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Chanson française : quel ô mage ! 

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Spectacle Hommage à la chanson française.

Visualiser Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Edith Piaf, Johnny Halliday, Michel Torr…dans le corps de Armand Biyag, Teckyla Jones, Share’On, Henri Njoh… Exercice excitant. L’hommage à la chanson française ce 14 juillet à l’Institut français du Cameroun, antenne de Douala, était au-delà des espérances.   

Douceur, puissance, fragilité, élégance. Armand Biyag n’a pas lésiné sur tous ces charmes de sa tessiture vocale. Avec ses nuances maîtrisées avec maestria, les ‘‘Cent ans’’ de Francis Cabrel ont subi une exaltante cure de jouvence.  Cabrel lui-même se jetterait à ses pieds. Et que dire de ‘‘Pas Toi’’ de l’immense auteur-compositeur-interprète Jean Jacques Goldman ? Pas évident de ne pas penser qu’à lui après cette prestation. Nuances, encore des nuances tellement bien écrites dans la voix d’Armand Biyag. Une pureté exaltée par des musiciens bien assis.

Armand Biyag, Teckyla Jones, Share’On, Henri Njoh... Exercice excitant. L’hommage à la chanson française ce 14 juillet à l’Institut français

Armand Biyag, magistral!

 

Roméo Minkoulou et Cédric Batoum aux claviers, Simplice Kengne à la guitare, Darry Kuika à la basse, Castro Epanya à la batterie, Mathilde Ngo Hiag aux chœurs assurent à eux seuls un show respectable.  C’est tellement facile pour la rockeuse Teckyla Jones de groover sur ‘‘Toute la musique que j’aime’’ de Johnny Halliday. Reprendre du Johnny sans se casser la voix, il faut le faire. Et Teckyla a relevé le défi sans ménagement. Elle a du coffre. Elle en jette, et avec une telle aisance qui  suscite admiration et acclamations dans la salle. Et quand, comme Edith Piaf elle clame ‘‘Je ne regrette rien’’, la salle est conquise.

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De la maturité de sa voix rassurante, le vieux briscard Henri Njoh reprend ‘‘Le plus vieux tango du monde’’ de Tino Rossi. ‘‘Les vieux mariés’’ de Michel Sardou trouvent également leur compte. Après être ‘‘Pas bien dans sa vie’’ de Michèle Tor, Lydol crée la surprise en servant à sa sauce ‘‘Siffler sur la colline’’. Du bikutsi sur du Joe Dassin. Il n’y avait qu’elle pour y penser et émerveiller le public. C’est dans une douceur maîtrisée que Share’On et Nicole Mara ont replongé les mélomanes respectivement dans ‘‘Tu trouveras’’ de Natasha St Pier, ‘‘Mon mec à moi’’ de Patricia Kaas ; et ‘‘La solitude’’ de Sylvie Vartan, ‘‘Amstrong’’ de Claude Nougaro. Tenor a scellé la soirée ‘‘En chantant’’ de Michel Sardou et ‘‘Belle belle belle’’ de Claude François.

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Consul général de France à Douala, Stéphane Catta s’est réjoui de «ces chansons qui rappellent les générations passées et qui sont retransmises aux plus jeunes.» En rappel, ce spectacle s’inscrivait dans la perspective de la célébration de la Fête nationale de la République de France. Une date considérée comme le plus beau et le plus grand jour par les Français. A l’Institut français du Cameroun, antenne de Douala, la commémoration de cette journée a été tout en chanson ce 14 juillet 2021. Vivement l’édition 2022 !

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Valgadine TONGA    

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