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Droits d’auteur au Cameroun : des acteurs exigent l’arrêt du recouvrement spécial pour détournement de fonds

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Le Synamurca et The Music Club demandent qu’un audit de cette opération de recouvrement spécial des arriérés des droits d’auteurs soit effectuée, après la disparition de 179millions Fcfa. Cette demande a été faite jeudi, 27 janvier 2022 à Douala au cours de la conférence publique qu’ils ont organisée.

Cela fait un an qu’elle est en cours. L’opération de recouvrement spécial des arriérés de la redevance due au titre du droit d’auteur et des droits voisins pour la période 2005-2017. Cette opération a été confiée à la Commission de contrôle des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins (CCOGC) après la signature d’un protocole d’accord entre cette structure logée au sein du ministère des Arts et de la Culture et les organismes de gestion collective (Ogc) des droits d’auteur. Parmi ces Ogc, la Cameroon Music Corporation (CMC), la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), la Société civile des arts audiovisuels et photographiques (Scaap) et la Société camerounaise de droit d’auteur, des arts plastiques et graphiques (Socadap).

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Lancée en décembre 2020, l’opération a été prorogée et va se poursuivre jusqu’à décembre 2022. Elle devrait permettre de recouvrer près de 2 milliards Fcfa auprès d’une vingtaine d’entreprises qui avaient suspendu tout versement en raison des récurrentes querelles de leadership et des procès ayant émaillé la vie de ces organismes au cours de cette période. Seulement, un an après son déploiement, plusieurs voix au sein de la famille des artistes émettent des réserves dans la mise en œuvre de cette opération. Il s’agit notamment du Syndicat national des acteurs des musiques urbaines du Cameroun, (Synamurca) et The Music Club. Qui demandent un arrêt de cette opération afin qu’une évaluation à mi-parcours soit faite.

Conférence publique organisée The Music Club et le Synamurca à Douala.

Ils l’ont fait savoir jeudi, 27 janvier 2022 au cours de la conférence publique organisée à l’espace culturel Bolongi à Douala. « Nous demandons qu’on marque une pose à cette opération et qu’on mène  au préalable un audit de ce compte», recommande Ngatsimi Betayene, secrétaire général du Synamurca. « La conférence d’aujourd’hui a une mission particulière, c’est d’interpeller les gens sur le fait que tout doit être clair et bien fait. Nous pensons que nous les syndicats, le Minac, les artistes concernés par les recouvrements doivent prendre leurs responsabilités. J’attire l’attention de mes frères artistes qui sont couchés chez eux et qui pensent que c’est l’affaire des autres de se lever. Il y a beaucoup d’argent en jeu», exhorte Tony Nobody, vice-président du Synamurca.

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Que disent les chiffres ? De janvier 2021 à décembre 2021, martèle Ngatsimi Betayene, 374 millions de Fcfa ont été perçus. «Au 31 janvier 2021, il restait 195 millions Fcfa. Faites la différence et dites-nous à quoi ont servi les fonds utilisés. Ils n’ont pas servi aux descentes.» Administrateur délégué général à The Music Club, Houajié Nkouonkam poursuit : «Ce que nous demandons, c’est tout simplement l’arrêt et l’évaluation de cette procédure afin d’avoir des recommandations qui nous permettent de remettre cette l’opération sur les rails. Et si nous nous trompons sur notre alerte, nous ne manquerons pas de le reconnaître. Mais pour le moment, d’après les informations que nous avons, il y a un peu de désordre dans cette opération et personne ne nous démentirait.  Le dire, ce n’est pas chercher des noises à quiconque. Au contraire, c’est donner une chance à la gestion collective de changer

Depuis plus de deux décennies, le recouvrement des créances du droit d’auteur est un véritable serpent de mer qui provoque des éternels remous et grincements de dents au sein de la famille des artistes. Surtout que les artistes dans leur immense majorité ne semblent ne pas être concernés. Pour preuve, la rencontre de jeudi comptait encore plus de médias que d’artistes.

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Blanchard BIHEL 

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