagements.
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Pour la Socapalm, Kamta Germain Jules, secrétaire général, met en avant la régularité des échanges. « Seul le dialogue peut bâtir un environnement sain », affirme-t-il, en citant « la communication, la transparence, l’information préalable ». Le principe est posé : faire remonter les préoccupations, les examiner, répondre et suivre leur mise en œuvre. En fin de séance, le préfet salue « une très bonne atmosphère de travail » et appelle à préserver la cohésion. « Tout ce que nous voulons, c’est la paix dans le pays », conclut-il, avant d’annoncer la prochaine session à Dikola.
La rencontre de Mbimbe a rappelé les fondamentaux d’une relation d’entente, fondée sur l’écoute et la collaboration. Car, comme l’a rappelé Joseph Dikouba, le président de l’élite, les problèmes ont été exposés, les réponses entendues et les délais fixés. La suite se jouera hors de la salle. Il tient de rappeler que depuis lundi, la Socapalm poursuit des rencontres bipartites auprès des communautés riveraines de Kienké. Après la table des discussions, le dialogue reprend donc la route. C’est sur le terrain que les engagements pourront être mesurés.
Cheikh Malcolm EPANDA






