Grogne : Le Syndicat des médecins du Cameroun relance la grève

0

Le Symec informe tous les médecins du secteur public que la troisième phase de leur grève commence le 12 juin 2017. A partir du 17 juin, ce sera grève illimitée si rien n’est fait.

Selon le mot d’ordre du Syndicat des médecins du Cameroun, la grève s’étalera sur différentes périodes des mois d’avril, mai, juin et juillet 2017.

Le Syndicat des médecins du Cameroun, Symec, appelle à la grève tous les médecins sur toute l’étendue du territoire national dès le 12 juin 2017. Le mot d’ordre du Symec a été signé le 8 juin 2017. Ce mot d’ordre est la troisième phase de la grève des médecins du secteur public, entamée le 17 avril courant. Le communiqué signé par le président du Symec Dr Bassong Pierre informe que l’arrêt de travail aura lieu les 12, 13 et 14 juin 2017. Si les revendications n’obtiennent pas l’écho espéré, la grève illimitée sera lancée le 17 juin 2017. Pour les modalités de la grève, «les rendez-vous et les nouvelles consultations externes seront tous annulés ; les interventions chirurgicales électives (sauf les césariennes) seront suspendues ; la prise en charge des urgences (médicales, chirurgicales, obstétricales et pédiatriques) ; les actes radiologiques et les examens de laboratoires seront tous suspendus sauf pour les malades hospitalisés et ceux présentant les urgences suscitées ; les malades hospitalisés auront droit au suivi habituel ; les services de garde et d’astreintes seront maintenus ; la suspension absolue de signature des certificats médicaux et médico-légaux ; le port de brassard noirs ; craignant pour leur sécurité, les médecins ne travaillant pas aux services d’urgence sont tenus de rester à la maison pour observer la grève».

De tous les griefs soumis à l’attention de l’Etat à l’entame de la grève, les médecins ont sélectionné quatre points : la mise en place dans un délai court d’une assurance maladie de base à la couverture universelle (sans catégorisation et pas au rabais) pour améliorer l’offre en soins et permettre l’accès égale aux soins à tous les Camerounais de toutes les couches sociales ; la revalorisation salariale  des médecins du sous-secteur public et le versement direct des subventions de l’Etat aux médecins du sous-secteur privé sous forme de primes mensuelles ; l’urgence d’une suspension pure et simple des affections des médecins sans salaire ainsi que la mise en place d’une procédure de traitement accélérée des dossiers d’intégration des médecins ; revoir à la hausse l’âge du départ en retraite des médecins en le passant de 55 ans à 65 ans.

Face à ces revendications, le Symec regrette l’attitude du ministère de la Santé publique «qui dissimule son refus de dialogue avec ce corps médical en se réfugiant derrière la pseudo-illégalité du Symec.» Aussi, le syndicat «dénonce et condamne avec la dernière énergie» le ministre Mama Fouda. Qui a fait «des tournées d’hôpitaux pour menacer et intimider les médecins au lieu de dialoguer.» Le Symec condamne les violences faites aux personnels soignants dans le cadre de l’exercice de leur fonction.

Valgadine TONGA

Share.

About Author

Laisser un commentaire