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Cryptomonnaie en zone Cemac : Abbas Mahamat Tolli, le rebelle

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Alors que le président du Conseil d’administration de la banque centrale milite pour la souveraineté monétaire, le Gouverneur de la BEAC rassure la France sur le statut quo du FCFA dans ses anciennes colonies.

Au pays de la ‘‘danse bafia’’, la BEAC est reine. La Banque des Etats de l’Afrique Centrale donnait il y a un mois, des signes qu’elle est favorable à la souveraineté monétaire en Afrique centrale. Réuni en session extraordinaire autour de la monnaie numérique dans la zone Cemac, le 20 juillet 2022 à Douala, le Conseil d’administration avait «accueilli favorable l’expression par la République centrafricaine de son attachement à la monnaie unique et au respect des statuts de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, des textes régissant l’Union monétaire et de ses engagements communautaires. Le Conseil d’administration a également pris bonne note de la sollicitation, par la République centrafricaine, de l’assistance de la BEAC et des instances compétentes de la Communauté pour l’élaboration d’un cadre normatif régissant les cryptoactifs dans la Cemac», indiquait le communiqué de presse du Conseil signé de son président, Hervé Ndoba. La BEAC avait alors reçu instruction de «poursuivre les actions en faveur de l’inclusion financière et de la modernisation de ses infrastructures ainsi que la réflexion visant à créer une monnaie numérique de banque centrale.»

Lire aussi :Beac : guerre froide entre Hervé Ndoba et Abbas Mahamat Tolli 

Cette sortie avait rassuré les souscripteurs des cryptomonnaies comme le Limocoin de la plateforme Liyeplimal. Qui savaient qu’avec un encadrement juridique de la finance décentralisée, le Limocoin du Camerounais Emile Parfait Simb, pourra à nouveau avoir des partenariats bancaires chez qui les adhérents feront leurs transactions, comme par le passé. Pour arriver à cette autonomie monétaire, il ne faudra pas compter sur la BEAC, du moins, sur son Gouverneur Abbas Mahamat Tolli.

Lire aussi :Cryptomonnaie : la Beac félicite l’initiative Sango de la RCA 

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Abbas Mahamat Tolli dément toute intention pour l’Afrique centrale de se défaire de la monnaie coloniale. «Il n’y a qu’une seule monnaie dans la zone, le franc CFA, et il n’a pas encore de forme virtuelle. Pour nous, les cryptomonnaies n’ont pas de vocation transactionnelle. D’ailleurs, la Cobac [Commission bancaire de l’Afrique centrale] a interdit aux établissements de crédit et aux sociétés de paiement ainsi qu’à leurs partenaires et aux bureaux de change de souscrire ou de détenir, pour leur propre compte ou pour le compte de tiers, de la cryptomonnaie», martèle le Gouverneur. Qui rassure également la ‘‘mère-patrie’’ de ce que : «Il n’y a qu’une monnaie, c’est le franc CFA».

Lire aussi :Emile Parfait Simb : l’obsession de sortir l’Afrique de l’enclavement financier 

A côté de Liyeplimal, Binance qui multiplie les campagnes de séduction au Cameroun est ainsi menacée. Pour le panafricaniste et homme politique camerounais Banda Kani, «le Sango bouscule le statut quo dans l’union monétaire de l’Afrique centrale. Mais vous devez comprendre que le Gouverneur de la BEAC n’est pas le vis-à-vis du Président Touadéra. Il est un petit employé des Chefs d’Etat. La position du Gouverneur est purement administrative. Il ne comprend pas que les cryptomonnaies n’ont pas de Banque centrale. Il ne comprend pas la cryptomonnaie parce qu’il n’a aucun outil. C’est pour cela qu’il se rabat sur le cadre administratif.» Il faut se rendre à l’évidence, «la cryptomonnaie marche déjà. Le Gouverneur a quel moyen de l’arrêter ? La cryptomonnaie est irréversible. Maintenant il faudrait s’assurer que les Etats africains maîtrisent tous les enjeux technologies, techniques, géopolitiques, transactionnelles au niveau mondial.» C’est également le plaidoyer du Pdg de Global Investment Trading et de Simb Group. Qui demande depuis quelques années que la Cosumaf mette sur pied un cadre juridique afin de prévenir toute éventuelle escroquerie et de saisir le côté positif de la cryptomonnaie. Comme l’explique Emile Parfait Simb : «La France a donné des licences à certaines entreprises pour développer les crypto-monnaies dans leur territoire. Est-ce à dire que la France souhaite la mort de l’Euro ? Elle perçoit même 30% d’impôts sur les revenus issu des cryptomonnaies

Valgadine TONGA

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