À l’occasion de la 33ᵉ édition de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, les professionnels des médias réunis au sein du Syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun (Synajic) ont organisé, samedi 2 mai à Douala, un séminaire-atelier placé sous le thème : « Façonner un avenir en paix ».
Cet atelier a rassemblé plusieurs acteurs du paysage médiatique autour des enjeux liés à la responsabilité sociale du journaliste. Animée par le Dr Jean Marie Tchatchouang, enseignant de journalisme à l’Université de Douala, et le Pr Louison Essomba, la rencontre a mis en lumière les défis éthiques auxquels fait face la profession dans un contexte marqué par la montée de la désinformation.
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Prenant la parole, le Dr Tchatchouang a insisté sur la nécessité pour les journalistes de se réapproprier les fondamentaux du métier. « La déontologie et l’éthique constituent un véritable serpent de mer », a-t-il déclaré, regrettant leur application encore insuffisante dans la pratique quotidienne. Il a invité ses confrères à s’inspirer de la Charte de Munich de 1971, considérée comme une référence majeure en matière de déontologie journalistique. Ce texte, a-t-il rappelé, impose notamment le respect de la vérité, la protection de la vie privée et la lutte contre la désinformation.
De son côté, le Pr Louison Essomba a orienté son intervention sur la protection de l’image des personnalités et des entreprises. Il a exhorté les journalistes à éviter toute atteinte à la dignité humaine et à faire preuve de responsabilité dans le traitement de l’information. Selon lui, les manquements observés dans le respect des règles éthiques s’expliquent en grande partie par un déficit de formation. « Les journalistes ne sont pas suffisamment formés », a-t-il affirmé.
Au terme des échanges, les participants ont été appelés à redoubler de rigueur professionnelle afin de contribuer à un environnement médiatique plus crédible et à la consolidation de la paix sociale.
Blanchard BIHEL






