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Musique : au pays de l’éclectisme, Bafang donne le ton

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Makossa, afro-beat, rock…, les deux frères franco-camerounais enchaînent les tournées européennes, en bon ambassadeur du Cameroun et surtout de leur Bafang natal où ils nourrissent le rêve de faire un jour un spectacle.

Bafang m’a secouée au premier contact. La découverte s’est faite au détour d’un mail que je consultais. Il parle des festivals à travers le monde. Parmi les artistes listés, Bafang. Intriguée, et curieuse, je fais des recherches pour savoir s’il s’agit de Camerounais. Eh oui ! Lancelot et Enguerran sont deux frères qui partagent la même origine, les mêmes parents et surtout la même passion : la musique.

De leur musique, parlons-en. Vous êtes captivés dès la première écoute. C’est du Rock bien enlevé assuré uniquement par le tandem. Lancelot a la maîtrise de la guitare électrique et Enguerran propulse les notes de la batterie. «Nous avons longtemps joué avec d’autres musiciens mais leurs disponibilités n’étaient pas à la hauteur de nos attentes donc nous avons décidé de jouer en duo», nous expliquent-ils durant notre échange mail. Comme l’impose le Rock à la Deep Purple ou à la Rolling Stones, Bafang c’est de l’électrique bien dosé, une musique puissante qui propulse le plus timoré sur le dancefloor.

Lire aussi :Alain Oyono : «Je rêve de jouer dans mon pays, je n’attends que l’invitation» 

Éclectique. C’est ainsi qu’est la musique Afro punk du groupe. La diversité des sonorités subjugue. «Nous sommes très attirés par le Makossa mais aussi l’Afro-beat de Fela par exemple ou bien le Bikutsi et le Ndombolo. Nous affectionnons particulièrement le Hard Rock des Britanniques ainsi que le Blues du désert des Touareg (Tinariwen, Bombino, Mdou Moctar etc….)». Si quasiment tous les titres ont un fond de Makossa, ce n’est pas anodin : «Quand on nous demande notre style de musique, nous répondons toujours “Elektrik Makossa”. C’est tout d’abord un grand hommage à Manu Dibango et ce rythme représente le ciment de notre musique. La dernière tournée s’appelait “Ambiancement tour” et cela a été tout naturel d’appeler la suivante “Elektrik Makossa Tour”», soulignent-ils.

Franco-camerounais, les Bafang restent enracinés à leur origine camerounaise. Le drapeau du Vert-Rouge-Jaune flotte toujours sur leurs scènes. D’ailleurs, les chansons donnent souvent à entendre du «Fèfè» (langue parlée dans l’arrondissement de Bafang dans l’Ouest Cameroun). Jouer un jour au bercail, notamment à Bafang est un rêve que caressent les frères Lancelot et Enguerran.  En attendant, Bafang propage son Afro punk en Europe, porté par la tournée ‘‘Elektrik Makossa Tour’’.

Valgadine TONGA

 

Bafang : «Consolider le pont culturel entre l’Afrique et l’occident»

Makossa, afro-beat, rock…, les deux frères franco-camerounais enchaînent les tournées européennes, en bon ambassadeur du Cameroun et surtout de leur Bafang natal où ils nourrissent le rêve de faire un jour un spectacle.
Bafang électrise la scène

Pourquoi avoir choisi l’appellation ‘‘Bafang’’ qui est loin de l’entendement occidental où vous vivez ?

Nos grands parents sont Bamileke et originaires de BAFANG. Nous avons voulu leur rendre hommage.

Nous sommes franco-camerounais. Et grâce à ce groupe et la musique que nous jouons nous espérons consolider le pont culturel déjà existant entre l’Afrique et l’Occident.

On ressent toujours ou du moins constamment un fond de Makossa dans vos chansons. Vous êtes d’ailleurs en pleine tournée baptisée «Elektrik Makossa Tour». Que représente ce rythme pour vous ?

Oui exactement. Quand on nous demande notre style de musique, nous répondons toujours “Elektrik Makossa”. C’est tout d’abord un grand hommage à Manu Dibango et ce rythme représente le ciment de notre musique. La dernière tournée s’appelait “Ambiancement tour” et cela a été tout naturel d’appeler la suivante “Elktrik Makossa Tour”.

Votre musique ne vous ressemble pas vraiment. Elle est entraînante, électrique, vivace, joyeuse, festive, déjantée ; pourtant au premier abord, vous semblez timides, très sérieux. Il y a comme un paradoxe…

Ah bon ?!? Au premier abord peut être….

Quels thèmes développez-vous dans vos chansons ?

L’Amour, le Voyage et le rapprochement entre les humains peu importe d’ou ils viennent. Par exemple la chanson “Ibabemba” est un voyage dans le Cameroun citant plusieurs villes principales ou nous nous sommes déjà rendus. “Sifa” parle d’un amour que l’on aimera pour toujours. “Ncwe” parle des voleurs sur le marché de Mokolo

Qu’est-ce qui expliquent autant de richesse, de diversité musicale ?

Nous ne savons pas vraiment… Surement les découvertes et rencontres musicales qu’on a eu la chance d’avoir. Et peut être aussi la curiosité. Difficile à exprimer….

Votre look est-il un choix ou un simple hasard (les dreadlocks pour Lancelot et le turban oriental pour Enguerran) ?

Nous ne croyons pas au hasard. Nous préférons parler de “Mektoub” comme certains disent. Lancelot n’a pas toujours eu les Dreadlocks et moi le Cheich (turban des “Saharaouis” ou bien des “Bamouns” du Cameroun) mais cela s’est fait naturellement.

Comment naît votre passion pour la musique ?

Je pense qu’elle a dû naître pour la première fois dans le ventre de notre mère qui est chanteuse.

Avez-vous déjà fait des spectacles au Cameroun, si non à quand votre première scène au bercail ?

Non pas encore et on croise les doigts. C’est à la base l’un des objectifs que l’on s’est fixé, d’aller jouer à BAFANG et pourquoi pas dans chaque ville que nous citons dans “IBABEMBA”

Page Facebook : Bafang Officiel

Entretien avec Valgadine TONGA 

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