- Advertisement -spot_img
AccueilA La UneSécurité maritime au Cameroun : une nouvelle forteresse du BIR pour verrouiller...

Sécurité maritime au Cameroun : une nouvelle forteresse du BIR pour verrouiller la façade maritime

- Advertisement -spot_img

Projection, dissuasion et protection. En inaugurant la nouvelle base du BIR, ce jeudi 2 juillet 2026 à Douala, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense a mis en service un maillon stratégique destiné à renforcer la posture opérationnelle des Forces de défense sur la façade maritime et à sécuriser les intérêts vitaux de la Nation.

 

Sous un soleil des saisons de pluie, le nouveau camp du Bataillon d’intervention rapide s’ouvre officiellement au Port autonome de Douala-Bonabéri. Au centre de la place d’armes, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense préside la cérémonie de ce jeudi 2 décembre 2026. Autour de lui prennent place les plus hautes autorités militaires, le gouverneur du Littoral, les autoritaires judiciaires, administratives, traditionnelles et religieuses, les élus locaux ainsi que le Directeur général du Port autonome de Douala. Dans cette mobilisation institutionnelle se lit un même objectif : consolider le bouclier sécuritaire du principal pôle économique du Cameroun.

Avant la coupure du ruban, les allocutions donnent le ton. Le maire de Douala rappelle que « la capitale économique concentre les principaux enjeux industriels, financiers et portuaires du pays. » Le Directeur général du Port autonome quant à lui, présente la nouvelle base comme le fruit d’un partenariat stratégique entre l’État et le Port afin de garantir la sûreté des installations et la confiance des opérateurs économiques. « L’action du BIR, marquée par la vigilance, la réactivité et la dissuasion, a contribué de manière significative à restaurer la confiance des opérateurs et à stabiliser l’environnement sécuritaire du port », affirme Cyrus Ngo’o. Entre ces interventions, les rythmes d’un intermède traditionnel Sawa rappellent que la République célèbre aussi ses symboles.

Mais pour comprendre la portée de cette infrastructure, il faut remonter le temps. Depuis le règlement du différend de Bakassi, les menaces se sont déplacées vers le Golfe de Guinée. Piraterie maritime, trafics illicites, enlèvements de marins et attaques contre les intérêts économiques ont conduit l’État à adapter son dispositif militaire. Le Coordonnateur général du BIR revient sur cette évolution. Dans une allocution aux allures militaires, le Général de brigade, Coordonnateur général du Bataillon d’intervention rapide, évoque les attaques contre les positions militaires, le braquage d’Ecobank Bonabéri et les contraintes opérationnelles de l’ancienne base, devenue inadaptée aux exigences d’une intervention permanente en mer.

Lire aussi :Promote 2026 : le ministre Joseph Béti Assomo visite le site spécial du Mindef   

Cette lecture historique éclaire le présent. Implantée au cœur du complexe portuaire, la nouvelle base regroupe désormais unités opérationnelles, ateliers techniques et soutien logistique afin de garantir une capacité de projection vingt-24h/24 au profit de la sécurité maritime nationale.

Prise d’armes et projection

Moment solennel de la cérémonie, le ministre Jospeh Beti Assomo élève le commandant de la 2ᵉ Région militaire interarmées à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national de la Valeur, saluant une carrière placée sous le signe du mérite et du service à la Nation. Dans son allocution, le membre du gouvernement inscrit cette réalisation dans la volonté du Chef de l’État de moderniser durablement les Forces de défense. Il rappelle que le BIR constitue aujourd’hui l’un des principaux remparts contre les menaces asymétriques, la criminalité transnationale et l’insécurité maritime. « Les infrastructures ne valent que par la qualité des hommes appelés à les utiliser », dixit le Mindef, invitant les personnels à faire de cette base un outil de souveraineté et de protection des intérêts stratégiques du Cameroun.

La visite guidée des installations, le dévoilement de la stèle commémorative, la signature du livre d’or puis le dîner officiel viennent sceller l’entrée en service de cette infrastructure. En refermant cette séquence, le ministre adresse une ultime consigne : « Entretenir les équipements, renforcer la vigilance citoyenne et préserver la coopération entre forces de défense, opérateurs économiques et populations. » Plus qu’une inauguration, Douala vient d’ajouter une nouvelle ligne de défense à son dispositif de sécurité maritime.

Cheikh Malcolm EPANDA

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Restez Connectés
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Coup De Cœur
- Advertisement -spot_img

LAISSEZ UNE REPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Similaires
- Advertisement -spot_img