La discussion portant sur la femme camerounaise en politique a fait courir les jeunes filles et femmes, au stand de la Grande Bretagne, ce vendredi 19 juin 2026.
Honorable Marie-Solange Djabou, honorable Cécilia Dione Njumbe, la sénatrice Elizabeth Regina Mundi. Trois femmes de poigne qui impactent l’environnement politique au Cameroun. Ce panel riche n’a pas eu besoin de ramdam médiatique pour attirer les femmes et beaucoup de jeunes filles dans le stand de la Grande Bretagne à Promote, ce vendredi 19 juin 2026 au Palais des Congrès. Malgré une salle pleine à craquer, un tantinet surchauffé, elles sont toutes restées, avec une poignée d’hommes. C’est que l’objet de la discussion initiée par le Haut Commissariat de Grande Bretagne était fort de sens et d’actualité : la place de la femme en politique.
Cette problématique « n’est pas un problème du Cameroun ni de la politique. C’est un problème global. La femme est sous représentée. Ma bosse c’est la ministre des Affaires étrangères et vous l’avez compris, c’est une femme. Et elle est intéressée par l’implication de la femme en politique d’où cette conversation », a souligné le Haut-Commissaire de Grande Bretagne au Cameroun, Matt Woods.

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Être en politique pour une femme c’est avoir le cœur solide, être stoïque, comme l’ont racontées les panélistes. La député Marie-Solange Djabou confesse que « la politique est un terrain glissant. Un monde plein d’attaques, d’insultes, où des inconnus dissèquent votre vie et celle de vos familles. On vous attribue à tort des choses. Toutes ces attaques m’ont poussées à un moment à vouloir tout abandonner, parce que la femme est par essence fragile. Mais ce qui m’a fait tenir bon c’est chaque réussite réalisée ». De plus, « le Chef de l’Etat a développé une politique centrée sur les femmes. Nous les femmes avons aujourd’hui plus d’atouts sur le terrain ». La parlementaire évoque notamment l’obligation faite aux partis politiques de veiller au respect de la question genre sur les listes électorales.
Dans son story telling, l’honorable Cécilia Dione Njumbe député du Sud-Ouest invite les femmes à se lancer en politique, en connaissance de cause et en armant son moral. Parce que les peaux de bananes jonchent le parcours et face à ça, « j’ai développé un courage, avec pour principe que ce qu’un homme peut faire, une femme le peut aussi. Il vous faut aussi être très sociable, ne pas sous-estimer une quelconque franche de la population, parce que ce sont de potentiels électeurs. Ne méprisez personne. J’ai cette facilité avec les gens certainement parce que je suis enseignante de profession ».

La Sénatrice Elizabeth Regina Mundi est entrée en politique 1972. Une époque où la société n’était pas prête à accepter cette évolution. C’est donc peu que de dire qu’elle a avalé des couleuvres. Elle a payé le prix de son engagement en politique, mais elle n’a jamais baissé les bras. « Il faut avoir de la conviction et surtout aimer l’apprentissage, les critiques. J’ai appris et je me mets à jour régulièrement parce que la politique d’hier n’est pas la même aujourd’hui. J’ai appris à utiliser une machine, les règles de chaque élection, quelle information savoir…je lis et j’apprends tous les jours », a ponctué la sénatrice. Les intervenantes ont également conseillé de commun accord aux femmes d’avoir un mentor qui les suit, qui est présent pour elles. La politique c’est un concours de patience, d’apprentissage. On tombe on se relève comme dans chaque métier.
Valgadine TONGA






