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Fécafoot : Infantino et Fatma Samoura en mode maffia

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Informée de l’annulation de l’Ag élective ayant conduit Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fédération camerounaise de football en décembre 2018, la secrétaire générale de la Fédération internationale de football association donne le feu vert à l’exécutif déchu d’assurer la

Informée de l’annulation de l’Ag élective ayant conduit Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fédération camerounaise de football en décembre 2018, la secrétaire générale de la Fédération internationale de football association donne le feu vert à l’exécutif déchu d’assurer la continuité des affaires courantes et celles liées à la finalisation du processus d’adoption des statuts et textes règlementaires requis à l’organisation de nouvelles élections. 

Fin de course pour les imposteurs ! Par ici la sortie ! On attendait cette sentence du Tas avec beaucoup d’impatience ! On l’annonçait comme un Tsunami qui devait dynamiter le Comité exécutif de la Fécafoot que conduit depuis le 12 décembre 2018, Seidou Mbombo Njoya. Taxé de « falsus procurator », l’équipe installée à Tsinga était promue à une fin avec fracas. Elle est finalement tombée le 15 janvier au soir, à la veille du coup d’envoi de la 6e édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) que le Cameroun accueille jusqu’au 07 février prochain.

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Le Tribunal arbitral du sport a en effet annulé l’élection du fils du Noun et de son Comex. L’instance juridictionnelle basée à Lausanne que l’on assimile à la Cour suprême en matière du droit du sport dans le monde, a jugé recevable l’appel du club de l’As Olympique de Meiganga, qui l’avait saisi afin de demander l’annulation de l’ensemble des résolutions de l’Assemblée générale élective ayant installé le fils du Sultan des Bamouns à la tête de la Fécafoot.

Ce club amateur avait en effet évoqué des actes de corruption, lors d’une assemblée générale destinée à valider des textes de l’instance, deux mois avant l’élection. Comme pour aller jusqu’au bout de sa démarche, As Meiganga avait également accusé le comité de normalisation, qui gérait la Fécafoot depuis l’invalidation – déjà – de l’élection de Tombi A Roko en 2017, d’avoir enfreint certaines dispositions des statuts de 2009. Après examen et débats autour de la plainte, le Tas a finalement tranché en faveur de la partie demanderesse. En conséquence, Seidou Mbombo Njoya, ainsi que son comité exécutif, sont dans l’obligation de libérer le plancher.

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Pas de Comité de normalisation

Seul hic, contrairement aux précédentes sentences qui exigeaient ipso facto le départ de l’exécutif déchu, Mbombo Njoya et Cie vont rester en place jusqu’à l’organisation des prochaines élections en novembre 2022. D’ailleurs, quelques heures après la tombée de cette décision coupe-gorge, le secrétaire général de la Fécafoot, Benjamin Didier Banlock, a saisi par voie de courrier, la Fédération internationale de football association (Fifa) pour la mettre au parfum de la situation. Et en réponse, l’instance mondiale n’a pas trouvé urgent de nommer un autre comité de normalisation à Tsinga comme elle en a pris l’habitude ces six dernières années. Zurich a donc décidé de maintenir les organes exécutifs déchus en place, mais avec un statut différent. Ils agiront désormais comme des intérimaires.

C’est du moins ce qui transpire de la correspondance de la Secrétaire générale de la Fifa, Fatma Samoura, adressée le 16 janvier, au Sg par intérim de la Fécafoot. « Le mandat exceptionnel ainsi accordé aux organes actuellement en place sera strictement encadré par la Fifa. Il sera limité aux tâches permettant d’assurer la continuité des affaires courantes et celles liées à la finalisation à brève échéance du processus d’adoption des statuts et textes règlementaires requis à l’organisation de nouvelles élections», précise le patron de l’administration à la Fifa. Une façon de dire que l’avenir du football camerounais ne tient qu’au bout de la baguette de Gianni Infantino.

Daniel NDING

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