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Affaire Mida : le Sdf demande le limogeage des autorités complices

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C’est la substance d’un communiqué rendu public ce mardi, 24 avril 2018 par Emmanuel Ntonga. Le Président régional du Social democratic front(Sdf) pour le Centre estime que les autorités officielles et les forces de l’ordre ont fait preuve de complaisance en participant aux activités d’une structure déclarée illégale et en refusant d’agir au moment opportun.

 Le Président régional du Social democratic front(Sdf) pour le Centre estime que les autorités officielles et les forces de l'ordre ont fait preuve de complaisance en participant aux activités d'une structure
Cantine d’argent retrouvée au siège de Mida.

Le Sdf (Centre) fait une évaluation, sans fard, de l’affaire Mida, dont la décision de la suspension de la structure jugée clandestine a été annoncée le 21 avril 2018 par le porte-parole du gouvernement camerounais. La principale formation politique de l’opposition rappelle, de prime abord, les griefs formulés par le préfet du Mfoundi, Jean-Claude Tsila, à l’endroit du promoteur de la Mida et de ses collatéraux: «escroquerie, corruption de la jeunesse, sectarisme».

A cause de ces critiques faites à cette organisation, relève E. Ntonga, «la suspension a créé l’affaire Mida causant le désarroi du promoteur et, surtout, une impasse de milliers de compatriotes jeunes résidant dans la région du Centre». Le responsable régional du Sdf pour le Centre ajoute, d’ailleurs, que la décision du gouvernement de suspendre la Mida «a conduit à des manifestations de protestation au quartier Ahala siège de la Mida entraînant des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre». Cet état de choses incite le Sdf (Centre) à faire des constats liés à la naissance, à la localisation et à l’ensemble des composantes sociales souscriptrices de la Mida. Des failles des autorités administratives et des forces de l’ordre  sont, dans la même veine, relevées tant le Sdf estime qu’elles ont fait preuve de complaisance et de mansuétude en laissant cette structure exercer dans la clandestinité durant au moins 7 mois. Pire encore, illustre Ntonga, «à la date du 31 mars 2018, la Mida a distribué des fonds et remis des parchemins aux récipiendaires en présence du représentant du préfet du Mfoundi en la personne de son adjoint, du sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 3ème, de plusieurs personnalités et des forces de l’ordre». Le Sdf va même jusqu’à indexer les organes audiovisuels locaux et, singulièrement, la Crtv comme des structures médiatiques ayant fait la promotion de cette organisation clandestine exhortant les concitoyens à souscrire à la 7ème vague, objet de  controverse ces derniers jours.

Le ministre de la Communication (Micom) a suspendu, ce samedi, les activités de la Mission d'intégration et développement pour l'Afrique, Mida. C'est le corollaire de l'intérêt accru pour le gain facile. Dépenser 12500 Fcfa à l'entrée et percevoir 60000 Fcfa à la sortie de la formation; 125000 Fcfa et obtenir, curieusement 600000 Fcfa après un mois ressemble à la construction d'une illusion dans une odyssée, où tout est rose sans scrupule. Dire que 8000 personnes
Promoteur de la Mida

Au regard de ces faits éloquents, le Sdf (Centre) exige: «une clarification exhaustive de la situation de cette structure localisée dans la région du Centre, arrondissement de Yaoundé 3ème, la libération immédiate et sans condition des souscripteurs interpellés tout simplement parce qu’ils réclament leurs droits, le paiement des sommes dues à ces derniers, ainsi que les dividendes y afférentes comme l’a dit le gouvernement à la différence qu’il ne s’agit pas de la magnanimité du président de la république, mais des fonds retrouvés dans les locaux de la Mida». Sans aucunement condamner les promoteurs de la structure accusée notamment de «sectarisme», E.Ntonga demande «le limogeage ou la démission des autorités administratives et des forces de sécurité publique ayant agi avec complaisance.» Il conseille aux jeunes de «faire preuve de vigilance et de ne pas céder aux sirènes de la facilité». La brèche juridique n’est pas aussi si jamais le pouvoir en place continue d’abuser des jeunes dans l’affaire Mida.

Serge Aimé BIKOI

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