La cérémonie de lancement de l’opérationnalisation du cahier de charges État du Cameroun/Opalm se tient les 8 et 9 avril 2026 dans le Moungo et le Nyong-et-Kelle, en présence du ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MinMidt) et du ministre du Commerce (MinCommerce).
Construction d’une nouvelle huilerie à Lengué dans le Moungo, renforcement des capacités à Eséka, dans le Nyong-et-Kéllé, à travers une nouvelle phase d’investissement industriel et d’organisation du site. Voilà ce que prévoie Opalm à la suite de la cérémonie de lancement de l’opérationnalisation du cahier de charges État du Cameroun/Opalm. Ladite cérémonie se tient les 8 (sur le site de Lengué) et 9 avril 2026 (à Eséka) dans le Moungo et le Nyong-et-Kelle. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MinMidt) et le ministre du Commerce (MinCommerce) prendront part à ce grand rendez-vous qui scelle un tournant décisif dans la filière huile de palme au Cameroun.
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C’est le 18 février courant que la cession de la plantation Socapalm-Eséka à Opalm a été acté sous la conduite de l’Etat. Le top management d’Opalm avec à sa tête son président Tarek Daoud a rassuré l’Etat et la Socapalm quant à sa capacité à contribuer au développement de la filière palmier à huile, à l’amélioration de l’approvisionnement industriel, à la valorisation de la production locale et à la création de retombées économiques durables au bénéfice des territoires, des producteurs et de l’économie nationale. D’un montant global de 45 milliards de francs CFA, le programme d’investissement de Opalm prévoit la réalisation de cinq unités industrielles de transformation des noix de palme en huile brute au Cameroun. À pleine capacité, ce programme vise une production annuelle de 108.000 tonnes, avec pour ambition de contribuer à la réduction du déficit structurel en huile de palme, au renforcement de l’offre locale et à la consolidation de la chaîne de valeur nationale.
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L’agro-industrie Opalm se positionne comme un acteur de la première transformation de la chaîne de valeur huile de palme. Son programme d’investissement répond à un enjeu concret : accroître l’offre locale d’huile de palme brute, renforcer la transformation nationale et contribuer à réduire le recours aux importations. Rappelons que le Cameroun importe chaque année entre 150.000 et 200.000 tonnes d’huile de palme, pour une valeur supérieure à 100 milliards de francs CFA. Le programme de Opalm vise ainsi à renforcer la production nationale, à soutenir l’industrie de deuxième transformation et à améliorer l’équilibre de la balance commerciale.
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« Les produits parfois dans les plantations ne sont pas évacués, faute de moyens. Les planteurs n’ont pas assez de moyens pour augmenter leur production et tel que ça a été dit, je crois que Opalm sera d’un appui très important pour les planteurs et ça va permettre à ce que la production du palmier à l’huile soit vraiment atteinte et suffise non seulement aux ménages mais aussi à l’exportation », confirme Emmanuel Ngweha, agriculteur et Président du Syndicat autonome des travailleurs de l’agriculture du Moungo.
Valgadine TONGA






