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Ngand Biton 2026 : la noix de palme au cœur d’un plaidoyer pour la souveraineté économique

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La salle des actes de l’Hôtel de ville de la mairie d’Édéa a accueilli, ce jeudi 21 mai, la cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Festival international des noix de palme, Ngand Biton 2026. Pendant trois jours, producteurs, agro-industries, chercheurs, collectivités territoriales et partenaires institutionnels échangeront autour des enjeux économiques, agricoles et sociaux de la filière palmier à huile au Cameroun.

 

Dans la salle des actes de l’Hôtel de ville de la mairie d’Édéa, la première journée de la troisième édition du Festival international Ngand Biton s’est ouverte jeudi dans une atmosphère mêlant solennité institutionnelle, ferveur populaire et plaidoyer économique autour de la noix de palme. Autorités administratives, élus municipaux, chefs traditionnels, producteurs, transformateurs, partenaires techniques et acteurs agro-industriels s’y sont retrouvés pour réfléchir sur l’avenir d’une filière présentée comme stratégique pour le développement territorial.

Placée sous le thème de la « durabilité, de l’autosuffisance et de l’intégration de la jeunesse », cette édition marque également le lancement de la toute première fête de la noix de palme. Une initiative destinée à repositionner le palmier à huile comme ressource agricole, patrimoine culturel et levier économique dans la Sanaga-Maritime.

Lire aussi :Festival Ngand Biton 2026 : la Socapalm consolide son partenariat avec les acteurs de la filière palmier à huile  

La présence remarquée de la déléguée départementale de l’Agriculture et du Développement rural a donné une tonalité institutionnelle forte à cette ouverture, aux côtés des autorités municipales, du chef de canton, des chefs de villages et de plusieurs délégations venues d’autres localités, voire de l’étranger.

Du champ à l’économie nationale

Deux temps majeurs ont rythmé cette première journée. D’abord la cérémonie officielle de lancement, ponctuée d’allocutions, d’intermèdes musicaux et d’appels à une meilleure structuration des producteurs. Prenant la parole, le maire d’Édéa Ier, Bernard Missinga, a présenté le festival comme « un espace de formation, de dialogue et d’opportunités économiques » capable de rapprocher collectivités, producteurs et investisseurs autour d’une même ambition : renforcer la filière palmier à huile.

Lire aussi : Eseka : la noix de palme fait son festival 

Dans le même élan, le promoteur du festival, Samuel Ngembog, a replacé la question du palmier à huile dans le débat sur la souveraineté économique nationale. Face aux difficultés liées au financement, à la transformation locale et à l’isolement des producteurs, il a plaidé pour une organisation collective plus forte. « Soutenir le producteur local, c’est défendre l’économie nationale », a-t-il insisté devant une assistance largement composée de planteurs villageois.

Socapalm et Camseeds au chevet des planteurs

Cette première journée a également révélé l’implication prépondérante de la Socapalm dans la réussite de l’événement. Partenaire du Ngand Biton depuis sa première édition à Eséka en 2023, l’entreprise agro-industrielle a renouvelé son accompagnement aux côtés des organisateurs et des collectivités locales. À travers ce soutien, la Socapalm consolide sa stratégie de proximité avec les producteurs villageois, notamment via son Projet PV consacré à l’encadrement technique des planteurs.

La visite des stands a constitué l’un des moments les plus animés de cette ouverture. Parmi les exposants, les stands de la Socapalm et de Camseeds, seules entreprises agro-industrielles présentes, ont particulièrement retenu l’attention du public. Entre décoration soignée, exposition de semences et démonstrations techniques, les visiteurs ont pu suivre les explications fournies par les représentants de la Socapalm sur le processus de germination, de croissance et de production du palmier à huile, ainsi que sur les coûts liés à l’exploitation.

Édéa, centre de gravité du palmier

L’après-midi s’est poursuivie avec une conférence sur « la problématique de la semence de qualité au Cameroun », animée par M. Eyengue de l’IRAD Édéa. Les échanges ont mis en lumière les défis structurels de la filière : vieillissement des plantations, déficit de production nationale et nécessité d’améliorer la qualité des semences pour accroître les rendements.

Au-delà de l’aspect festif, cette première journée du Ngand Biton aura surtout confirmé l’émergence d’un cadre de réflexion sur l’avenir du palmier à huile au Cameroun. À Édéa, la noix de palme apparaît désormais comme le symbole d’un dialogue entre agro-industrie, producteurs villageois et collectivités territoriales, dans une ville où la Socapalm entend renforcer durablement son influence économique, sociale et agricole au sein des territoires.

Cheikh Malcolm EPANDA

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