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Mortalité maternelle au Cameroun : c’est de trop !

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Réunis à Douala du 13 au 15 octobre 2022 dans le cadre de leur 2ème congrès conjoint, les professionnels de la santé maternelle déplorent le nombre encore élevé de la mortalité maternelle.

20 millions de femmes trouvent la mort sur les tables d’accouchement à travers le monde selon l’Oms. Au Cameroun, ce sont 406 femmes qui trouvent la mort en donnant la vie ; (chiffre de 2018 selon Sogoc). Ces chiffres sont nettement mieux que les 669 décès enregistrés il y a une décennie, certes. Mais ces chiffres sont loin de satisfaire les spécialistes de la santé de la mère et de l’enfant, de la reproduction et de l’infertilité, réunis à Douala dans le cadre de leur 2ème congrès conjoint.

«406 décès, c’est encore trop! Nous devons continuer à nous battre pour diminuer ces chiffres. La mortalité maternelle est un challenge permanent pour nous», a rappelé Robert Leke, président de la Société des gynécologues obstétriciens du Cameroun, Sogoc. Pendant quatre jours, ces spécialistes ont mené les réflexions sur les thèmes portant sur  les cancers gynécologiques, la mortalité maternelle et infantile, l’infertilité et la coopération internationale en matière de santé. Des thèmes qui tournent autour de la santé de la mère et de l’enfant. Les spécialistes ont réaffirmé leur détermination et leur engagement à réduire à sa portion congrue, la mortalité maternelle et infantile au Cameroun.

Lire aussi :Santé : croisade contre les maladies cardio-métaboliques 

Le diagnostic fait par ces spécialistes de la santé de mère pointe les difficultés d’accès aux soins de la mère, le manque des médicaments et la précarité du plateau technique. Ils prescrivent l’accès facile aux soins, l’amélioration de la qualité des soins et du plateau technique en ville comme dans l’arrière-pays, la formation du personnel et la sensibilisation plus renforcée à la santé de la mère. «Les femmes doivent être responsables de leur santé génitale», conseille Pr Nana Djamen, congressiste.

Le congrès conjoint est le regroupement de plusieurs  sociétés savantes, notamment la société de gynécologue et obstétricien et la Cameron society fertility. Une formule efficace aux innombrables avantages, parce qu’elle est moins onéreuse et permet de mobiliser  en même lieu tous les acteurs de la santé de la mère et de l’enfant. Aussi, permet-il aux congressistes de repartir avec des connaissances plus approfondies indépendamment de leurs spécialités, a vanté le président de la Sogoc, tout en invitant les autres sociétés savantes à s’inspirer de cet exemple. Ce congrès a été précédé d’une vaste campagne de dépistage gratuit des cancers du col de l’utérus et des seins. Le prochain congrès aura lieu dans deux ans.

Blanchard BIHEL 

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