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Côte d’Ivoire/ Delphine Yoboue : «Il faut reconnaître la maturité du Fitha»

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Artiste comédienne, metteur en scène, Delphine Yoboue est également la directrice du Festival international du théâtre d’Abidjan, Fitha. La 10ème édition se tient du 18 au 26  novembre 2022. C’est d’ailleurs dans le cadre de la préparation du Fitha qu’elle a effectué une séance de travail ce jeudi 3 novembre 2022, avec son partenaire l’Institut français de Côte d’Ivoire. Dans cet entretien accordé à La Voix Du Koat, Delphine Yoboue fait une rétrospective des neuf dernières éditions.

LVDK : Parlez-nous du Festival international du théâtre d’Abidjan, Fitha ?

Le Fitha est un festival de théâtre, qui au fil des années, a eu des branches : le conte, le théâtre, la danse. Nous réunissons au moins une dizaine de pays avec leurs différents produits, c’est-à-dire des pièces de théâtre, de danse, de conte, et nous arrivons à vendre ces spectacles à d’autres festivals, puisque c’est le but. Quand nous créons, c’est pour vendre. Pendant le festival, les directeurs de festival à travers le monde sont présents, ils regardent les prestations des différentes compagnies, ils discutent avec celles qui les ont captivées et ils achètent à leur tour ces spectacles.

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LVDK : 2022 marque l’acte 10 du festival. Comment a été le parcours jusqu’ici ?

C’est un parcours pas possible. Ce n’est pas facile d’organiser un festival, surtout en Afrique. Non seulement ça peut te bouffer ta carrière, parce que tu veux mettre quelque chose en place. Chaque année il faut sélectionner les compagnies, chercher les moyens de financement pour déplacer les artistes… Et en tant que femme, ça a été doublement difficile. Il y a des fois ou je me retrouve en train de pleurer, quand un partenaire me lâche par exemple à la dernière minute. Mais j’ai toujours tenu à cause de l’amour, de la passion pour la culture et les arts. Il faut s’armer de beaucoup de courage et de persévérance.

LVDK : Quels sont les défis de cette 10ème édition ?

Cette édition, je l’ai appelée édition de la maturité, parce que quand tu mets un enfant au monde, qu’il apprend à s’asseoir, à marcher, à parler, qui grandit tout doucement jusqu’à atteindre 10 ans, il faut l’apprécier. Tout n’est pas parfait, mais il faut reconnaître cette maturité. Le défi pour moi c’est d’être arrivée à une 10ème édition. Le Fitha a permis jusqu’ici à beaucoup de compagnies d’évoluer. Nous nous battons pour qu’il y ait des directeurs de festival au Fitha, afin que les spectacles des compagnies soient achetés. Beaucoup de projets également naissent au Fitha.

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LVDK : Des innovations pour cette édition ?

Chaque année nous avons les ateliers de formation. Mais cette année, nous avons des grosses têtes qui viendront épauler l’organisation à travers des ateliers. Ces personnalités qui, après 10 ans, ont compris qu’il y a de quoi faire confiance à l’évènement. Les formations porteront notamment sur les mécanismes de financement des compagnies de danses et autres, la gérance des associations. Ce sont des notions qui manquent à beaucoup de groupes. Notre objectif est que les compagnies soient vraiment indépendantes.

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Vous savez, on a des éditions ou ça va, et d’autres où les sponsors ne viennent pas. Mais on ne peut pas arrêter pour ce motif. Le manque de partenaires ne peut pas nous freiner. Il faut savoir que le Fitha veut œuvrer à l’instauration d’une libre circulation des artistes et de leurs œuvres ; contribuer à la diffusion du théâtre africain ; favoriser la rencontre et le travail en commun des jeunes créateurs ; favoriser une dynamique de rencontres et d’échanges permanents entre les professionnels du spectacle vivant, par le théâtre, au changement des comportements des hommes, dans la perspective d’un développement culturel durable ; contribuer au renforcement de capacités des gens du théâtre…

LVDK : Quelles sont les perspectives du Fitha ?

Nous allons grandir. Le théâtre englobe tout, c’est pour cela que pour l’édition 2023, nous allons innover avec la musique. Les artistes musiciens seront ainsi programmés sur le festival.

Entretien avec Valgadine TONGA

 

 

 

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