Lancé depuis plusieurs décennies, le projet Planteur villageois initié par la Socapalm, permet non seulement aux travailleurs d’avoir un rendement conséquent, mais favorise aussi une agro-industrie inclusive et durable.
Sa Majesté Kaane Benjamin Mbahe est planteur à Koukoué, dans la commune d’Edéa. Il vit de ses plantations de palmier à huile. Depuis 15 ans, il a vu ses rendements être boostés suite à un appui particulier et annuel de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm). Il s’agit du projet Planteur Villageois (PV). L’objectif est d’accompagner les planteurs partenaires de la Socapalm, pour améliorer leurs rendements, grâce aux bonnes pratiques agricoles ; désenclaver les plantations en entretenant les routes d’accès pour faciliter l’évacuation des productions ; appuyer les encadreurs sur le terrain. Chaque année, les planteurs font une demande et reçoivent des engins pour l’entretien des routes.
Lire aussi : Plantations villageoises : la Socapalm face au défi stratégique de la production rurale
Ingénieur expert du palmier à huile, Jean-Pierre Batta parle d’un projet qui dure déjà depuis 49 ans : « C’est depuis 1977 que ce projet a été lancé. Le but étant d’accompagner nos partenaires qui sont les planteurs et améliorer leur rendement à travers les bonnes pratiques agricoles, d’améliorer les incertitudes de base qui leur permettent d’avoir accès à leur plantation et évacuer facilement les productions ».
Restructuré après la privatisation de 2000, le projet PV est le dispositif central d’intégration des producteurs ruraux dans la chaîne de valeur. Elle est implémentée à travers un appui multiforme alliant la formation aux bonnes pratiques agricoles. « J’ai l’appui des encadreurs, ce qui multiplie ma production. De plus, la Socapalm nous accompagne dans l’entretien des routes. Chaque année nous faites une demande, la Socapalm nous répond toujours favorablement et nous envoie les engins. Cette route que vous voyez est l’œuvre de la Socapalm. Nous gagnons beaucoup dans le projet PV », confirme Sa Majesté Kaane Benjamin Mbahe.
Eric Keki Nhiomog est représentant de Socapalm sur le terrain. Il « apporte l’expertise nécessaire aux planteurs pour un bon suivi et une meilleure production de leur part, en vue d’un meilleur gain. Par exemple : les travaux d’entretien, l’épandage d’engrais, l’entretien des routes, la récolte, le transport des régimes jusqu’à l’usine. Il y a aussi la phase administrative. » Si les planteurs trouvent leur compte, l’agro-industrie est loin d’être perdante, comme l’indique Jean Pierre Batta : « Il faut se le dire clairement, le projet PV intensifie la production des planteurs, ce qui alimente nos usines. Ceci nous permet d’améliorer la production en huile. Vous savez que le gouvernement est en train de mener un combat pour améliorer l’offre locale et réduire les importations d’huile. La Socapalm est l’un des acteurs de premier plan et le réseau des partenaires privés que sont les planteurs nous accompagne dans ce processus. » Il s’agit donc pour la Socapalm de bâtir une agro-industrie à la fois solide, mais durable et inclusive. Le projet PV est également l’un des beaux visages de la responsabilité sociétale développée par l’entreprise.
Valgadine TONGA






