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Santé : croisade contre les maladies cardio-métaboliques

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Douala abrite depuis le 19 octobre 2021 et ce jusqu’au 23 octobre prochain, les premières Journées scientifiques et médicales organisées par l’Université de Douala, l’Université Jean Monnet de Saint Etienne, avec l’appui de la Communauté urbaine de Douala.

Depuis 2009, l’Organisation mondiale de la santé classe les maladies cardiovasculaires comme étant la première cause de mortalité et de morbidité dans le monde. Devant le Sida et le paludisme. « Ces maladies sévissent encore plus en milieu professionnel parce qu’il y a  beaucoup d’autres facteurs de comorbidités et de paramètres socioprofessionnels qui peuvent influencer sur ces maladies», indique le Pr Samuel Mandeng, président du comité scientifique des premières Journées scientifiques et médicales de Douala, (JSM). D’où le thème de ces Jsmd : « Impact socio-professionnel des maladies cardio-métaboliques, apport des nouvelles technologies dans le contrôle et la prévention».

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L’ouverture par le recteur de l’Université de Douala a eu lieu mardi, 19 octobre 2021. L’accent, au cours de ces cinq jours de travaux, du 19 au 23 octobre prochain, sera ainsi mis sur les maladies cardio-métaboliques qui ne sont pas encore très connues du public. « Lorsqu’on parle des maladies cardio-métaboliques, cela signifie qu’on veut mettre l’accent directement sur la cause des maladies cardiovasculaires. Qui ont souvent plusieurs origines. Ici, il s’agit du trouble du métabolisme. Le métabolisme étant la façon dont l’organisme transforme et stocke tout ce que nous consommons. Vous avez par exemple le trouble de ce que nous appelons la gestion de la glycémie c’est-à-dire le glucose dans le sang, ce que vous connaissez sous le terme de diabète. Le diabète va impacter sur le cœur et les vaisseaux sanguins ; l’obésité est aussi un trouble du stockage de ce qu’on appelle des graisses. Ces graisses vont au niveau du cœur et des vaisseaux sanguins. Leur impact est inestimable aujourd’hui», alerte l’enseignant de médecine.

Mais, les nouvelles technologies proposent une lueur d’espoir quant à la prise en charge. «Il y a aujourd’hui plusieurs technologies qui permettent de diagnostiquer un peu plus rapidement et de prendre en charge les patients. L’université Jean Monnet de Saint Etienne a mis sur pied un appareil qui permet de détecter certaines de ces pathologies et de les suivre même dans la nuit. Parce que certaines de ces maladies cardiovasculaires entraînent une mort subite pendant la nuit. Cet appareil permet de suivre le fonctionnement du cœur et des vaisseaux  pendant que vous dormez, et peut prédire si vous êtes prédisposez à une attaque cardiaque», rassure Pr Samuel Mandeng.

Organisées par l’Université de Douala et l’Université Jean Monnet de Saint Etienne en France, elles bénéficient du soutien de la mairie de la ville qui souhaite faire de la métropole économique non pas seulement une ville des affaires, mais également une ville de recherche, dixit le maire de la ville, Dr Roger Mbassa Ndinè. Dépistage et consultations gratuites supportés par la mairie de la ville sont également au programme de ces Jsm.

Blanchard BIHEL

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